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lundi 28 mars 2011

Le banc de neige qui dégèle!

Sérieusement si je m’écoutais ça serait facile de déprimer. Quand on suit un peu l’actualité, ce n’est pas long que le cœur nous lève. Plate à dire, mais moi j’aurais tellement aimé que le gouvernement du Canada remettre une somme équivalente au cout d’une élection aux victimes du Japon, plutôt que de le dépenser dans une campagne électorale comme c’est le cas actuellement. Ça me déprime en maudit. Difficile de combattre la déprime saisonnière surtout quand l’hiver semble s’accrocher à n’en plus finir.

Malgré tout, le travail reprend, je sors de la maison et soudainement les choses changent! Peu à peu, le transport recommence et la vie reprend. Aujourd’hui, je me sens comme un banc de neige qui dégèle, le poids de l’hiver et du froid qui s’effrite au fil des jours. Lentement de jour en jour le sang recommence à couler dans mes veines. Les sourires des beaux gars de «shipping» chez les quincaillers, les muscles des beaux mâles sur les chantiers de construction, puis même les boutades de grognon chez Ti-Mé, me font revivre et vibrer pour me réchauffer!

Les geais bleus et les cardinaux rouges qui se battent aux mangeoires fraichement remplies. Cette odeur de pelouses qui dégèlent est comme un parfum que j’avais oublié, l’espace d’un hiver! Tranquillement, je regagne mes sens, mes idées deviennent plus claires et le gout de me fixer de nouveau objectif réapparait. Soudainement, je me surprends à faire des plans, et à avoir hâte aux prochaines festivités!

Bon, pas que je n’ai plus rien à dire, mais y a le livreur de Molson au dépanneur du lac qui s’en vient, je ne voudrais tellement pas le manquer, c’est à cause de lui si la sève coule.

À plus ma gang de vous autres!

La madame…

lundi 7 mars 2011

Finalement, le royaume est en paix.

Il est fréquent qu’il arrive au Roi, notre égo, de s’enliser dans l’étroitesse de ses croyances et de se convaincre qu’il a les seules, bonnes opinions sur des sujets quelles conques. Durand ce moment où il devient l’empereur incontesté du sujet et qu’il déguste les fruits et les offrandes de ses sujets en adoration de ses certitudes, il lui arrive d’en perdre la raison.

Parfois cet égo, plus difficile à nourrir qu’un canidé ou du mammifère typique de la ferme bovine, se croit si puissant que le centre de l’univers néglige le plus important, « la raison ne réside et règne seulement quand le royaume est en paix! »

La chute et la défaite sont souvent fatales, et très peu d’entre eux s’en sortent indemnes. Mais la confiance en soi est importante.

Maintenant face à se vide, oui celui-là même qui m’aura permis d’atteindre cette sérénité, que reste-t-il? Où sont mes nouveaux repères, ceux qui me permettront d’avancer vers de nouveaux horizons?

Vous qui ne faites pas encore partie de ce monde virtuel, mais si cruel auquel j’appartiens, où êtes-vous? Mine de rien puisque j’en suis à la case départ, j’admets être à la recherche de nouveaux défis, celui de réapprendre à m’aimer. Dites-moi où êtes-vous?

La madame…

samedi 16 octobre 2010

Les questions existentielles!

Aujourd’hui, on m’a posé une question existentielle qui mérite quand même mon attention. Si je peux aider quelqu’un et ainsi lui épargner les couts d’une thérapie, j’aurais quand même atteins un objectif. Pour les besoins de préserver l’identité d’une fragile créature, j’emploierai le terme « chose » au féminin donc Chosette. Elle est bien fine en plus !

Question de Chosette : « Je suis ben sul bord de virer aux femmes... C'est quoi le secret pour comprendre un homme ? »

Ma réponse : « Salut Chosette, les hommes c’est comme la poutine, tu n’as pas besoin d’ouvrir un livre de recettes pour les comprendre. Les ingrédients sont très simples, une bonne dose de culs, de la bière et de Hockey, à cela tu ajoutes un peu de chips et de fromage en grains puis tu vas voir que tout va bien aller.

C’est quand tu commences à ajouter, l’amour inconditionnel, la fidélité, le mariage, ou trop d’osti de bulles dans le bain que ça se complique. C’est comme si tu mettais des fruits ou de la crème glacée sur la poutine.

C’est comme ça que les comprend moi les hommes, puis y faut pas compliquer les choses pour rien, hein? Moi j’ai rien contre les lesbiennes en plus! »

La madame...

jeudi 5 novembre 2009

Il m’arrive de la sniffer.

Elle est la seule qui m’excite à ce point, elle est belle, elle est blanche, elle est immaculée, mais parfois d’une froidure. Chaque fois, elle me surprend, mais me ravit. Elle me rappelle tellement les souvenirs de mon enfance. À l’occasion, la séduisante m’aura même fait manquer mon travail. À chaque fois je lui fais l’amour sans questionnement.

Je l’aime c’est tout!

Cet après-midi, alors que je m’occupe à sortir le bois des boisés, elle me caresse le visage comme si y elle me demandait, candidement, que je lui fasse l’amour encore une fois.

« Mais qui es-tu pour prétendre que je dois me soumettre à ta séduction? Chaque fois que tu le désir? »

Au cours des ans tu m’auras imposé le respect, ta cadence et tes humeurs. Madame parfois vous n’êtes pas si facile à vivre.

Aujourd’hui tout se que je veux, est que personne ne se doute de notre relation si intime. Vous le savez très bien je suis gai, et je n’ai rien à voir avec vos sautes d’humeur.

Madame je vous aime beaucoup, mais je dois prendre soin de moi, je dois me procurer de nouvelles chaussures pour me protéger de vos sautes d’humeur qui parfois me sont très couteuses.

Sans rancune, et si vous me visiter cet hiver vous serez la bienvenue, le foyer et la soupe aux pois sont toujours prêt!

« Inutile de spécifier que je dois mettre fin à notre relation, mais je vous rassure, en toute réalité, je vous aime toujours! …juste pas pressé de vous pelleter! »

La madame...

mercredi 4 novembre 2009

Une p’tite branlette!

Dans la frénésie d’un horaire vraiment trop chargé, hier, mardi a quand même été une très belle journée. Alors que je devais me rendre sur Hochelaga pour une entrevue, j’en ai profité pour planifier plusieurs autres petites choses pour rendre la journée profitable. Je me suis quand même déplacer depuis Victoriaville, autant s’assurer que le déplacement dans la grande ville en vaut la peine.

Cela fait maintenant depuis 2004 que je ne reste plus dans le village gai, mais j’avoue qu’à chaque fois que j’y mets les pieds, mes « senses » s’animent. Je me rappelle les jours où je n’avais qu’à sortir sur mon balcon vers les 17:15pm pour regarder Claude Poirier produire son reportage quotidien juste devant la porte de TVA, de l’autre coté de la rue. 1500 pieds du Sky Club pour être plus précis.

Malgré la journée chargée, je me suis permis d’arpenter la St-Catherine pour revivre quelques émotions. Inutile de vous dire que j’adore voir tous ces beaux jeunes garçons, au début de leurs grandes aventures de grandes duchesses au pays des merveilles qui n’en finissent plus de nous impressionner avec leurs plus séduisants plumages dévoilant avec arrogance et assurance leur désir de vivre leurs vies en accord avec leurs conditions, leur désir de s’affirmer et d’être en paix avec eux même. Bravo!

Comme d’habitude, je me rends toujours à la boutique Priape pour y ramasser quelques magazines, mais surtout pour me délecter et dévorer du regard tous ses séduisants et jeunes coqs.

Au comptoir le très souriant, séduisant et aimable Maxime, aussi un amateur du Sky Club, s’empresse à répondre à toutes mes questions dans le but de s’assurer que mon expérience dans la boutique en soit une que j’apprécie. Le jeune verbomoteur à la chevelure digne d’un jeune pharaon est tellement gentil à mon égard, qu’il en vient à me donner une petite érection, vous savez une petite, mine de rien?

Pas mal fin le beau Maxime!

Tout en servant ses clients, il n’hésite pas à me confier qu’il aime la poésie, qu’il aime écrire et que la prochaine étape serait d’avoir son propre blogue pour nous partager cette joie de vivre. Je crois sincèrement que s’il y met la même énergie à ses textes qu’à l’excentricité de sa chevelure, le beau Maxime sera très intéressant à lire.




Entre-temps vous pouvez toujours le rencontrer derrière le comptoir au Priape dans notre si coloré et si vivant village gai de Montréal.

« Ça Maxime c’était mon grand coup de langue pour te dire qu’en plus d’être beau t’es super fin, merci! »

Moi je vous laisse là-dessus, je suis parti pour une petite branlette!


La madame…

dimanche 25 octobre 2009

J’ai fait mon temps!

Tout ce temps sans horizon, sans percevoir la rondeur de notre habitacle qu’est la planète bleue. À peine capable de me souvenir de l’odeur d’une fraise des champs, le son d’une vague s’éclaboussant sur les berges d’une plage, la couleur de ton visage quand tu te fâches, la danse de la lumière sur l’étant provenant de l’abondance de mes larmes.

Je suis perdu dans mes souvenirs sans rapport avec cette réalité que nos enfants connaissent aujourd’hui.

Me voilà libre! Libre de quoi? Peut être un peu plus captif que dans les murs qui me protégeaient de cette pollution qui n’a ni pitié de moi, pas plus que la famille et des amis de ma victime.

Libre! Ô que non! Ce n’est qu’une illusion.

Les tourments de mon quotidien ne feront qu’une bouchée de moi et me ramèneront rapidement à mon naturel désillusionné, et désabusé de notre société. Mon dégout pour cette viande à varier refait surface aussi tôt.

S’il vous plait, dites-moi, que dois-je faire pour regagner cette sensation de réconfort et de sécurité que me procurait cet individu, vêtu d’un uniforme grisâtre devant les barreaux de ma cellule? Seule sa compassion me rassurerait.

En vérité que me reste-t-il?

RIEN!


La madame...

mardi 11 août 2009

Entre vous et moi

Si j’avais trois ou quatre Rafael Nadal à la maison, est-ce que je pourrais prétendre que c’est juste pour consommation personnelle?

la madame...