Ces temps-ci on peut dire que je file le parfait bonheur. À
vraie dire ça fait quand même un bout de temps que je travaille là-dessus. Cet
état de sérénité et de paix intérieure qui m’envahit tous les matins se mélange
aux arômes de mon café et m’enivre, un peu comme certaines drogues illicites le
feraient.
Telle une recette, j’ai l’intime conviction que j’ai
finalement rassemblé les bons ingrédients, le mélange semble bon… mais que
manque-t-il, mise à part cette pincée de sodium que je redoute? Sans le sevrage
quotidien, chaque matin m’apparait comme un nouveau départ, une nouvelle vie,
une nouvelle aventure… qui sait?
À la fois, inquiet et même intimidé par cette nouvelle
aventure, je choisis tout de même de la vivre en toute authenticité. Inutile d’essayer
de me forger une nouvelle image d’un nouveau Guy, celle d’un autre ou de nier
celle qui m’est propre depuis belle lurette. Mes amis me connaissent et ont fréquenté
ce personnage volubile et extraverti que je suis. Pas de surprise, cette
sobriété ne changera pas ce côté givré qui m’est si cher.
Affronter cette réalité de front sans me cacher me permet
aussi de vivre cette vulnérabilité dont j’avais oublié toute cette panoplie d’émotions
qui viennent avec. Ce sentir vulnérable c’est ce sentir vivant lorsque ça fait
mal, mais lorsque que ça fait du bien, ça fait du bien jusqu’au bout des
orteils!!!
En choisissant de vivre et d’accepter cette personne
imparfaite que je suis, c’est aussi accepter que les autres me voient sous mon
vrai jour. Je m’assume et par le fait même constate que cette fragilité, cette
vulnérabilité marque aussi le début de ma nouvelle vie celle où je choisis de
vivre à font la joie, la gratitude, la créativité, la compassion, et l’amour.
Pas toujours facile de vivre le parfait bonheur, mais ça en
vaut la peine!








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