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dimanche 5 mai 2013

Le parfait bonheur.


Ces temps-ci on peut dire que je file le parfait bonheur. À vraie dire ça fait quand même un bout de temps que je travaille là-dessus. Cet état de sérénité et de paix intérieure qui m’envahit tous les matins se mélange aux arômes de mon café et m’enivre, un peu comme certaines drogues illicites le feraient.

Telle une recette, j’ai l’intime conviction que j’ai finalement rassemblé les bons ingrédients, le mélange semble bon… mais que manque-t-il, mise à part cette pincée de sodium que je redoute? Sans le sevrage quotidien, chaque matin m’apparait comme un nouveau départ, une nouvelle vie, une nouvelle aventure… qui sait?

À la fois, inquiet et même intimidé par cette nouvelle aventure, je choisis tout de même de la vivre en toute authenticité. Inutile d’essayer de me forger une nouvelle image d’un nouveau Guy, celle d’un autre ou de nier celle qui m’est propre depuis belle lurette. Mes amis me connaissent et ont fréquenté ce personnage volubile et extraverti que je suis. Pas de surprise, cette sobriété ne changera pas ce côté givré qui m’est si cher.

Affronter cette réalité de front sans me cacher me permet aussi de vivre cette vulnérabilité dont j’avais oublié toute cette panoplie d’émotions qui viennent avec. Ce sentir vulnérable c’est ce sentir vivant lorsque ça fait mal, mais lorsque que ça fait du bien, ça fait du bien jusqu’au bout des orteils!!!

En choisissant de vivre et d’accepter cette personne imparfaite que je suis, c’est aussi accepter que les autres me voient sous mon vrai jour. Je m’assume et par le fait même constate que cette fragilité, cette vulnérabilité marque aussi le début de ma nouvelle vie celle où je choisis de vivre à font la joie, la gratitude, la créativité, la compassion, et l’amour.

Pas toujours facile de vivre le parfait bonheur, mais ça en vaut la peine!

dimanche 25 septembre 2011

Un malheur qui se transforme en bonheur!

Aujourd’hui un lendemain de veille assez dure merci. Enfin bref. Vendredi je suis revenu du travaille tellement épuisé que je me suis abstenu de me rendre au Lac des Cèdres, tel que  prévu plus tôt durant la semaine, pour le dernier weekend de camping. Par contre rien au monde m’aurais empêché d’y aller Samedi.
Heureux de constater que les châssis ont finalement été installé, cette étape cruciale du projet relance les activités et le travaille recommence. Cette semaine les tireurs de joints et les peintres entre en action. Si tout va bien, Jeudi ils auront fini. Ensuite le menuisier de finition entre en scène. Je ne connais pas le type personnellement mais déjà plusieurs personnes ayant eu affaires avec lui n’ont que de bons mots. Un collègue à moi m’a même confié qu’il est le meilleur ouvrier de finition de la région. Rassurant.
Nous entrons dans le dernier droit du projet, loin d’être terminé, loin de crier gloire et très conscient que les trois prochaines semaines seront les plus épuisantes. La finition c’est ce que les gens voient au premier coup d’œil, donc il faut être vigilant et ne rien négliger. Cela demande à la fois un œil futile et une main de fer.  Si tu n’es pas d’accord avec le résultat tu dois réagir vite et sans hésitation. Si des corrections s’imposent c’est maintenant qu’il faut le faire.
J’ai finalement confié la décoration à une experte, Nicole Deshaies. En plus d’être une amie de longue date elle est aussi une femme d’affaire (Meuble Accent) aguerrie que j’admire beaucoup.
Jusqu’à maintenant mon niveau de satisfaction sur ce projet est très élevé et ce largement dû à l’expertise de l’équipe de Construction Gaétan Brochu.
Surement dû à mon petit coté contrôleur sur ce genre de projet, j’admets que la fatigue commence à s’installer, les longues heures de travail sur la route, les négociations interminables avec l’assureur, combiné avec les tracas du projet commence à se faire sentir.
En bout de ligne depuis le début de cette histoire je suis le gars le plus chanceux du monde. Premièrement je suis très conscient que j’aurais pu y rester. Mais le plus important c’est que je suis entouré des gens les plus fantastiques de la planète, généreux, chaleureux et tellement fins avec moi, et s’est ca qui me donne l’énergie qui me motive touts les jours. Merci a vous tous!
En plus c’est de leur faute si j’ai si mal à la tête aujourd’hui!  Lolll
A+ ma gang de snowrôs…
La madame qui vous aime…

lundi 21 mars 2011

Joyeux printemps à tous!

Enfin le printemps, je ne sais pas si c’est l’âge, mais chaque année l’hiver devient de plus en plus long pour moi. Rien à dire contre la neige, j’adore les sports d’hiver et les beaux paysages blancs, prendre des marches dans la nature, faire de la raquette ou de la motoneige… L’hiver a toujours été symbole de plaisir et de joie.

De toute façon, ce n’est pas parce que j’en ai plein mon casque cette année que je vais commencer à me plaindre et à pelleter les bancs de neige dans ma cour ou dans la rue pour qu’elle fonde plus vite. Eille, si j’ai le choix je vais plutôt perdre mon temps sur les sites pornos sur internet à la place, pfsss, pas fou moé là!

Non, mais hier on regardait les gros morceaux de glace descendre sur le lac, âpres c’était les branches d’arbres et les troncs d’arbres….Et aujourd’hui on regarde la remise à Ti-Caille descendre… Il aurait dû sortir ses réserves de cannabis avant la crue des eaux l’épais hein? Vous devriez voir la gang d’ados qui attendent la remise en bas au barrage!

Sérieusement tous les ans c’est le même scénario, toujours les 3 mêmes voisins qui se font inonder. Je soupçonne même le beau Jocelyn en bas d’être un peu plus gai que moi. Il nous sert les hors-d'œuvre, le café au Bailey puis les p’tites sandwichs pas de croute à chaque fois que l’eau monte… La bière coule à flow ça s’est sûr! Nous autres en échange, on se passe les sacs de sable qui formeront la muraille autour de son chalet. Vous devriez voir le «bunker» à la fin de la journée, he he he…

Puis là y a Ti-Jule qui nous casse les oreilles avec ses maudites pompes, moteur «Harley Davidson», «Pan Head» «Straith Pipes» …blah blah blah! Il en parle beaucoup, mais moi je ne les ai jamais vus pomper quoi que ce soit? Voyez le genre!

Non, mais c’est quand même bien le Lac des Cèdres, entre les «festivités des inondations», les parties de sucre et le retour des saisonniers, y a toujours le retour des canards pi notre première grosse brosse sur le bord d’un feu de branches dans ma cour.

Vive le printemps, yeah!

La madame...

P.S. Madame Brochu une autre voisine vient de m’appeler en chialant comme une débile et me demande de spécifier que ce texte n’est qu’une fiction. Méchante casseuse de party!

lundi 7 mars 2011

Finalement, le royaume est en paix.

Il est fréquent qu’il arrive au Roi, notre égo, de s’enliser dans l’étroitesse de ses croyances et de se convaincre qu’il a les seules, bonnes opinions sur des sujets quelles conques. Durand ce moment où il devient l’empereur incontesté du sujet et qu’il déguste les fruits et les offrandes de ses sujets en adoration de ses certitudes, il lui arrive d’en perdre la raison.

Parfois cet égo, plus difficile à nourrir qu’un canidé ou du mammifère typique de la ferme bovine, se croit si puissant que le centre de l’univers néglige le plus important, « la raison ne réside et règne seulement quand le royaume est en paix! »

La chute et la défaite sont souvent fatales, et très peu d’entre eux s’en sortent indemnes. Mais la confiance en soi est importante.

Maintenant face à se vide, oui celui-là même qui m’aura permis d’atteindre cette sérénité, que reste-t-il? Où sont mes nouveaux repères, ceux qui me permettront d’avancer vers de nouveaux horizons?

Vous qui ne faites pas encore partie de ce monde virtuel, mais si cruel auquel j’appartiens, où êtes-vous? Mine de rien puisque j’en suis à la case départ, j’admets être à la recherche de nouveaux défis, celui de réapprendre à m’aimer. Dites-moi où êtes-vous?

La madame…

dimanche 28 novembre 2010

Assis sur un Cactus, pas confortable!

Jeudi dernier je rencontre deux amis dans un 5 à 7 au Cactus! J`aime bien ce p`tit bar à Victo parce qu`on rencontre de tous âges et de tous genres. Rien de prétentieux et souvent bondé des plus beaux gars de la ville. Bref, Mathieu et Olivier, de vrais espiègles, sont accompagnés d`un type que je ne connais pas, mais dont la mission de le ramener chez moi deviendra vite une obsession.

Le type arbore ce que j’appel de belles petites fossettes sur les joues lorsqu’il sourit, sexy en maudit. Début trentaine, au premier regard on peut dire qu’il est sportif vu sa taille de gazelle, vêtue d’un jeans et chandail colorés, mais très détendu! L’attention qu’il porte à sa chevelure démontre qu’il passe du temps devant le miroir. De belles épaules et de belles fesses définitivement fermes, bref j’en perds mon latin. Malaise, il s’aperçoit assez rapidement que je l’examine à la loupe!

À peine une bière en main le type aperçois une connaissance au loin qui selon lui est gai. Il se retourne vers André et lance « lui c’est une méchante pédale ». À l’étonnement de Mathieu et Olivier, je ne bronche pas et je le laisse parler. Immédiatement, mes très chers acolytes se complaisent un peu trop méchamment à mon gout à en rajouter, question de le faire parler. Tout le monde garde son sérieux, mais mes chums eux se régalent.

Finalement, 5 minutes plus tard, après que le beau male ait clairement étalé son homophobie et son ignorance, Mathieu finit par nous présenter « Guy je te présente Pascal un collègue du travail, Pascal je te présente mon seul ami gai, Guy ».

Ais-je besoin de vous dire qu’on s’est payé la tête du beau Pascal tout le 5 à 7. Malheureusement, encore une fois je crois que l’éducation parfois passe par des passages obligés telle l’humiliation. Ça ne m’a pas empêché d’avoir beaucoup de fun et surement m’être fait un nouvel ami.

Lui, de son propre aveu il en a tiré une bonne leçon. L’histoire ne dira pas si j’ai atteins mon objectif de le ramener à la maison.

La madame...

samedi 30 octobre 2010

Le bébé qui pleure, pas de problèmes!

Conversation entendue sur le balcon d’un CPE… metton...

Drew : « J’viens de trouver le truc pour pas que Jacob pique de crises au souper... 2 cuillères sti! About time que j'allume!! »

Mon’oncle ti-guy : « Le Brandy, ça marche tout le temps! ;) »

Drew : « Ça c'est quand il se couche, voyons! »

Newton : « Ah ben personne ne m’avait dit ça. Moi je leur en donnais à chaque repas et comme collation... »

Mon’oncle ti-guy : « Qu`est-ce que j`y connais dans les enfants moi? Aller jusqu`à hier je pensais qu`on pouvait les faire cuire au four micro-ondes »

Drew : « Si t'as la touche "Bébé-qui-pleure" sur ton micro-ondes tu peux mon'oncle ;-) »

Mon’oncle ti-guy : « Bizarre j`ai la touche " Beau-mâle-bandé" sur le mien, mais rien au sujet du "Bébé-qui-pleure"? Penses-tu que je me suis fait avoir avec mon Micro-ondes? »

Newton : « Ça dépend Guy, il est rose ou vert vomi? »

Mon’oncle ti-guy : « Fuck, je me suis vraiment fait fourrer avec le micro-onde. La touche " Beau-mâle-bandé" est de couleur brune? C`es tu bien grave, brun, vert vomi??? »

Newton : « Nanan, t'as bien le bon micro-onde. La touche bébé-qui-pleure est vert vomi. T'es correct. »

Drew : « Calisse Mon'oncle!!! C'est dans ton cul qu'il va le mec bandé pas dans ton micro-ondes!!! »

Mon’oncle ti-guy : « Mêler en esti moé là.... ;) »

La madame…

mardi 23 février 2010

Des moussaillons à la couenne dure!

On connait toute l’expression « on s’en reparlera dans 25 ans… ». Une expression bien connue et beaucoup trop utilisée selon moi. Le jour où on se lève puis on réalise qu’on ne peut rien promettre pour dans 25 ans parce qu’il est peu probable ou presque impossible que nous puissions être présents pour remplir ladite promesse, ça veut dire que peut-être on commence à vieillir, hein?

Bien moi je choisis d’être bien terre-à-terre, mais aussi bien réaliste quand je parle, et si je vous dis qu’on « verra bien dans 25 ans », c’est qu’il y a des chances que je m’en foute royalement puisque c’est une promesse que je ne pourrais probablement pas tenir. À 70 ans je doute fort être capable de vous confronter sur quoi que se soit et même je doute être toujours vivant.

Merci à Régis qui m’a fait prendre conscience de ce petit détail. Insignifiant peut être, mais pas si fou.

Pourquoi?

La semaine dernière Régis et moi nous somme revu pour la premières fois en 25 ans malgré le fait que nous nous connaissions depuis les années ou nous étions tous les deux « moussaillon » sur le HMCS Huron, de la marine canadienne entre 1982 et 1985.

Merci à Facebook de nous avoir permis de nous retrouver.

Le plus fascinant de cette aventure est que l’expression « …se retrouver exactement là où nous nous étions laissés » est aussi applicable dans notre cas.

« Jamais je n’aurais imaginé qu’il était possible pour deux vieux gaillards comme Régis et moi de se retrouver et d’avoir autant de plaisir à reprendre la gouverne du bâtiment et de remettre les azimuts du navire dans l’axe des océans impraticables aussi facilement. »

Malgré le fait que moussaillon Pelletier et Nadeau manquaient à l’appel des vieux marins, nous savons que les mers agitées n’ont toujours pas eu raison de leurs carcasses, donc ce n’est que partie remise.

Mille millions de sabords, je ne le sais pas pour dans 25 ans, mais esti on va reprendre ça cet été…

Merci Régis pour la sacristie belle soirée...

La madame...

dimanche 7 février 2010

Des Chinois à Amos!

À la poursuite d’une histoire intéressante à Amos, je dois avouer que je n’ai pas beaucoup de succès. Il serait beaucoup trop facile de blâmer la communauté puis de commencer à cracher mon venin sur une région reculée, loin par en haut au nord-ouest du Québec, au fond d’un trou sans fond, mais en réalité il se pourrait aussi que je ne sois pas très bon dans le journalisme d’enquête.

Peu importe, j’ai quand même fait un effort. Oui je me suis commandé de la pizza et voyez par vous-même le résultat. La pizza était bonne, mais le livreur « N’A PAS PAUSER SA LANGUE SUR MES COUILES FRAICHEMENT RAZÉES », croyez-moi sur parole.

C’est avec cette grosse étiquette de « looser » au beau milieu de la face que j’y vais quand même avec quelques salves de mon cru. C’est sans aucune pitié que je dois mentionner que la réceptionniste du Motel Rêve D’or n’est pas à ça place est une épaisse. Si le tourisme de la région reposait sur ses épaules, Amos disparaitrait de la « map » en un rien de temps. Même pas capable de m’indiquer où est le cinéma du village.

Dans une tentative de vivre le multi culturalisme d’Amos je me lance vers le seul restaurant chinois de la région, le Buffet SUCO. Je cherche des traces de chinoiseries, main en vain, nada, niet. Soit qu’ils sont tous partis aux Jeux olympiques de Beijing et qu’ils n’en sont jamais revenus ou bien ils sont tous en arrière pour sortir les poubelles, en train de fouiller dans les poubelles, mais moi je n’ai pas vu un seul chinois dans ce restaurant.

Après m’avoir empiffré la panse avec se que je qualifie de mets américain déguiser en chinoiseries, le ventre plein à craquer, j’aperçois ce beau jeune homme, vêtu tout de blanc, les yeux en amandes, sortir des cuisines et s’assoir au comptoir pour une pause.

Tien le v'là mon chinois! Que je me dis.

Y a un p’tit quelque chose qui me dit qu’il y a fraude, mais mon pénis me dit qu’il est beau en esti. Comme je m’approche du comptoir, plus je réalise combien le gars est séduisant c’est donc sans hésitation que j’engage la conversation avec le beau p’tit chinois.

Moi puis les Chinois vous savez? J’ai un faible.

Ils ont la peau lisse, les cheveux noirs et reluisants, d’un teint foncé, sont généralement imberbes et quand ils sourient les yeux sont encore plus en amende, et ça, ça m’excite en esti.

Comme il est jeune, j’assume sans trop y réfléchir qu’il est probablement le fils du patron.

(moi) « Salut! Vous avez un maudit beau restaurant, hein? »

Le gars se met à regarder autour de lui puis me répond.

(Beau Chinois) « C’est tu à moi que tu parles? »

Sans aucun accent, donc j’en déduis qu’il est né au Québec, ça s’peut ça! Hein?

(moi) « Ouain, tes parents ont un beau restaurant hein? »

Puis là je me mets à fantasmer, parce qu’en plus de bien parler le québécois il a un p’tit air de dure à cuire, juste comme je les aime avec leurs p’tits côtés givrés. Ça ne m’en prend pas beaucoup pour une p’tite érection.

(Beau Chinois) « C’est pas à mes parents s’t’osti restaurant là. »

(moi) « Ah? Excuse quand j’ai vu que tu étais chinois, t’sé à Amos, j’ai peu être trop vite conclu que c’était à tes parents? »

Puis la je peux voir que le p’tit chinois est sur le point de s’énerver, mais j’suis pas certain pourquoi?

(Beau Chinois) « Veux-tu juste me provoquer où t’es un osti d’innocent? »

Là je réalise qu’il est vraiment en train de s’énerver, mais je ne sais toujours pas pourquoi? À ce point je regarde le sol tout en me de me demandant ou est la sortie de secours, on sait jamais. Il n’est pas gros le p’tit chinois, mais hey, je ne prends pas de chance.

(moi) toujours en fixant le sol, et d’un air bien épais, « Hum, un peu pas mal des deux, je pense? » D’un rire jaune… (Comme dans… ok vous l’avez compris)

(Beau Chinois) en marchant vers la cuisine, il me lance, « Je suis Algonquin osti d’épais, y en a pas de chinois icit ».

Puis il disparait en arrière…

*Long silence*

Bon bien, je pense qu’il était temps que retourne à ma chambre d’hôtel.

En y réfléchissant bien, ça ne prenait pas la tête à papino pour savoir que la ville d’Amos est envahie par les Algonquins puisqu’il y a une communauté d’environ 1000 résidents algonquins à 5 minutes au nord dans le village de Pikogan.

J’ai comme l’impression que je fais touriste en esti…

La madame…

samedi 6 février 2010

Vacances forfait tout inclue!

Quand ton patron t’appelle à 9:30pm le jeudi soir pour te parler vacances forfait tout inclue, y a toujours quelques choses de louche. Il commence la conversation en me disant qu’il est en train de faire le tour de la liste de tous ses employés au chômage pour leur signifier combien il les aime. Donc, c’est à mon tour, Alain au bout du fil, puis il insiste pour me dire combien il a hâte que le boulot reprenne pour qu’il puisse me faire travailler. C’est la période tranquille pour nous autres tous les hivers jusqu'à la fin mars. Et j’avoue que je m’en calice royalement.


(Alain) « Guy j’espère que tu ne te cherches pas une job ailleurs, parce que j’ai bien hâte de te faire décoller sur le 121. »

Le 121 est le numéro de mon truck chez lui.

(moi) « Non, non, c’est parfait comme ça Alain, fais-toi en pas. »

Faut toujours que je le rassure parce que des esti de bons chauffeurs comme moi, il n’en pleut pas. Ce qui fait qu’on est sollicité.

Dans le fond, Alain a été mon meilleur employeur depuis longtemps. C’est juste de valeur qu’il ne suce pas parce qu’il est beau puis il est fin en esti avec moi. Les lèvres parfaites pour l’emploi du patron qui tète ses employés pour une esti de job sale.

(Alain) « Guy, tes tellement un bon employé que je pense que tu mérites des vacances. »

Osti de menteur, fin, mais pas à ce point là! Malgré tout, j’ai presque senti sa langue sur mes couilles fraichement rasées.

(moi) « Des Vacances? Euh? Je suis déjà en vacance. »

(Alain) « Quoi? De kossé? »

(moi) « Euh je veux dire, que tu sais chez nous au Lac des Cèdres, t’sé le chalet avec la belle neige pi les sentiers de ski-doo, c’est comme des vacances, mais j’ai hâte de décollé Alain fait toi en pas ».

Bull shit, il est fin, mais de kossé qui pense pour me déranger durant mes vacances?

Donc il continu ça vente puis il me parle de la région de l’Harricana, le paradis de l’eau douce, la capital du cuivre, d’Alice Amos la femme du premier ministre qui a fondé le trou, je veux dire la place en 1914, bla-bla-bla… Pourtant, il devrait bien se souvenir que je suis gai et que dans le fond c’est l’arrière-petit-fils d’Alice qui m’intéresse.

(moi) « Alain arrête ta maudite bull shit puis dis-moi se que tu veux? »

Sur ce, il enchaine immédiatement et me demande si je suis intéressé pour un voyage de machinerie à livrer à Amos en Abitibi-Témiscaminque, samedi matin. Ce qui implique que je devrais passer deux jours dans un p’tit calice de motel à attendre le lundi matin pour mon voyage de retour.

(Alain) « Guy, tu peux dire non, je vais comprendre. »

Tout inclue veut dire, motel plus $75/jour en guise d’allocation pour dépenses personnelles. Wow! L’opportunité du siècle *ironie*.

De mon côté, ma première règle est de ne jamais dire non quand on m’appelle pour du boulot. Règle que je devrais peut-être réévalué, mais bon.

C’est donc dire que je suis en train d’écrire ce billet à partir du Motel Rêve D’or…

He he he, c’est ici que le fun commence…

Comme d’habitude quand je suis à l’extérieure, et que je dois y séjourner pour un bref moment, je me dois d’y découvrir quelque chose ou une personne qui me vaudra du contenu pour un billet intéressant afin de vous faire découvrir mes trouvailles.


Cette fois si le défi est de taille!

Bon je me commande de la pizza chez Mikes, j’ai bien hâte de voir se que le livreur va avoir l’air?

La madame...

samedi 23 janvier 2010

C’est la faute à Frédérique

Au moment où je m’apprête à m’adresser aux médias, je regarde pour voir qui est présent et je constate immédiatement qu’il y a quelque chose de différent aujourd’hui. Beaucoup plus de journalistes que j’anticipais, et beaucoup de visages qui ne viennent pas de la région évidemment. Victoriaville ce n’est pas grand et puis les journalistes on les compte dans une main.

Bizarre parce qu’au cours des trois derniers mois j’ai eu plus de contact avec les médias que de toute ma vie. Ça a commencé avec les entrevus avec Urbania, puis s’ensuit celui de Branchez-vous puis aujourd’hui la p’tite conférence de presse qui étrangement se transforme en gros événement.

Gérard le concierge de la salle des Chevaliers de Colons où nous somme, viens me voir puis me glisse à l’oreille qu’il y a des camions de Radio Canada et de TVA à l’extérieur. Je lui dis « Quoi? » d’un air assez surpris. « Oui oui va voir si tu ne me crées pas », insiste-t-il.

Rapidement le désordre s’installe et on me demande si je peux attendre une autre demi-heure question qu’on trouve les chaises pour tout le monde puis j’entends d’une voie obscure qui vient d’en arrière, « Y a quelqu’un qui peut me connecter ça dans le mur? » évidemment un journaliste à la dernière minute. La salle ne pouvant contenir que 50 personnes est pleine à craquer.

Je suis très nerveux, c’est la première fois que j’ai à discuter d’un sujet aussi sensible publiquement, mais surtout au nom d’un organisme aussi prestigieux que SBGBF des Bois-Franc. Au moment même où je m’apprête à lire mon texte, un journaliste m’interrompt immédiatement pour me poser la question;

« Mon’oncle ti-guy est-il vrai que vous êtes présentement dans une relation mystérieuse avec un jeune homme? », d’un journaliste que je ne peux voir, car il est derrière cette lumière braquée dans ma direction.

L’éblouissement causé par les flashes des caméras se multiplie, question de capter ma réaction à cette question aussi inattendue qu’inappropriée. Pouf, pouf pouf… de tout bord tout côté.

« Est-il vrai qu’il est plus de 20 ans votre cadet? », me lance cet autre journaliste de la région de Montréal.

« Pouvez-vous confirmer que votre nouveau partenaire est très riche et qu’il est un personnage très influent. », me lance-t-on encore une fois sans même me laisser le temps de répondre aux questions précédentes.

« Peut-on savoir son nom? »

« Quand est-il de vos plans d’adoption en Haïti? »

C’est le chaos et soudainement j’ai peur. Je réalise alors que j’ai perdu le contrôle sur la conférence de presse. Les questions sans rapport avec mon message se multiplient, je suis bouche bée.

Mon attaché de presse me prend par le bras pour m’éloigner du micro et me suggère, en me chuchotant à l’oreille, qu’on arrête la réunion immédiatement. Il me pointe la porte d’en arrière et me signale que la limo est stationné juste là. Il prend la parole, les informes que la conférence de presse est terminée, et avant même que j’aie le temps de le réaliser, on me pousse dans la voiture qui à sont tour quitte les lieux sur ses chapeaux de roues.

Encore sur le choc de cette aventure, je prends le temps de m’assoir un peu plus droit je lève les yeux et j’aperçois le beau Fred, vêtu de son plus bel habit, assis juste là sur la banquette en avant de moi avec sont grand sourire fendu jusqu’aux oreilles bouteille de champagne à la main.

(moi) « Oufff quelle aventure…, que fais tu là Fred?» encore essouffler.

(Fred) « Boff j’ai pensé que tu aurais besoin de support après une réunion aussi difficile »

Puis il se met à rire d’un rire très sarcastique.

J’aime ça parce que Fred il est comme James Bond, il apparait tout le temps au bon moment. Il est comme une distributrice à condom qui ne se vide jamais.

C’est comme s’il avait un parachute dans tous ses coffres à gants. Voyer le genre.

(moi) « On s’en va où comme ça? »

(Fred) « Ché pas moi, tu décides, l’hélico nous attend. »

Ah ah ah ah….. Encore très sarcastique…

Pouf! La bouteille de champagne est ouverte.

On s’enlace et on s’embrasse avec ardeur dans un élan de folie je perds la tête, je pers encore une fois le contrôle.

La madame...

lundi 11 janvier 2010

Le fruit défendu!

Souvent, ma spontanéité m’aura valu de prendre de bien bonnes décisions. Étant une personne émotive et spontanée, je n’hésite pas à me lancer dans des aventures qui pour plusieurs pourrait être trop aventureuses, mais pour moi c’est de la loterie, celle qui peu être me permettra de rencontrer quelqu’un de fantastique (au sens large du mot).
Alors que l’achat d’un billet de 6/49 ne requiert que de la chance, inviter un ami, rencontrer que par le biais de nos blogues, chez soit pour un weekend implique certains de risques, pour lui en tout cas, comme celui de passer 3 heures sur le bus pour finalement ne pas se plaire chez moi.

Bien moi j’ai gagné le gros lot!

Alors que j’ai la tête à peine sortie de ce projet interminable et immensément trop ambitieux pour mes capacités, il accepte de me joindre dans mon univers rural simple et si différent du sien.

L’idée d’avoir sous mon toit un « accroc » sans vraiment savoir ce à quoi il est accroc, m’excitais. Le mystère s’ajoute au risque de celui du risque d’une possible déception.

Il est beau, il a de bonnes manières, il est d’un charme auquel je peux à peine résister, et le sourire d’un tueur à gages. Il ne faut que quelques heures pour réaliser que l’accroc est un être très spécial. Urbain, et sophistiqué avec un charisme incroyable, il m’a séduit.

Malgré son harcèlement incessant, à se trimballer en sous-vêtement dans la maison tout la fin de semaine, une chose était claire dès le départ. Il est le fruit défendu pour moi. Il se qualifie « d’agace » tout en se moquant de moi. Oui mesdames je vous le recommande, il est le type le plus sympa que j’ai rencontré depuis belle lurette.

Les multiples activités, dont une super de belle randonnée de motoneige, lui auront permis de découvrir la beauté de la région des Bois-Francs. Une fin de semaine qui a été définitivement trop courte.

Définitivement, devenue accroc à notre ami l’Accroc, j’ai maintenant une autre bonne raison de poursuivre une thérapie…

Merci, mon cher ami pour le fantastique weekend!

La madame…

dimanche 27 décembre 2009

Je n’ai pas de vie!

Il nous arrive tous parfois de nous voir dans la peau d’un autre. En faite, ne rêvons-nous pas tous d’avoir un égo de nous même, mais sans tous nos tracas?

Le mien, mon égo n’a que 32 ans, il est plus grand que moi, musclé et il est très séduisant. Quand il se présente au club gai Tristar, il est populaire. Il arbore de gros tatouages et il fait son frais quand il jase avec les beaux p’tits jeunes hommes de la communauté gaie. Il ne conduit pas de camion, mais est bien un écrivain à temps plein. Pour garder les choses simples, il s’appelle aussi Ti Guy.

Eh bien oui, c’est le temps des fêtes donc je prends un peu de temps pour me divertir. Ce qui m’amène à vous parler de ce nouveau passe-temps. Je me suis créé un personnage sur le site Second Life et je m’amuse à rencontrer du bien beau monde. Une communauté virtuelle où tu créé ton propre Avatar, tu lui donnes une personnalité, dans mon cas à moi très fictif, puisque que je ne suis pas là pour me vendre dans la vraie vie.

C’est là que le fun commence.

À peine 48 heures après m’être joint au site que j’ai déjà visité de nouveaux amis à un party privé (genre tout le monde tout nu), que j’ai eu pas mal de sexe, j’ai donné des conseils à un p’tit jeune qui à des problèmes avec sa sorti du garde-robe, j’ai donné des conseils vestimentaires parce qu’y en a qui n’ont vraiment pas de gout, et j’en passe! Tu peux même te créer un environnement à toi, comme ta propre maison, mais sans les paiements. Fun hein? Pas de paiement tabarnak!

De toutes les sauces, je vous le dis!

Mon personnage est cool sans histoire, un peu comme ici. Ne dérange pas inutilement sauf dans ses propos parfois trop sexuels, mais hey! Faut pas exagérer dans la fiction non plus, sinon les gens ne croiront pas! Donc je garde un peu de mon naturel. Vous voyez ici, Ti-Guy n’oserait pas dire à Pat Duval, à Vieux Singe ou à Tattoo qu’ils ont des belles fesses, mais sur Second Life c’est moins pire, mieux accepter mettons.

Ce matin j’ai rencontré deux jeunes, le premier s’appelle Colin, il est blond et il a 22 ans, originaires de Lynchburg, VA. Surpris que je sois tombé sur un blond hein? He he he… Oui celui qui après, seulement 10 minutes, avoir fait connaissance me demandait comment il devrait s’y prendre pour jaser avec son père à propos de son petit secret. Lui il était sérieux en plus. Pas facile de s’improviser psychologue quand j’ai moi-même besoin de thérapies à mes heures. He he he… Je me suis quand même garder une p’tite réserve, soyez sans crainte. Pas fou moi, j’veux surtout pas me retrouver avec un suicide sur les épaules, mise à part peut être le mien.

Le second m’a été présenté par Colin. Warrick, 23 ans, originaires de Sidney Australie selon lui, mais qui n’avait aucune idée de la « Wallaroo Trail »? Un Australien qui ne connait pas la « Wallaroo Trail » …he he he… C’est comme un Montréalais qui ne connait pas le Mont-Royal, hein! C’est sûr qu’il ne boit pas de vin celui-là! J’ai comme tout de suite abandonné l’idée de lui demander sur les kangourous, je doute fort qu’il ait pu me confirmer que ça suce un kangourou. Vous voyez le genre! Trop drôle!




Je ne sais pas vraiment pourquoi les gens ont tendance à se réfugier dans ce genre de communautés virtuelles. On dit même qu’on en devient très dépendant à l’usage. Un moyen pour rencontrer des gens sans avoir à sortir de la maison, sans que ça coute trop cher, ça permet aussi de s’inventer une vie dont nous aurons jamais accès.

Une chose est sûre, c’est que tous les jours où je viens écrire ici sur mon blogue je viens chercher le confort du virtuel pour retrouver des gens qui ont la même passion que moi, des gens qui me lisent et commentent mes textes. Certes beaucoup d’entre nous n’ont pas de vie autre que venir ici pour avoir un tout petit sentiment de ne pas être seule, et juste pour ça je crois que nous sommes très chanceux.

Et je vous en remercie!

La madame…

P.s. Ne riez pas, ça fait deux jours que je suis la dessus esti…

jeudi 24 décembre 2009

Lauria Montana ma Super Star!

Cette année à la demande de ma petite nièce de 9 ans, oui celle qui a aussi une petite passion pour l’écriture, elle voulait que je lui écrive une petite histoire, dont elle serait le personnage principal, en guise de cadeau de noël. Voici donc le texte que je lui ai offert ce soir.

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Un vendredi de décembre, il fait très froid. Les preneurs de son et les techniciens de scène s’affairent à préparer et peaufiner la scène pour un grand spectacle.

Eh oui, la grande « Pop Star » Lauria Montana, connue partout dans le monde, se produira en spectacle et à se qu’on nous dit, c’est qu’il y aura plus de 10,000 fans qui ne peuvent plus attendre pour se déchainer au son de la musique de Lauria.

Lauria a une brillante carrière, elle a fait le tour du monde plusieurs fois, elle s’est produite en spectacle dans toutes les grandes salles de spectacles connus. Ce qu’il y a de particulier c’est que personne ne sait vraiment d’où elle vient et personne ne sait vraiment ce qui se passe dans sa vie privée, et ça, c’est parce qu’elle le veut ainsi.

Par souci de protéger du cirque médiatique les gens qu’elle aime, comme ses meilleurs amis et sa famille, elle a choisi de taire sa vraie identité. Une rumeur cour que son vrai nom est Lauriane mais impossible d’en s’avoir plus? C’est un mystère!

Il faut comprendre que ses passions pour le chant et pour la danse sur scène sont importantes pour elle. Elle s’exprime et se produit sur scène depuis plusieurs années déjà, même si elle n’a que 9 ans. La vie de grande star comporte beaucoup de sacrifices et de compromis qui peuvent lui rendre cette vie intrépide assez difficile.

Vous savez la vie d’artiste demande beaucoup d’énergie, et demande aussi d’être très discipliné pour se maintenir en forme. Prendre l’avion entre chaque spectacle, se coucher à des heures impossibles et la danse sur scène aussi peuvent être très épuisant, donc être en santé, bien se nourrir et garder la forme sont d’une importance cruciale pour le bien de sa carrière. Mais ça, on peut dire merci à son père et sa mère, qui eux aussi s’impliquent pour y veiller et conseiller notre grande star.

Eh bien oui, la rumeur tient du vrai, entre vous et moi, Lauriane et Lauria ne font qu’une, mais ça c’est un secret. Vivant dans le petit village de St-Eugène tout près de Drummondville, la gentille et timide petite Lauriane vit une vie presque normale.

Elle fréquente la petite école du village et mis à part son engouement et sa grande passion pour le chant et la musique, personne ne se doute de cette double vie. Oh, mais, bien sûr, quelque un de ses amies proches, et sa famille le savent, mais c’est tout.

Son secret lui permet de continuer à vivre une vie pleine de joie auprès des siens à l’abri des admirateurs qui souvent sont trop curieux. Le plus difficile, nous dit-elle, c’est d’avoir à laisser son chat Pinceau à la maison lorsqu’elle doit partir en spectacle. Ah mais, elle le savait très bien avant de commencer cette carrière qui exigerait certains sacrifices.

Difficile à comprendre, mais Lauriane dans sa vie normale est une jeune fille timide que ne fait jamais trop de bruit. Tout le contraire de son personnage de scène, il n’y a rien à y comprendre. Laurane arbore un sourire pour faire craquer tout ses amies qui n’en ont jamais assez de se divertir avec elle. Tout le monde l’adore.

Aujourd’hui est un grand jour, elle désire tellement de partager son talent avec ses amies du village qu’elle décide de briser le silence.

Ce soir elle se produit dans un grand amphithéâtre de Drummondville là où tous ses amis de l’école sont tous conviés. Personne ne saura vraiment qui est la grande vedette jusqu’au moment ou elle mettra les pieds sur la scène. Avouer qu’il y de quoi être très nerveuse pour Lauriane ne sachant pas comment ses amies vont réagir lorsqu’ils la verront apparaitre sur la scène. Mais ça aussi ça fait partie des risques du métier de vedette.

Pour Lauriane se soir c’est très spécial, elle est nerveuse, et elle décide de s’entourer des gens quelle aime le plus au monde. Elle demande à son grand frère, Henrik s’il veut lui servir d’escorte sur le tapis rouge, et bien sûr, il accepte. Exceptionnellement ce soir, Virginie, Joanny, Pierre, Line et Guy se joignent à ses parents, Serge et Isabelle pour l’accompagner tout au long de la soirée. Oh! J’allais oublier sa meilleure amie Carolanne qui elle aussi connait bien tous les dessous de la grande Pop Star, ce joins à l’équipe.

Avant le spectacle, Isabelle aidera Lauriane à enfiler sa plus belle robe de satin, et se préparer pour le spectacle le plus important de sa carrière de chanteuse à ce jour. On sent la fébrilité dans l’air.

À 18:00 heure la limousine se présente chez les Deshaies. « On se dépêche, nous sommes en retard » nous fait remarque le chauffeur, qui lui est habituer à se genre de retard avec la famille Deshaies.

Arrivée à L’amphithéâtre, la limousine s’arrête tout au bout du long tapi rouge qui les guidera vers la loge de la Star. Dès que la porte s’ouvre, Henrik vêtu de son plus bel habit, sort pour tendre la main à sa jeune sœur.

Sa tâche d’escorte exige qu’il la protège des badauds un peu trop enthousiastes. C’est avec un grand sourire qu’il tend le bras à sa sœur pour sortir de la luxueuse voiture.

On n’entend que les cris de ses fans, les journalistes sont tous à lui poser des questions de toute sorte. Les fans ne se peuvent plus, ils veulent tous un autographe. La lumière aveuglante et les éblouissements des caméras ajoutent à la confusion. Les applaudissements fusent de toute part.

Lauriane, heu?!? Je veux dire Lauria, se prête au jeu et elle prend le temps de serrer les mains et de se laisser prendre en photo avec ses fans. Son sourire radieux reflète manifestement son bonheur.

C’est avec un cœur rempli de joie qu’elle se rend à sa loge, tout décoré de fleurs, pour les dernières retouches à son maquillage. L’heure est maintenant venue, de sa loge Lauriane alias LAURIA peut entende la foule scander son nom!

LAURIA, LAURIA, LAURIA …

Alors qu’elle se dirige vers la scène, elle aperçoit dans l’ombre son oncle Ti-Guy. Le voilà qu’il s’approche pour lui souhaiter ses meilleurs vœux pour le spectacle. Il la serre dans ses bras. Il y a beaucoup d’émotions dans l’air, et il lui dit,

« Lauriane je t’aime beaucoup et je sais que tu es la meilleure. Tes fans t’attendent ma belle et je sais que tu leur en donneras plein la vue, tu es capable. »

En le remerciant, elle se dirige vers la scène pour livrer le plus beau spectacle de sa vie.

À partir de ce jour, Lauria Montana est devenue la grande LAURIANE DESHAIES la Pop Star la plus connue du monde!

La madame...

mardi 22 décembre 2009

Le nouveau terrain de jeu.

En plein milieu du plus gros bordel jamais vu chez moi, le chantier de construction incroyable, la poussière partout, je ne sais plus où donner de la tête. Malgré l’avancement des travaux qui vont quand même très bien, le découragement s’installe quand vient le temps de faire du ménage. Peu être parce que je suis seule et que la tâche de ménage n’est pas ma meilleure branche.

Le projet est assez simple en soit, combiner deux petites chambres à coucher, du deuxième étage de la maison, en éliminant une division et en déplacent une autre pour en faire une super de belle grande chambre « Du maitre ». 12’ X 22’ seront les nouvelles dimensions de mon nouveau terrain de jeu.

Les divisions refaites, les joins refait reste la peinture et le plancher. Ce matin le tireur de joints en était à sa dernière visite, donc beaucoup de sablage pour une finition finale. D’où vient la calisse de poussière qui s’incruste juste quand dans mon condom? De toute façon, les bénéfices et le plaisir que j’en tirerais en retour valent le sacrifice temporaire du projet.

Terrain de jeu dans le sens on va s’amuser en esti! Imaginez-vous combien ça va couter juste en miroir? La poutre centrale de la pièce a été testée pour s’assurer qu’elle peut supporter jusqu'à 500lbs pour que je puisse installer un support « sling de luxe » comme celui-ci.



Aucune crainte, pour les accidents. Tout a été prévu, rien n’a été laissé au hasard, le nouveau système de son et même l’éclairage contrôlable avec télécommande font partie des p’tits suppléments que je n’avais pas prévus au départ. Écran 42 pouces pour le visionnement de vidéos pornos sont aussi prévus.

Je ne suis pas sure, qui aura la chance de l’essayer en premier? La liste est longue. Certains de mes amis ont quand même signifié leurs intérêts depuis un bon bout de temps. Même que deux d’entre eux sont même venus aider aux taches de ménages. Que dire, je dois remettre la liste à jour pour être certain que je n’oublie pas personne?

Ne faudrait quand même pas que j’oublie celui qui m’a initié à ce genre de plaisir.





Puis après, peu être lui? Parce qu’il est fou de moi.





Ou lui? Qui s’inquiète si j’ai perdu son numéro de téléphone.






Mais je l’avais bien promis à lui aussi! Parce qu’il juste simplement ben fin avec moi.





La madame qui ne s’ennuiera pas cet hiver…

jeudi 10 décembre 2009

Les beaux blonds de Miami

Y de ça quelques années, j’ai commencé à aller en Floride à peu près toutes les semaines. C’était fou, le client nous envoie livrer de l’acier sur un chantier directement au centre-ville de Miami Fl., pour livrer seulement le vendredi soir, question de ne pas déranger la cadence du chantier sur semaine.
Samedi et dimanche à attendre sur place qu’on m’assigne une nouvelle destination le lundi matin. Maudite job plate, hein? Je finis par trouver un endroit ou je peux laisser la remorque et puis je me trouve un fichu de beau « spot » sur le bord de l’océan. Le stationnement s’adressait surtout pour le type campeur, mais parce qu’il était trop près d’une zone où on y retrouve plusieurs bars, le « spot » était toujours disponible. Kin toi, moi ça fait mon affaire.

Un samedi matin vers les 5hr du mat, je me fais réveiller par une gang de jeunes qui sort du « after hour » juste à côté. Ils s’installent autour de la table de pique-nique que j’avais pris soin d’approcher de mon camion la veuille. J’entends leurs voix, les gars parlent de leur soirée à danser sur un « set » de David Guetta. Tranquillement pas vite j’ouvre les yeux, je m’étire puis j’enfile mes shorts et mon chandail et je descends du camion pour me joindre à la troupe de joyeux lurons maudits beaux mâles. Soudainement, j’ai les yeux bien ouverts. Oups, p’tite érection subtile, mais avec les shorts de plage ça reste pas subtil bien longtemps.

Il est évident qu’avec les yeux vitrés comme ça, les p’tits gars n’étaient pas en boisson, mais bien plus sur une substance quelconque sous forme de comprimés.

Beau blond avec son étoile tatouer au bas du dos m’aperçois puis se lève de la table, en fixant le sol.

(Moi) : « Non, non assoie toi jeune homme, dérange-toi pas. De toute façon, t’as déjà commis l’irréparable, c’est juste que tu ne le sais pas encore. »

Avec mon p’tit sourire en coin, la bave sur le bord de la bouche puis la p’tite l’érection qui est de plus en plus visible.

(Beau blond) : « De késé??? On s’excuse, on ne savait, pas que vous étiez couché là-dedans. »

Il finit par me dire qu'il se nomme Dean.

Il m’informe qu’ils vont se déplacer plus loin, mais moi je lui dis que ça serait mieux qu’il reste là, ça va faire moins loin pour aller chercher la bière que j’ai dans mon frigidaire.

De fil en aiguille les gars me racontent leur soirée, pour finalement me confier qu’ils sont gais et qu’ils surfent tous. P’tit noir aux tattoos qui se colle avec p’tit brun aux shorts bleus, les p’tits becs puis les gestes d’affections qui se multiplient, tout le monde est au beau fixe. Pour ne pas dire ben « High » sur l’extacy.

Moi avec mon érection qui n’est plus subtile pour cinq cents, qui jase avec le beau Dean.

Magnifique lever de soleil à l’horizon, les vagues qui se brisent sur la plage et tout se que je me dis c’est qu’il ne peut y avoir meilleur moyen de commencer la fin de semaine.

Les gars me tiennent compagnie toute la journée, sous un soleil torride, à jouer au ballon, puis se baigner puisqu’il fait très chaud. La bière coule à flow.

Vers les 4 h en après-midi, alors que je suis toujours bien agacé avec cette érection qui ne me lâche pas, à mon retour du camion, quelques bières en mains, Bronzé (le noir) aux shorts oranges commanditées par Nike, arrive en criant.

(Bronzé) : « Ti-guy il est ou Dean? On le chercher depuis une heure puis on ne trouve plus??? »

Dans ma tête de presque pas raciste, je débande tout de suite.

(Moi) : « J’espère que vous ne l’avez pas laissé à l’eau tout seul il est ben chaud! Il pourrait facilement se noyer? »

Puis je me dis que ça m’a couté au moins $50 piasses de bières, faudrait surtout pas que ça finisse dret comme ça!

C’est le branle-bas de combat, tout le monde se met à sa recherche. Après une heure d’intenses recherches, les explications « au lifeguard » à « la lesbienne » de service, le rapport de police remplie, les bobettes toutes gommées ramassées, on se résigne puis tout le monde s’en va chacun chez eux.

En peine, plein de remords je mets à réviser dans ma tête la journée de rêve en leur compagnie qui, c’est conclu sur cet événement aussi tragique. Brulé par le soleil, réchauffé pas la 15e bière je me dirige vers le camion pour aller m’étendre dans la couchette. J’entre, je constate qu’il y a du sable partout, je me tourne vers la couchette et j’aperçois tu pas le beau Dean étendu de tout son long, flanc banc nu sur ma couchette, la bouche ouverte et qui ronfle à fond de train.

Finalement, j’ai eu droit à la présence de beau blond pour le reste de la fin de semaine. Lui en tout cas il sait quoi faire pour régler le problème d’une maudite érection déplaisante.


La madame…

Illustration : Joe Phillips.com

mercredi 25 novembre 2009

TROJAN, sensations nues ultra nervuré.

Après midi je fini plus tôt donc je décide de me rendre à la pharmacie pour y chercher quelque items dont je pense avoir besoins, au cas où, Bô blond me visiterait se soir. Les choses vont super bien de mon coté, ironiquement je rencontre un collègue du travail dans le stationnement, on se salut du coin de l’œil, puis j’entre dans la pharmacie.
Je fais le tour, hop! Le dentifrice, hop! Les lames de rassoir puis je me dirige vers le rayon des condoms.

J’aime bien quand je rencontre ces jeunes adultes qui sont toujours à hésiter lequel serait le mieux pour eux, puis souvent ils sont à l’affut des regards indiscrets pour ne pas se faire prendre dans les condoms. He he he… Moi juste pour pousser l’ironie je m’improvise toujours à leurs procurés quelques conseils, naturellement basé sur une expérience qui ne demande plus que je présente mon CV.

« Mes préférés sont de la marque Trojan®, mais eh! Ça, c’est comme une femme qui se choisit une nouvelle brassière, il en a pour tous les gouts donc on n’argumente pas trop sur la marque. Ce qui est important, c’est de ressentir le plaisir pas le condom. » Avec tout l’enthousiasme que ma personnalité serviable a à offrir!

Donc je lis l’emballage du TROJAN® Sensations nuesMC Ultra nervuré; « Forme confortable qui donne une liberté de mouvement pour une expérience plus naturelle. » Fake là, je me rapproche des deux p’tits gars puis je commence à leurs expliquer, avec mon timbre de voix assez forte, qu’avec celui-là, « en plus de se sentir nue même si tout habillé, le lubrifiant est inclus. » Un des deux p'tits gars me regarde en reculant puis demande à l’autre s’il me connait? Puis moi sans hésiter une seconde, je m’avance d’un autre pas, et j’y vais d’un autre conseil précieux, en mentionnant qu’il est « resserré à la base pour un ajustement sûr ». Encore une fois avec tout le tonus que ma voix peut offrir.

Les jeunes se retournent et quitte la place en deux temps trois mouvements. He he he … Je ne les ai pas revues, quelle désolation, je le sais les « ultras nervurés » sont les meilleurs.

Puis là, y a la fatigante de technicienne de la pharmacie, avec son air qui connait tout, et qui a tout entendu qui vient me voir en me disant que « je me trompais de produit avec le Trojan », « Chuuut » que je lui réponds en l’interrompant « ce n’est pas grave, si je n’y connais rien moi, c’est juste son numéro de téléphone que je voulais moi », évidemment que j’ai manqué mon coup hein? Elle me regarde avec ce regard dégouté puis elle s’efface aussi.

OK pas grave!

Je prends les six paquets « d’ultras nervurés » restants dans sur les tablettes, puis me dirige vers le comptoir caisse. Au bout de l’allée, je vire à gauche puis, VLAN! Dans les dents. Blackout, je viens de me faire frapper par quelque chose de pesant en plein visage.

Je tombe à pleine face dans les tubes de ******** pour les hémorroïdes. Je ne vois que des étoiles et j’entends vaguement, « tien toi de la part de toutes les estis de dindes du village » puis je m’évanouis.

Trente secondes plus tard, je me réveille, puis Ti-Marc du Lac se tient debout juste en avant de moi, toujours sur le sol, et il réplique; « je voix que tu viens de rencontrer Chantal, la dinde à Denis, t’sé ton troisième voisin? Je pense qu’à l’a pas aimé ton billet d’hier qui parlait des ostis de dindes ».


La madame…

mardi 24 novembre 2009

Une thérapie s’impose, mon pénis me parle.

C`est vraiment pas juste. Je me laisse souvent entrainer dans des p’tites aventures anodines qui souvent tournent au vinaigre juste parce que j’ai manqué de jugement et souvent j’ai fait trop confiance à l’intégrité et l’honnêteté des gars avec qui je baise.

Ma situation d’adulte ouvertement gai, dans une région reculée loin par en arrière, m’emmène à rencontrer plein de beaux mâles qui ont souvent des squelettes dans le garde-robe bien plus gros que les miens. Mon garde de robe à moi, dernièrement, ne contient que mes robes et mes souliers à talons hauts. Pour fourrer la patente, j’ai juste déménagé mes squelettes dans mon p’tit « jardin secret » (nouveau terme « zen » que j’ai appris lord de mon dernier voyage à la Baie James). Eh, question de mêler le monde un peu.

Je commence à en avoir assez des maudits beaux gars au corps trop parfait, les adonis du quartier, qui veulent entretenir une relation avec moi juste pour finalement m’avouer vouloir leurs premières relations sexuelles avec un homme. Tous sans exception, souvent à mon insu, sont en relation stable avec une fille, ses maudits salauds. Oui celle-là, qui lui sert de poupée pour assouvir leurs besoins sexuels. Les dindes que je les appels.

Moi de mon coté tabarnak, je n’ai pas à faire une « viarge » d’enquête publique à chaque esti gorlot que je rencontre juste pour me tremper le pinceau. Même Jean Charest là comprend celle-là, hein? Les enquêtes publiques ça ne sert à rien, en tout cas pas dans se dossier là! Bon je m’écarte là!

Cela dit, y a les fois ou je fais fi de ce que je sais du gorlot ou de sa dinde, tout simplement parce qu’il est une prise de choix, le spécimen que je vais avoir dans mon lit juste une fois dans ma vie, puis là je me dis, ou plutôt mon pénis me glisse à l’oreille, « OK, vas-y on réglera les détails demain ». Je suis certain que vous voyez l’image du pénis qui me parle à l’oreille, he he he…

Bien, l’été dernier c’est ce qui est arrivé. On se retrouve une couple d’amis autour du feu, dont la dinde de monsieur « best deal of the year », que je ne connais pas, mais bon! Vers les minuit touts le monde se lèvent et se dirigent vers leurs voitures, « merci mon ti-guy pi tout le tra la la »… sauf qu'à ma grande surprise, y a le beau monsieur qui lance comme ça à sa blonde, « descend avec chose là moi je fini ma caisse avec ti-guy puis je me prends un taxi plus tard. Ok chéri, on se voit, plus tard. Merci ti-guy. » Qu’elle répond d’un ton très rassuré.

« C’est à ce moment-là que mon pénis s’est remis à me parler. Il en avait long à me raconter avec sa théorie du « c’est pas moi qui la chercher ». Je me sentais un peu comme si Corbeil m’annonçait à la roue de fortune que je venais de gagner le gros lot. »

Aussitôt que la dinde vire, le coin, vous l’aurez deviné, beau mâle me saute dessus puis vous connaissez le reste de l’histoire.

Sauf qu’à ma grande surprise et à mon grand désarroi *ironie*, beau mâle est revenu souvent depuis. Je lui avais dit qu’à l’usage il en développerait une certaine dépendance. Ben quoi? Je ne suis toujours bien pas pour me tatouer des dents carriers sur les fesses pour le décourager hein? Question de faire durer le plaisir, je lui ai aussi offert une solution complète qui inclut aussi toute une gamme de thérapies si le regret s’installe. Aller jusqu'à se matin je ne savais même plus si la dinde était toujours dans le décor, les choses allaient si bien.

Méton qu’à 10h se matin j’ai appris la langue du poulailler en esti quand elle m’a chié dans le cou pendant une heure. Comment là telle découvert? Je ne le sais pas, mais criss qu’elle connaissait des détails qui demandent des explications.

D’un côté, je crois que c’est pas juste pour moi. Mon pénis lui, me répète sans cesse que « je suis trop sensible », pi que depuis que le beau blond a compris que j’aime bien sa langue dans mon oreille quand y me l’envoi par en arrière, la dinde prend moins d’importance dans mes décisions.

Après tout ce n’est pas ma faute si la dinde ne prend pas soin de son homme, hein?


La madame…

vendredi 20 novembre 2009

The glacier!

On se louait une chambre dans un « Bed and breakfast » au pied de la montagne à Whistler en Colombie-Britannique, pour une couple de jours, sans vraiment savoir combien de temps on y resterait. La dame au comptoir nous demande combien de chambres, on lui répond UNE! De toutes évidences, elle nous regarde moi et François et elle sent le besoin de spécifier qu’il n’y a qu’un lit par chambre. « OK » que je rétorque assez rapidement.

On peut évidemment voir dans le visage de la gentille dame d’origine chinoise que quelque chose ne fonctionne pas. Effectivement, elle se demande où l’un de nous couchera. « Le divan ne s’ouvre pas en passant. » Prend-elle le temps de spécifier. Elle n’a toujours pas compris que François et moi, sommes gais et que par conséquent nous coucherons ensemble. Peu importe.

Un peu plus tard.

Asie sur la terrasse d’un p’tit pub au pied de la montagne, François et moi sommes à la recherche d’aventures, donc j’effeuille les différents dépliants publicitaires touristiques de la place. « François, ça te tente-tu d’aller piqueniquer sur un glacier à 7500’ pieds d’altitudes? » Pour $375 par personne on prend un hydravion pour le Glacier… « Ouais pourquoi pas! » me dit-il. François est sans aucun doute le plus facile pour voyager.

J’appelle le gars à l’aéroport, en faite il s’agissait du pilot lui-même, puis il me laisse savoir que nous sommes seules pour le demain et qu’à deux passagers seulement il ne décolle pas. Question de prix. « Normalement je ne décolle pas sans au moins six passagers », me dit-il. Je lui demande combien ça couterait si nous étions seulement nous deux, et il me répond « trop cher », approximativement $800/pers. Je regarde François et on lui répond que ça nous intéresse, malgré le prix. « Donc on se voix demain? » Je lui demande. Il me dit « OK! »

Alors que François et moi nous présentons à l’heure convenue la veille, le pilote est en retard. Lorsqu’il arrive, il demande, au contrôleur, « où sont les autres? » Le contrôleur rétorque « qu’il n’y en a pas d’autre. » Ce n’est qu’après une négociation assez serrée, qu’on s’entend donc sur notre départ.

Toute une aventure!



- 50 minutes de vol (aller seulement) à bord d’un « camion volant », un Beaver De Havilland 1969.
- 2 heures de silence, de nature brute, et l’absence de toute forme microondes.
- Un ciel clair, très pure, mais si froid.

J’ai soudainement réalisé combien la nature nous contrôlait et non le contraire. Grande leçon d’humilité, François et moi en somme retourner de cette petite aventure avec une meilleure compréhension de la vie.

Évidemment, l’argent n’avait rien à y voir!


La madame...