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samedi 31 juillet 2010

Quand le Catholicisme devient l’emblème du mal

Il y a de ça bien longtemps que je me suis rendu compte que je n’étais qu’un maudit bâtard. Étant un orphelin, né en 1964 d’une mère-pécheresse et pour ensuite à mon adolescence m’être rendu compte que j’étais gai, j’avoue avoir porté sur mes épaules ce fardeau que m’imposait l’Église Catholique pendant une certaine période de temps dans ma vie. Heureusement, je suis rapidement retombé sur mes pattes, en choisissant de devenir l’auteur de ma vie et en décidant de prendre le premier rôle sur ce qui deviendrait une vie quand même assez intéressante. Bon, assez parlé de moi !

Dernièrement je suis tombé sur un excellent documentaire de Joe Cultrera « Hands of God » qui relate le mystère et les faits concernant le Père Joseph Birmingham qui selon celui-ci, il aurait été l’auteur d’agressions sexuel sur une centaine de jeunes servants de messe au cours de sa carrière de prêtre. Le documentaire trait aussi sur le rôle que l’Église Catholique aurait joué pour tenter de cacher en toute impunité ses méfaits et ses gestes ignobles. Inutile de vous dire que l’histoire de Joe Birmingham n’est que la pointe de l’iceberg, plus prêt de nous on se rappellera aussi de l’histoire récente de L’évêque Raymond Lahey.

Par son refus de s’adapter à une société qui évolue et dont les besoins sont en mutation, de reconnaitre la place importante que prend la femme dans notre société, la reconnaissance de la science et son acharnement en inculquant une vision archaïque et préhistorique, l’Église Catholique est en train de renverser son image à l’opposer de ce qu’elle devrait représenter selon son enseignement pour en devenir l’emblème du mal. Mais jusqu’où l’ignorance peut-elle mener ?

Aujourd’hui Gay Kosmopol produit un excellent article qui nous parle D’Anne Rice qui a décidé de quitter le Catholicisme pour le besoin de sa croyance au Christ.

« Au nom du Christ, je quitte le christianisme et cesse d'être chrétienne » (Anne Rice)

L'auteure américaine de romans fantastiques Anne Rice quitte le catholicisme au nom du Christ et de l'humanisme. On lui doit le célèbre Entretien avec un vampire, premier volume de la série romanesque chronique des Vampires. Voici les textes qu'elle a publiés sur son site de fans facebook.

« Ma foi dans le Christ est au coeur de ma vie. Ma conversion d'athée pessimiste perdue dans un monde que je ne comprenais pas en une croyante optimiste en un univers créé et soutenu par un Dieu aimant est cruciale pour moi. Mais suivre le Christ ne veut pas dire suivre ceux qui le suivent. Le Christ est infiniment plus important que le christianisme et le sera toujours, quoi que soit le Christianisme, quoi qu'il ait été ou quoi qu'il devienne. »

« Comme je l'ai exprimé (...), j'arrête d'être chrétienne. C'est fini. Au nom du Christ, je refuse d'être antigai. Je refuse d'être contre le contrôle artificiel des naissances. Je refuse d'être antiféministe. Je refuse d'être antidémocrate. Je refuse d'être antiscience. Je refuse d'être antivie. Au nom du ...Christ, je quitte le christianisme et cesse d'être chrétienne. Amen. »

Sur facebook, plus de 82000 personnes 'aiment ça'!

Commentaire

Quand Anne Rice parle de quitter le christianisme, il faut sans doute lire quitter le catholicisme. Certaines églises protestantes, on le sait, sont démocrates, pro gai, et ne refusent pas la contraception. Pour ce qui est de la majorité des églises chrétiennes, le catholicisme ou de l'Église orthodoxe et les protestants conservateurs, Anne Rice ne se trompe bien sûr pas, mais il était inutile de globaliser.
Source : Gay Kosmopol 31/07/2010

vendredi 26 mars 2010

L’église qui s’effrite au vent!

Il y a déjà 30 ans que je me libérais. Le jour où j’annonçais à mes parents que la messe du dimanche s’en était finie. 30 ans que je fais l’effort de comprendre et de mettre en pratique le message véhiculé par les représentants de l’Église Catholique et de l’intégrer dans une vie sans croyances réelle envers l’institution.

Oui je croix que la majorité des enseignements qui m’ont été enseignés au cours de mon éducation, dans une réalité qui tient plus de la théorie de l’évolution plutôt que la théorie du créationnisme comme le sous-entend la religion catholique, sont de bonnes bases de vie.

D’un autre côté, quand on réalise que ladite institution est tellement vicieuse et pervers que tous les fondements de leurs enseignements sont surpassés par les crimes les plus dévastateurs et opposés à leurs propres enseignements, je me pose beaucoup de questions.

Si j’étais un ainé aujourd’hui et que tous les fondements et les règlements de ma vie reposaient sur la croyance et la confiance envers ladite institution, qu’est « la Religion Catholique », à la lumière de tous ses scandales, comment je me sentirais?

Trahi!

Cela dit, j’ai déjà exprimé mon grand mépris pour l’Église Catholique, dans mon billet « Je ne suis qu’un maudit bâtard » et il serait inapproprié de revenir sur le sujet. Le temps est à la réconciliation et au pardon comme ils nous enseignent si bien, ce que je fais sans hésitation.

On doit être capable de passer à autre chose et d’oublier le mal qu’ils nous ont fait. Même moi j’ai droit au bonheur et la joie de vivre sans la haine et le malheur du passé.

En conclusion, ils peuvent le tremper (le Pape) dans le goudron et les plumes s’ils le veulent, je m’en fou. Mais en réalités quand je regarde les nouvelles et l’actualité dernièrement, moi je ne voudrais surtout pas m’appeler Le Pape Benoit XVI, parce qu’aujourd’hui il fait pitié, comme tous les représentants de son institution d'ailleurs.

Mes prières vont à toutes les victimes de cet empire anarchique et dictatorial qui aura su brisé tous ces rêves d’enfants et à tous nos ainés qui se sentent trahi par un organisme comme celui de l’Église Catholique et qui aujourd’hui ont besoin d’un brin de réconfort.

La madame...

samedi 17 octobre 2009

Mon Dieu où es-tu?

Y a des matins comme ce matin où la télévision et l’ordinateur ne sont pas requis pour le divertissement. 7 h se matin quand je me suis levé, à ma grande surprise il y avait une mince et délicate couche de glace sur le lac. Ce qui a donné droit à un assez beau spectacle quand le soleil s’est levé. Le reflet de couleurs rayonnant sur la glace et reflétant sur le mur de ma salle à manger au deuxième étage, ainsi produisant une projection de douces émotions sous la forme de figurines aussi improvisées que le spectacle lui-même.
Scène matinale d’automne qui ne sollicite que de la paix et la joie et une bonne dose de sérénité. Dans le silence, je déguste le moment.

Dernièrement, je réfléchis beaucoup sur ma spiritualité que je néglige. Oui, je suis très paresseux comme ma très pieuse mère me le répète souvent. Définitivement, la réflexion était nécessaire parce que depuis plus de 30 ans j’y avais abandonné la possibilité d’un dieu ou de toutes formes d’être suprême.

Par contre lorsque je me lève le matin et que j’ai la chance de contempler la danse du soleil levant sur la peinture défraichie de mon chalet, force d’admettre que peut-être, il y a un être supérieur qui me regarde d’en haut tout comme je le fais quand j`observe les derniers battements d’ailes de nos papillons d’automne.

Non je vous rassure je ne sombre surtout pas dans l’adhésion à des théories aussi farfelues que le créationnisme, l’une comme l’autre que celles proclamer par les religions aussi ridicules que la religion catholique ou tout autre religion en passant. Je suis peut-être, juste très content que le hasard me permette de vivre le privilège qu’est « La Vie » sur la Terre, donc bien content d’être au rendez-vous.

Plongées dans la lecture d’un livre que j’adore et dévore, Les Quatre Accords Toltèques (Don Miguel Ruiz, Édition Roches Jouvence), à la recherche de réponses aux multiples questions existentielles et orphelines, les pages tournent et rien ne pourrait me distraire.

Erreur, une voix criarde et mal engueulé vient me distraire ne serais-ce que pour un moment. C’est la voisine qui se tient sur le balcon, en jaquette et en pantoufles, en train de profaner que des jurons à l’endroit de son mari. « Osti que t’es pas brillant, écoute-moi pi tu va voir ça va marcher… » Le mari, debout sur le quai, définitivement désemparé devant la tâche qu’il ne sait comment accomplir par lui-même. Désespérément à la recherche d’une solution pour taire la grosse épaisse sur le balcon qui lui dicte comment il devrait s’y prendre pour sortir de l’eau ce moyen de transport nautique préhistorique qu’est le pédalo.

Bon, je place mon signet dans mon livre à la page du livre, page 68, puis jette un œil sur la situation de crise à l’extérieur qui vient perturber le moment sacré de méditation que je savoure.

« Tire sur la crisse de corde puis y vas venir vers toi, après tu le tires sur la berge, osti… c’est simple pourtant?» lui criât-elle. « Oui, mais chérie la corde est tombée dans l’eau » lui réplique-t-elle sur une note soumise. Il trébuche et tombe à l’eau. La grosse épaisse se précipite pour l’aider à sortir de l’eau toujours en criant comme une folle.

La situation maintenant sous contrôle, j’ai le sentiment que je devrais peut-être retourner vaguer à mes occupations de lecture. Dans un besoin urgent de tranquillité, je retrouve la page ou j’en étais et sans perdre une minute me remet à ma lecture, tentant vainement de rejoindre cette sensation de paix et de sérénité qui me rendait si heureux.

La première ligne que je rattrape va comme suit;
« Nous supposons que tout le monde voit la vie comme nous le voyons. Nous supposons que les autres pensent comme nous pensons, qu’ils ressentent les choses comme nous le ressentons, qu’ils nous jugent comme nous les jugeons... »

En lisant ses quelques lignes, je lève les yeux, et réagis à cette affirmation sans hésitations…

Non, ce n’est pas le cas… Elle n’a qu’à le laisser se noyer le calice d’épais!

La madame...

jeudi 1 octobre 2009

Je ne suis qu’un maudit bâtard!

J’avoue commencer cet article sans vraiment savoir si je vais le finir. Ça fait plusieurs fois que j’essaie d’écrire sur le sujet et puis la douleur s’installe puis avant même de le finir je l’efface. Il y a des sujets ou j’ai beaucoup d’émotions, trop de peine, puis je me dégonfle. Non, non je ne suis pas à la recherche de sympathie ou en train de me plaindre, c’est juste mon petit coté féminin qui me rend hyper sensible sur certains sujets.

Une nouvelle qui a attiré mon attention ce matin est celle de l’Évêque Raymond Lahey qui s’est fait prendre avec de la pornographie juvénile sur son portable. Une nouvelle qui me choque et qui vient me chercher au plus profond de moi, pour le geste et surtout pour ce que l’institution, qu’est l’Église Catholique, représente.

Je suis sûr que vous vous dites, oui, mais qui est-il pour s’en offenser, le gars qui est gai et qui ne se gêne pas pour nous mettre plein d’images dans la face aussitôt qu’il en a la chance?

OK j’avoue, être excentrique, extraverti et coloré, mais assez intelligent pour faire la différence entre relations entre adultes consentants et pornographies juvéniles qui risque de détruire la vie de pauvres enfants.

Je suis gai, très gai même mais définitivement pas un pédophile! Clarification souvent nécessaire pour les moins éduqués, puisque dans la majorité du temps ce n’est pas de leurs fautes, je comprends.

Donc, je disais, une nouvelle qui ravive beaucoup de haine, de peine et de rage envers l’institution qu’il représente.

Moi j’ai été séparé de mes parents à la naissance. En 1964 au Québec, selon les mœurs sociale et religieuse de l’époque, « était un illégitime le nouveau-né venant d’un couple non marier selon les règles de l’Église Catholique ». Si le soi-disant couple ne désirait pas se marier et par le fait même continuer de fonctionner dans une société normale sans se faire renier, ils n’avaient qu’à abandonner l’enfant à la crèche, donc renier celui-ci pour ensuite poursuivre leurs chemins comme si de rien n’était. Ironiquement, geste valorisé à cette époque. « Mieux valait abandonner votre enfant à l’institution plutôt que d’être une fille mère, et en porter le fardeau du péché pour le reste de vos jours ». Quelle maudite connerie.

Naturellement comme l’église était profondément influente dans nos systèmes sociaux telles l’éducation, la santé, et la politique le choix était assez clair, qui aurait pu les blâmer?

Heureusement, j’ai eu l’extrême chance d’être adopté à l’âge de 14 mois, accueillis par une famille extraordinaire et aimante, du même coup la vie m’aura souri, et n’aura jamais eu de réel conséquent de cette aventure.

A mon adolescence, où j’ai réalisé que j’étais attiré par le même sexe il m’a aussi fallu entreprendre une démarche introspective, une longue démarche de recherche et d’acceptation sur ma propre personne. « Un pèlerinage sans fin où il m’aura fallu encore une fois de plus faire fi des croyances de mes parents, ceux-là mêmes qui m’ont sauvé d’une première catastrophe causer par la même institution qui aujourd’hui me renie toujours et n’accepte pas mon homosexualité ».

Il m’aura fallu beaucoup de temps pour en venir à être capable d’appliquer et mettre en pratique un de leurs enseignements, celui d’une valeur tellement importante aux yeux de mes parents, celle de pardonner. Malgré tout, encore aujourd’hui l’Église Catholique figure parmi ceux auquel j’ai beaucoup de difficulté à pardonner.

Aujourd’hui le seul parent qui me reste, ma mère, usée par les années et grugée par la maladie, n’a plus la capacité de comprendre l’ampleur de mes souffrances. Oui, j’aurais tellement avoir pu lui expliquer alors qu’il en était encore le temps, « oui Maman, je leur aie pardonné » (Religion catholique).

Malgré tout, encore aujourd’hui, des milliers d’enfants sont toujours victime d’un empire et d’un régime nourrit par l’indifférence et l’ignorance, qui préférera verser de larges sommes d’argent pour sauver son image plutôt que de mettre en pratique ce qu’ils prêchent depuis le début « l’amour de nos enfants ».




« M. Lahey, ce n’est pas sans y avoir longuement réfléchi, que je vous souhaite la même douleur, que l’institution que vous représentez m’a infligée tout au long de ma vie. J’espère que cette douleur, processus nécessaire au pardon, vous amènera, un jour à me comprendre! »

La madame...