jeudi 19 novembre 2009

HMCS HURON !




Je n’écris pas très souvent sur la période où j’étais dans la Marine canadienne. Le HMCS Huron 281, le destroyer, de la série 280, redoutable de l’atlantique à l’époque, fiction ou pas j’y étais. Peut-être parce que c’est une période trouble de ma vie, période de questionnement, mais surtout période d’insécurité et de questionnement profond. Remise en question sur ma sexualité à un bien mauvais moment surtout que l’armée canadienne n’était pas la plus douée pour aider les jeunes en détresse en matière de sexualité.

Ma survie je la dois à mes amis. Merci à Régis, Jean-Pierre, Pelletier, Jobin et tout le reste d’une maudite belle gang de joyeux lurons. Malheureusement à l’époque, j’ai décidé de rester dans le garde-robe parce que tous étaient si troublants y compris ma propre connaissance sur le sujet de l’homosexualité. Inutile de vous dire qu’en plus de vivre des expériences aussi extraordinaires comme militaire, mais aussi très insécurisantes comme individu un peu perdu dans sa vie privée, les gammes d’émotions ne manquaient pas. Ça prenait des nerfs d’acier pour y survivre.

Heureusement, j’ai quand même su y tirer mon épingle du jeu, en m’imposant des défis personnels, tel devenir plongeur sauveteur sur le navire, ce qui m’aura valu beaucoup de respect de la part de mes paires sur le navire. L’entrainement nécessaire pour le cours de plongeur est absolument fou. Un entrainement que peu réussissaient (15% des participants) du à l’exigence physique requise. Inutile de vous dire que j’étais très en forme physique à l’époque et que 100 « push ups » le matin, 4 km de nage en eau salée ne faisait partie que d’une routine de départ, avant le petit déjeuner à tous les matins. Dieu sait qu’il y avait aussi des maudits beaux gars dans les douches à l’école de plongée. Des muscles… y en avaient en abondance à tous les jours sous la douche.





À la recherche de reconnaissance, de valorisations, d’une identité, malheureusement je m’y suis perdu. C’est avec le plus grand regret que je n’aie trouvé aucune autre solution que de tout laisser derrière moi sans explications, sans réponses… il m’aura fallu près d’un quart de siècle pour en venir à être en paix avec moi-même sur se passage trouble et perturbé de ma vie.

À mes amis que je regrette beaucoup, sincèrement je m’excuse, je m’excuse… mais surtout je vous remercie pour le bonheur que vous aurez su me donner lors de votre bref passage dans ma vie.

Sincèrement, merci!

Ti-guy

6 commentaires:

  1. Mon cher Guy , ça été un plaisir de naviguer sur le même bateau que toi et même de prendre ma douche avec toi ( à l'occassion ) je ne t'ai pas revu depuis 25 ans mais bienôt j'espère en prendre un grosse avec toi ( bière ).

    À bientôt mon chum

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  2. Salut Régis, J’ai les émotions un peu à fleur de peau à soir, sincèrement, je te remercie pour tes commentaires… Surtout que je savais très bien à l’époque que ta p’tite graine n’aurait jamais pu me satisfaire… *Joke*

    Merci! Ti-guy

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  3. J'ai bien failli lâcher ma vie de civil pour m'enrôler dans l'armée et si un évenement n'était survenu peu avant le grand départ : ma formation comme préposé d'ambulance au Cégep Ahuntsic...

    Aujourd'hui, je dois admettre que j'ai des regrets d'avoir délaissé les Forces. J'aurais peut-être une belle pension et un bon emploi valorisant dans le civil comme infirmier... ;-)

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  4. Wow, t'étais solide, dommage qu'on est pas dans la même équipe loll! ;-)

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  5. @JF
    Je viens justement de parler à un ami du HURON, Régis, puis je peu te dire que L’armé c’est pas juste la carrière, c’est aussi la camaraderie!!

    @Automne64
    Peu importe l’équipe, parfois l’amitié c’est bien plus fort… Ta visite sur mon blogue te place dans la même équipe que moi… peu importe qui je baise! Hein?

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  6. Ben sûr, c'était une tentative de joke...Moi je ne baise pas pantoute lol!

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Oui oui, c’est un secret!