mercredi 30 septembre 2009

Le clown Laliberté ne me fait pas rire

Selon certaines analyses en communication, le voyage de M. Laliberté ne reçoit pas la couverture médiatique nécessaire pour l’impact recherché par la cause « One Drop », à travers le monde. Il est normal qu’ici au Québec nous l’entendions beaucoup puisqu’il vient d’ici, mais…?

Sachant que les taxes sont notre moyen collectif pour s’assurer que nous protégions nos ressources naturelles, comme l’eau potable, la question que je me pose est la suivante; est-ce que M. Laliberté paie autant de taxe qu’il le devrait en relation avec la richesse qu’il possède? Ou bien vue d’une autre manière; combien de savants comptables travaillent au compte de M. Laliberté pour s’assurer qu’il n’en payera pas ou moins?

Mon dernier point,
combien de litres d’eau potable auront été nécessaires pour rendre ce voyage vers les étoiles réalisable? Ici je fais référence à l’empreinte écologique du projet par exemple, la fabrication des équipements, navette spatiale, les carburants, les produits toxiques et j’en passe.

En conclusion, « moi les trips de multimilliardaires je n’ai rien contre ça, mais qu’on ne me prenne pas pour une valise qu’on peut emplir à sa guise avec des causes bidon. Pour me jeter de la poudre aux yeux, TABARNAK! » Comme dirait Falardouille...

Pas fort, pas fort comme le dirait l’autre…

La madame...

mardi 29 septembre 2009

Ma réhabilitation va bon train

Je pense que ce n’est plus un secret, tout le monde sait maintenant que je suis en thérapie et que sous peu si tout va bien je serai libéré de mon obligation de la suivre. Eh oui ça n’a pas toujours été facile, mais avec de la détermination, beaucoup d’effort, et du tape au bout des doits (mesure nécessaire pour que j’arrête de me masturber en public) j’ai réussi à me réhabiliter. Du moins, c’est ce que mon grand frère, oui celui qui me suit jusque dans les toilettes, me dit? Oh puis, saviez vous que me gratter le moineau à longueur de journée ne fera pas de moi un ornithologue?

Une des choses les plus difficiles fut d’arrêter de répondre aux p’tites voix qui me parlent dans ma tête… les p’tites bibittes que j’ai dans le traineau, vous savez? Mais mon nouveau voisin, le grand macchabée de 96 ans, complètement sourd me dit-on, viens prendre son café tous les jours, depuis il me semble que les symptômes s’atténuent? Il est très patient et a un excellent sens de l’écoute! Je ne sais pas pourquoi, mais ça coute cher de café, parce que lui il le prend avec du Bailey, mais bon! Il sourit en tout temps le mec!

Y a le p’tit blond du dépanneur qui lui vient juste de comprendre que quand je le harcèle avec ses belles fesses qu’il n’a juste à m’offrir le fromage en grains en spécial puis me voila sur une autre piste. À 16 ans j’ai décidé de lui donner un break! Puis le fromage, même s’il est passé date, est super bon!

Ah pi, y a mon nouveau nouvel ami, le beau Patrick qui est venu prendre une bière avec moi l’autre jour. Y a pas trouvé ça drôle, à la cage aux sports, quand je me suis mis à pisser sur lui pour marquer mon territoire, quand la belle Andréane s’est montrée! C’était sa suggestion, de toute façon.

C’est sûr que je ne peux pas m’attendre à ce que les fonctionnaires du Service canadien du Renseignement de Sécurité me réembauchent de si tôt, mais ils m’appellent quand même pour prendre de mes nouvelles. Je ne suis juste pas très sure que je comprends pourquoi ils veulent toujours savoir la date de ma libération. Étrange non?

À part ça tout va bien, ah j’allais oublier! Je ne sais pas du pourquoi, mais mon chum Falardeau ne retourne plus mes appels??? Y as-tu changé de numéros l’hostie de pourriture?

Drew tu me cache des choses mon ti-criss…

La madame…

lundi 28 septembre 2009

Personality tuning?

« Personality tuning » veut dire quoi au juste? Si je ne suis pas assez drôle je peux-tu me faire installer un piton pour faire rire les autres au besoin? Ou bien une membrane pour me faire brailler quand je devrais avoir des émotions? Ou… un levier pour me faire crier de rage quand je fais piler sur les pieds par un emmerdeur??? Oh! J’aime bien le « grain de beauté » sur lequel on presse deux coups pour me faire chialer, alors qu’il suffit de me donner une bonne gifle pour arrêter le tout… Les rires, les pleurs, les émotions... ne sont-ils pas les éléments qui façonnent notre personnalité?

Et bien, vive l’innovation des années 2000, on n’a même plus besoin d’être soit même pour être quelqu’un d’intéressant… y faut juste avoir assez de couilles pour se faire percer des trous dans le corps, puis instantanément on devient quelqu’un à qui on porte attention. Paradoxalement à l’essence même de mon commentaire, ça fonctionne puisque je me surprends à réagir à cette photo.

Oh! Ne vous y méprenez pas, je n’ai rien contre le tatouage et le « piercing », mais je me pose la question suivante;

Jusqu’où ira-t-on pour se rendre intéressant?

La madame...

samedi 26 septembre 2009

« Les êtres humains c’est toff en tabarnak » - Falardeau -

Le Québec vient de perdre un grand homme et je le dis haut et fort. Malheureusement, Pierre Falardeau nous a quitté, trop prématurément à mon gout, hier des suites d’une longue maladie.

Le pamphlétaire enragé que fût M. Falardeau aura quand même eu le dernier mot parce qu’il n’aura jamais cédé à la bourgeoisie et ne se sera jamais laissé contaminer par le politiquement correct. Homme de mots, riche d’une rare intelligence aura été une source d’inspiration à tous les niveaux, mais surtout pour son humanisme.

Extrait de mon billet de samedi 2 mai 2009

M. Falardeau,

« Vos textes sur un font d’arrogance, votre franchise, votre honnêteté m’auront fait rire, mais aussi fait réfléchir. Votre style coloré auquel je peux m’identifier aura été tellement rafraichissant pour moi. »

Votre choix de citation dans votre dernier texte au ICI de Montréal, n’aurait jamais pu être plus approprié que celle-ci.

« Je préfère les primitifs aux décadents » (Jack London)

« M. Falardeau, où que vous soyer, je vous suivrai. MERCI! M. Falardeau. »

La madame...






vendredi 25 septembre 2009

Wordle





Courtoisie de Wordle.net

À droite ou à gauche?


Les gars de la voirie sont en train de poser une pancarte pour annoncer la « curve », évidente vers la DROITE.

Y a pas plus à droite que cette droite-là, je vous le jure. Tu la manques, tu te retrouves avec les vaches à M. Couillon heu?!? veut dire M. Gendron dans le p’tit neuf (neuvième rang de St-Christophe). Ils ont 3 pancartes entre les mains, vous savez les belles pancartes jaunes avec une belle p`tite flèche qui indique la maudite « curve ». Une indique la gauche, une tout droit et l’autre à droite.

He he, moi j’écoute la conversation, Ti-joe qui a les pancartes dans son pick up dit à l’autre, « on doit tu faire venir l’ingénieur pour mesurer la « curve? » L’autre ti-bleau lui répond, « ouin ça pourrait être considéré comme tout droit icit! » Ti-joe réplique « ouin ça dépend à quelle vitesse il arrive hein? »

Le signaleur, qui a pour tâche de retenir le trafic le temps que nos deux illuminés de la voirie prennent une décision, debout juste à côté de moi avec ça pancarte-STOP en main me regarde et me dit, « fait toi en pas y sont comme ça à longueur de journée ».

À droite à gauche? j’m’en calisse ben moi, c’est un esti de détail sans importance, si t’arrives trop vite tu la manques, « that’s it ».

3 jours plus tard… (Sans farces)

La question qui tue : Combien l’installation de la maudite pancarte aura couté aux contribuables de St-Christophe?

La madame...

jeudi 24 septembre 2009

Enculer les mouches

Porter son attention sur des détails sans aucune importance, être extrêmement tatillon.Tout comme pinailler, le mot principal de cette expression à son origine dans la partie basse de l'anatomie masculine.

L'action suggérée ici, pour qu'elle soit réussie sans dégâts un peu explosifs et mortels pour la petite bête, nécessite incontestablement une finesse d'exécution, une précision diabolique, que seul un "enculeur de mouches" peut avoir (à moins, plus simplement, qu'il soit très faiblement pourvu par la nature, du genre de Rocco Undemifreddi).

Cela dit, l'expression se rapporte ici à des personnes qui poussent le bouchon (pour peu qu'on puisse appeler 'bouchon' ce qui sert à l'action citée) beaucoup trop loin dans... leur souci du détail, de la précision.

« Il y a deux façons d'enculer les mouches : avec ou sans leur consentement »

(source : Expressio)

mardi 22 septembre 2009

Nettoyage à la FTQ?

Les résidants du Lac des Cèdres étaient littéralement sous le choc hier quand tout le gratin de la FTQ s’est retrouvé à déguster leurs grosses poutines sauce BBQ au restaurant du Lac. Eh bien oui, il fallait s’y en attendre, à la rumeur de notre succès en matière de « nettoyage » efficace et sans douleur, la FTQ a effectivement décidé de venir faire appel à notre expertise, en tenant une réunion secrète dans notre petit patelin, sans magnétoscope, dans le but de peut être avoir la chance de nous voir à l’œuvre et d’en tirer profit. L’événement s’est déroulé sans anicroche et sans violence.

Maintenant, reste à voir si la FTQ aura vraiment pris des notes et appris de notre expertise indéniablement la meilleure au pays.

Un dossier à suivre!

La madame...

samedi 19 septembre 2009

De la pouillerie de moins autour du Lac!

Hier la Sureté du Québec est venue me voir pour me laisser savoir que finalement « l’affaire Jean Houle », qu’on appelait « ti-houle » (le voisin d’en face de l’autre coté du Lac), mort de façon suspecte l’hiver passé était classée, mais qu’il me gardait à l’œil quand même. Depuis le début de l’enquête, le sergent Parizeau m’a toujours soupçonné, mais n’a jamais pu en arriver à des conclusions.
Ti-Marc, un ami et ancien voisin de ti-houle m’a appelé hier soir pour me confirmer que l’osti de fatiguant de Latour, l’autre looser qui a une grande langue, est mort d’un accident de VTT. Drôle de coïncidence ça? En plus, apparemment la succession a décidé de laisser tomber la poursuite pour avoir mi le feu à son chalet, Et ben? On dirait que la nature est en train faire le travail finalement. Ça vient fermer la boucle sur le dossier. Ça soulage! *soupir*.

Bon ben, on va finalement pouvoir retourner à nos récoltes sans se faire achaler. Je me demande bien si le beau Mario a passé un bel été? Je pourrais p’tète lui faire passer un bel hiver!

La madame...

vendredi 18 septembre 2009

Pourquoi suis-je xénophobe?

Il y a plusieurs années quand j’ai commencé à aller aux États Unit, dans le cadre de mon travail, j’ai du me soumettre à une enquête exhaustive pour obtenir ma carte *FAST*, pré requis pour tout camionneur désirant traverser la frontière avec de la marchandise destiner au commerce. Depuis juin 2009, il y a la nouvelle loi sur les passeports pour aller aux US, donc j’ai du faire une application pour demander mon permit de conduire « Plus », une autre enquête est requise, c'est-à-dire que je suis maintenant relier à une autre banque d’information, coté canadien cette foi-ci.

De plus, le pipi dans le pot est nécessaire parce que je fais aussi partie d’un programme obligatoire de surveillance contre les consommations de drogue. À ça s’ajoute le toucher rectal, oh oui à 40 ans le médical est obligatoire pour les détenteurs du permis de conduire class 1 et par le fait même, en passant, ça inclus une vérification de la prostate.




Touts ces procédures qui coutent cher, mais « nécessaires à la sécurité de nos pays respectifs » nous dit-on. OK jusque-là c’est correct, je m’y soumets, mais non sans me sentir très observé sous les gros microscopes de nos agences respectives, celles là même auxquelles je n’accorde aucune crédibilité.

Donc en résumé, pour être capable de gagner ma vie de façon honnête au Canada et aux US, je dois les tenir au courant de mes folies de jeunesse, et oui ils sont maintenant au courant qu’à l’âge de 18 ans j’ai chiper et briser la mobylette du voisin, mais que les accusations ont été abandonner par compassion à mon endroit. Ca m’a quand même couter du travail communautaire chez les ostis sœurs au couvant juste à côté de chez nous. Mais bon!

« Ils sont aussi au courant que le 10 janvier 2006, au déjeuner j’ai mangé des « toasts » au beurre de pinottes » avec de la moutarde, jusque-là un p’tit secret bien gardé. »

En plus de savoir que j’ai toujours ma prostate et qu’elle est en santé, ils savent aussi d’où j’arrive avec paperasse à l’appui, où je m’en vais avec un autre chariot de papier pour le confirmer. Puis si le gentil frontalier est de mauvaise humeur, il va même venir inspecter mon frigidaire à bort du camion pour s’assurer que je n’ai aucune charcuterie, pratiques qui date du temps où nous avions des cas de vaches folles au Canada. Inutile de vous dire que le frontalier est vraiment de mauvaise humeur s’il fait ça? Genre, il s’est « crossé avec une poigner de braquettes » parce que sa femme la laisser sécher à matin.

Bon je m’égare un peu. Mon point étant que pour travailler de façon honnête même dans mon propre pays, là où je suis née de parents honnêtes on me traite comme le pire des ostis de bandits.

La « passe » des passeports!

Ce matin en lisant cet article je me suis dit qu’il y quelque chose de tellement frustrant et d'injuste pour le contribuable canadien. Pendant qu’on s’acharne à nous mettre à table pour vider notre sac afin de s’assurer qu’on est des bons citoyens, cet article révèle que depuis plusieurs années nous laissons entrer illégalement toutes une gang de « dangereux mangeux de marde » du Moyen-Orient, et en plus on nous dit qu’ils ont même accès à des firmes de consultants pour leurs faciliter la tâche. Et ici ils font référence à toute une industrie de consultation dans le domaine. Ce n’est pas rien!



Imaginez-vous ce que ça nous coute par années en frais médicaux, frais scolaires, et tous les autres services auxquels ils ont accès de cette manière.

Pincer moi quelqu’un S.V.P. J’aimerais me réveiller pour réaliser que ce n’est qu’un mauvais rêve.

« Un gros bravo au Service Canadien du Renseignement de Sécurité (SCRS) et à Immigration Canada pour leur excellent travail. Comme mes derniers guillemets font foi de sentiments les plus sincères, je dois vous avouer que je ressens les mêmes pour le fonctionnariat canadien. »

Cela dit, je ne pense pas qu’une montée de lait sur mon blogue va changer grand-chose, grosse perte de temps.

Donc en attendant que les choses changent, juste pour fourrer la patente des frontaliers ce matin, je vais me faire un bon plat de Müslix avec du Pepsi diète. Y n’y verrons absolument rien estis de gang d’épais!

La madame...

Coqs à l’âne par mon’oncle ti-guy!

On dit qu’une image vaut mille mots! En me levant, je me posais la question si je voulais aller couper mon bois dehors. Tout de suite je vois qu’il vente, mais je m’en fou parce qu’il et déjà par terre, j’ai juste à le mettre en 16 pouces. Donc je me branche sur Metéomédia et en regardant l’image satellite j’ai comme un « feeling » que jouer avec mon corps à l’intérieur est une meilleure idée…



Un peu de coqs à l’âne, si j’étais à Montréal ce matin j’irais prendre une longue marche pour essayer de trouver le p’tit David Fortin. Je suis peut-être un peu trop sensible, mais je le suis surtout à la cause du p’tit homme.

Comment un p’tit bonhomme de 15 ans peu t-il être aussi insensible aux sentiments de ses parents? Surtout avec toute la médiatisation autour de cette cause. Quand on dit que l’homophobie peut pousser jusqu’au suicide, en voici un exemple. David veut juste ne plus être et se faire oublier.





Quand le p’tit homme va sortir de sa cachette, on va entendre des histoires d’homophobies pas ordinaires. J’ai bien hâte parce que ça va surement révéler des traits importants de ce qu’est la vie d’un jeune gai de 15 ans à Alma. Ceux qui vont me dire que les gais au Saguenay ou en régions sont acceptés, j’aimerais bien que David leur réponde.

Le p’tit gars ne le sait pas, mais il est en train posé un très grand geste pour la communauté gaie en régions.


La madame...

mercredi 16 septembre 2009

Mon pauvre enfant!

Il fut un temps où tous les changements dans ma vie dépassaient ma capacité de gérer le quotidien de façon intelligente. Ils n’étaient pas rares de me retrouver en situation de conflit entre ma vie personnelle, mes relations amoureuses et ma carrière professionnelle.

Au moment où j’ai décidé de quitter ma ville natale, il y a de ça plus de vingt-deux ans déjà, pour me lancer dans la grande aventure de la grande ville, tout s’est mis à se bousculer.
D'abord, mon départ de Victo correspond, à une sérieuse impasse dans ma vie, un conflit syndical dans l’entreprise où je travaille, et mon désir d’explorer ma sexualité et de vivre ma vie gaie ouvertement. Finit l’ambiance exécrable du syndicalisme d’un conflit sans issue, mais aussi finie de vivre ma vie au village dans la garde-robe. La Solution! Partir à l’aventure dans la grande ville, Montréal.


Une opportunité se pointe à l’horizon.

Une grande entreprise en aéronautique est à la recherche de personnel qualifié et semble avoir des difficultés à en trouver dans les grands centres, donc ils viennent nous recruter en région. On déroule le tapi rouge pour s’assurer que j’aurai du succès au sein de leur entreprise. Une fois à l’embauche comme assembleur, très vite je me taille une place au sein de l’équipe de cadres et me vois attribuer une promotion, comme Agent Méthodes (Mfg. Eng.), poste de prestige très convoité à cette époque. 
 


Donc en très peu de temps, je me retrouve col blanc!

Rapidement la vie de travail de bureau prend forme et je m’intègre à l’équipe en place. Il y a tellement de choses à apprendre que je décide même, de mon plein gré, d’entreprendre un Certificat en Gestion des Opérations aux HEC. La madame a tant d’énergies qu’elles performent plus que ses supérieurs ne l’espèrent. Telle une éponge j’absorbe tout les connaissances requises dans ma nouvelle spécialité. En très grande confiance, ma personnalité de communicateur, de « leader » me facilite la tâche (vous voyez bien que le gars ne souffre pas de complexes). Évidemment, tout ce succès attire l’attention de la haute direction, donc on s’informe de plus en plus sur « Le Prodige » nouvellement arrivé
.
Pendant ce temps, « Le Prodige » a aussi beaucoup de succès dans sa vie privée! À la découverte de tout ce que m’offre la métropole, je m’annonce, je déambule et me déhanche dans le village gai, et me lance à la découverte des nouveaux horizons de mon nouveau style de vie. Le village GAI de Montréal devient vite mon obsession, et mon nouveau terrain de jeu. La tournée des bars, Le Cox, Le Sky, La Station et j’en passe deviennent vite ma deuxième maison. Non ce n’est pas la débauche, mais c’est ce que j’appelle, la nouvelle vie gaie 101, en très peu de temps. Les « after-hours », les substances douteuses, les beaux gars, le sexe, le sexe et le sexe prennent vite le contrôle d’une grosse partie de ma vie.


Illustration : Joe Phillips.com

Et c’est parti…

Au fur et à mesure que le temps avance, je me retrouve comme un individu qui a quelque chose, qui est quelqu’un et qui a beaucoup à offrir. Un sentiment important pour le « kid » de Victoriaville qui se croyait malade mentale il y a de ça seulement quelque année. Le plaisir de vivre, d’avoir du succès dans sa carrière, de contribuer à la société et d’avoir du plaisir, beaucoup de plaisir. Que demander de plus? À part peut-être, de mieux comprendre comment puis-je ralentir un peu cette vie rutilante sans freins?

Ça fait son temps, mais nouvelle vie sur la « fast lane » me rattrape.

Rapidement je m’aperçois que la fatigue s’installe et que les gens au bureau s’en aperçoivent. Aussi je me rends vite compte que mes collègues sont avides de me connaitre un peu plus et d’apprendre sur le mec qui semble être au « plus-que-parfait ».

Cette vie flamboyante qui ne se joue que dans la voie rapide me rattrape. Le besoin éminent de ralentir et de me reposer se fait sentir. Congé par ci, et journée par là, amène plusieurs de mes collègues à s’inquiéter et à ce poser les bonnes questions. Mais que se passe-t-il avec notre Super Guy? Inutile de vous dire qu’il n’était pas question que j’étale toutes les vraies raisons en cause de cet épuisement.

D’un autre coté, vous n’avez aucune idée « combien ça peut être frustrant de voir mes collègues constamment en retard et régulièrement absents sans jamais n’avoir à s’expliquer. Leurs nombreuses absences pour soi-disant prendre soins de leurs enfants, en demandes de soins, malades et en besoin, semblent ne jamais être questionnées ». Chez « Avion Big Time, notre rôle social est de vous supporter », nous disait-il. « Si votre rôle parental l’exige, nous répondrons à vos besoins ». C’est à ce moment qu’il me vient à l’idée de m’élever à leur niveau.

Eh bien oui j’ai tout compris!

Entendu que pour les besoins de la cause, j’étais toujours dans le « Closet » au travail, donc je vous présente « David », le pauvre petit qui a tellement besoin de mon attention quand rien ne va. Issue d’un mariage/divorce et d’une mère imaginaire, David aura été la solution à tout questionnement sur mon orientation et même aura été à la source d’une compassion sans limites pour mon courage et mon engagement à ma performance de gagnant chez « Avion Big Time ». Une fois de plus je me retrouve au « top chart » de mes principaux… « Quel courage! », me dit-on!

C’est à ce moment que je dois inventer les weekends en famille, les malheurs avec une mère qui n’a pas de cœur, les problèmes financiers, les situations de non-disponibilité… qui fond de moi un père monoparental courageux. Besoin de repos Guy?

Tellement courageux que même mon patron veut m’offrir la bourse du département pour subvenir à toutes mes difficultés de parent monoparental, sans ressources… je suis, heu… je veux dire moi et ma nouvelle famille devient le cas typique d’entraide et de générosité dans la grande entreprise…

Vous voyez le portrait?

OUUFFF… lourd comme responsabilité! Non?

22 ans plus tard si on me demande si je referais la même chose? Évidemment, la réponse est non! Peu être que je me contenterais de me trouver un mec à aimer pour la vie et pour probablement adopter un vrai Kid. Les choses ont évolué et la société est beaucoup plus prête à accepter ses nouveaux modèles parentaux du même sexe et de vie famille.
Inutile de spécifier que certaines parties de ce texte tirent un peu pas mal de mon imagination, mais pour ceux qui ont toujours des doutes et qui hésitent encore à sortir du garde-robe en milieux de travail, il vous reste toujours cette solution.


En attendant, si vous me cherchez je suis parti danser!

La madame...

lundi 14 septembre 2009

Pô Neuve!

En m’amusant avec une photo que j’ai prise en Saskatchewan, j’ai réalisé que ça pourrait bien devenir mon nouveau chez moi. Bien ordinaires, humblement, mais au moins les couleurs match les autres éléments du blogue. Ça va faire l’affaire pour un bout.

La madame...

dimanche 13 septembre 2009

Dix Manches

Rien de tel qu’un dimanche sombre et de la pluie pour procrastiner, faire de la popote, surfer le net et jouer avec son corps. Oh! Oublier le ménage, pas mon genre.

La crème de poireaux à mon’oncle est pas mal bonne.

3 ou 4 poireaux (au complet)
5 ou 6 patates pelées (dépends de la grosseur)
1 poivron vert
1 branche de céleri
3 gousses d’ail
1 cuillère à table de beurre
300 ml de crème de table
2 cuillères à table de bouillon de poulet déshydraté
Épice ITALIANO (Club House)

1) Faire bouillir les poireaux, les patates, le poivron vert, la branche de céleri et l’ail coupé en petits morceaux dans un chaudron. Ajouter le beurre, le bouillon de poulet déshydraté, et les épices « ITALIANO » pour que les légumes y prennent gout durant la cuisson. Laisser bouillir en abondance, plus que la normale, le but étant de rendre les légumes bien cuits, très tendre.
*IMPORTANT* éviter d’ajouter du sel parce que le bouillon de poulet et les épices font la job.


2) Broyer les légumes à laide d’un « blender » et se servir du liquide de cuisson pour ajuster la consistance du potage. Éviter de le rendre trop liquide parce qu’une fois le potage broyé vous le versez dans un nouveau chaudron pour y ajouter la crème. Laisser mijoter à feu très lent pour 10 ou 15 minutes.

*****
… sur le net!

À travers la popote j’ai aussi eu du plaisir à vagabonder sur le net, et chose que je ne fais pas souvent, je me suis attardé aux blogues gais de se monde. À ma grande surprise, j’ai rencontré plus de textes que je ne l’aurais cru au début de l’exercice. Il sufi de rester dans les sections « blogue personnel » pour y trouver du texte. Queer Canada Blog nous donne accès à toute une gamme de blogues très intéressants et qui ont beaucoup de classe.


… un peu plus gai, Best Gay Blog et Best Male Blog

Dans notre monde un peu plus gai que nature, une tendance semble être omniprésente dans le monde des blogueurs gais est qu’ils sont tous assez préoccupés par la longueur du nez de leur convoitise.  Naturellement les blogues ici ont un peu moins de textes et sont bondés de photos, mais bon nombre d’entre eux restent quand même à l’écart de la pornographie. Le très sensuel est assez courant. Connecté sur l’actualité ils sont aussi très branchés sur le monde alternatif, « underground », « night live », la mode parfois trop superflu qu’on retrouve dans les ghettos des communautés gaies à travers le monde.

…c’est ici la partie de mon après-midi où j’ai peut-être joué avec mon corps…

Une chose est sûre, les idées fixes et les messages non-rien de censurer. L’ouverture d’esprit et leur soucie d’éviter de vous faire perdre votre temps sur une longue lecture inutile pour livrer un message simple et direct est de mise. Le message est clair et si tu ne comprends pas, c’est que tu es définitivement dans la mauvaise section, point à la ligne.

… toujours sur le net…

En tout cas, j’en ai trouvé pour mon compte cette après-midi. On y trouve des bonnes idées. Quand je me retrouve dans de grands événements, à boire de la bière sur une terrasse improvisée en milieux urbains, une chose qui me déplaît est de faire les longues files d’attente interminable, parmi les dames aux toilettes portatives, quand dans le fond la seule chose que je veux faire, c’est de pisser dans le coin.

Voici une solution. Une 4 places à 4 coins;






La madame...

Un marathon tous les jours!

Ce matin en visitant « Les réflexions d’un jeune gai au secondaire », j’ai réalisé, heu?!? Je veux dire que Tyler m’a rappelé qu’il y a de Grandes Personnalités au Canada. Terry Fox est l’un d’eux!

Je me souviens très bien que l’histoire de Terry m’avait particulièrement touché alors que je n’avais que 16 ans, je ne pouvais juste pas me rentrer dans la tête pourquoi un jeune, presque que de mon âge, plus vieux que de quelques années seulement, pouvais être atteins d’une telle maladie? Souvenons-nous que le cancer à l’époque était la maladie du siècle, la mystérieuse maladie, et que le Sida n’existait même pas encore.

Au fil des ans, l’histoire de Terry a fait son bout de chemin, et nous pouvons dire qu’il a atteint ses objectifs, plusieurs fois d’ailleurs, parce qu’aujourd’hui, même les jeunes gens comme Tyler James, un p’tit blogueur que j’aime bien lire, qui n’était même pas né au moment du célèbre Marathon de Terry Fox, se sentent interpelés par le besoin d’y participer. Bravo!
Aujourd’hui, pendant que Montréal tient son grand marathon annuel, Toronto fait de même, mais à la mémoire du « Marathon de l’Espoir de Terry Fox », naturellement une levée de fonds pour les recherches sur le cancer.

« Au Canada, la Journée Terry Fox annuelle se tient habituellement le deuxième dimanche après la fête du Travail. Terry a choisi ce mois pour rappeler le moment où il a dû arrêter de courir et où les Canadiens ont eu à prendre la relève. »

42 km sur une seule jambe, tous les jours! Faut le faire…

Merci Tyler!


vendredi 11 septembre 2009

Oprah's Kickoff Party Dance

The Black Eyed Peas' "I Gotta Feeling."




The Black Eyed Peas’ j’aime bien leur musique, ça m’emporte, ça me fait rêver un peu, ça me fait surtout oublier que le chien du voisin vient toujours chier sur mon terrain, puis que son propriétaire ne sait pas vivre en société donc vaut pas bien plus cher que l’hostie de bâtard de chien. Oui oui, vous l’avez bien lu je suis en train de vider le cœur, mais en chantant une bonne toune des Black Eyed Peas’, le volume au fond. La toune a dit « I gotta feeling ... tonight is gonna be a good good night… » et ca ne sera pas l’esti de voisin puis son chien qui va changer ca. Tien toi… Là je vais chez un pot dévisser une couple de p’tites Molsons sur le bord du dernier feu de l'été… « let’s do it, let’s do it, let’s do it… »


Ah j’allais oublier ça a l’air que c’est moi le « crotté » parce que j’ai ramassé la marde puis je suis allé y mettre ça sur son balcon en prenant bien soin de l’écraser puis de l’étendre. ??? Eh bien?

La madame qui n’a surtout pas perdu la bonne humeur...

vendredi 4 septembre 2009

Lui ou elle, j’aime ou je n’aime pas?

Il suffit de le demander... Le plus petit et humble virus d’une très grande pandémie ludique.

La gent féminine?


Quand elle est capable de s’élever au langage de l’homme, le tout avec classe naturellement, donc s’exprimer clairement. Du genre, quand elle a le gout de me dire combien « le gars a l’air fin », en faite elle me dit combien elle « aimerait bien une partie de jambes en l’air avec lui ». Pas de décadence, mais aucune ambigüité.

Je les aime féminine, dentelles, mais pas trop, tout de rose, chevelure et ongles soignées, donc on ne sème pas le doute. Je n’ai rien contre les « BOUCH » mais je suis comme vous autres les Hétéros, y a-tu quelque chose de plus plate que de s’apercevoir juste à la dernière minute que le/la candidat(e) en question à un organe-surprise!

BOUCH, TRAVESTOS quand c’est pas clair, c’est de la fraude.



Celle que j’évite.

Quand elle vient « consulter » son ami gai pour me conter combien elle aimerait que son homme soit aussi cool que moi, parce que moi je comprends les femmes, puis lui y salit le banc de toilette parce qu’y pisse debout… Bon je vais mettre une chose au clair, je ne suis pas « psy », les thérapies c’est pas mon fort, sauf si c’est moi qui m’allonge sur le divan. Chérie, si tu ne règles pas tes affaires bientôt, je t’informe que je suis le prochain sur LA LISTE, moi ton chum je le prendrais « as is ».

Le mâle?

J’adore le genre « boytoy », mais pas trop délicat. J’ai un p’tit faible pour les blonds. Normalement je les aime plus jeunes, mais matures. Les yeux et les épaules y sont pour beaucoup. Je n’aime pas les poils, toutefois je m’arrange toujours avec l’engin disponible, il suffit d’être créatif. Si ton nom est tatoué sur ton épaule, tu n’es définitivement pas mon genre, par contre J’aime le tatouage quand c’est fait avec gout.

J’aime le type qui soigne son apparence, tout en gardant son p’tit côté givré. Les saintes-nitouches ce n’est pas pour moi. Il est extraverti, articulé, capable de s’exprimer avec un très bon sens de l’humour.

Si tu es dans le « closet » je suis bien déçu, mais je n’ai pas beaucoup d’empathie pour toi. On est en 2009, allume s'ti!

Si tu es « straight », tu risques quand même d’être ma cible. Moi y a pas grand choses qui m’arête. Que se soit pour le plaisir de rire un peu, ou bien que je doute vraiment que tu sois « straight », je te souhaite d’avoir un essti bon sens de l’humour.

On garde son cool, c’est tellement plus l’fun!

Celui que j’évite. Les gros caves.

Boubou, Samstg , Le Casual, qu’aimer vous des hommes et des femmes ?

La madame...

jeudi 3 septembre 2009

Un rond de bave sur le coin de la table

Ce matin en lisant une « blogueuse » que j’adore « La Lionne » elle m’a fait bien rire avec son billet « Que reste t'il du temps de mes vingt ans ? ».

Justement, hier, je suis à la clinique médicale pour un examen de routine, en attente pour mon tour, j’aperçois le beau garçon. Début vingtaine, surement pas plus que 25 ans anyway. Tenue vestimentaire très soigné, belles chaussures, belle chemise, montre au poignet, et surtout les beaux cheveux châtains pas trop courts, bien peigné, ça va de soit. Pas mal de classe je jeune.

Nos regards se croisent à quelques reprises, il me sourit comme s’il me connaissait? J’ai presque l’impression qu’il veut me parler. Je peux sentir son parfum, Passion de Ferrari. Il me fixe d’un regard perçant, avec ses grands yeux verts. Il est très rare que je me sente aussi gêné, presque mal à l’aise, fuyant son regard, pour ne pas lui dévoiler mon désir de le serrer dans mes bras.

Soudainement, un individu s’approche, mi-quarantaine, il s’assoit juste à côté de l’objet de mes désirs. Il me regarde et m’aborde, « salut ti-Guy! ». L’air un peu perdu, comme si je tombais en bas d’un pont… Il m’extirpe de mes fantasmes, puis en le regardant dans les yeux, les même que le jeune homme d’ailleurs, je m’aperçois que c’est Francis L. un ami avec qui je suis allé au secondaire. « Comment ça va Guy, ça fait un bail depuis la dernière fois qu’on s’est vu! » me dit-il d’une voix grave. « Oh! tu te souviens de mon fils Olivier? ».

La Lionne, les ronds de bave sur le coin de la table, je connais ça moi aussi.

La madame...

mercredi 2 septembre 2009

Univers

« Un être humain est une partie d'un tout que nous appelons : Univers. Une partie limitée dans le temps et l'espace. Il s'expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions comme quelque chose qui est séparé du reste, une sorte d'illusion d'optique de la conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous restreignant à nos désirs personnels et à l'affection de quelques personnes près de nous. Notre tâche doit être de nous libérer nous-même de cette prison en étendant notre cercle de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. »

Albert Einstein

mardi 1 septembre 2009

Passer au suivant

Je me souviens quand j’étais adolescent, aux environs du secondaire trois je me suis vraiment rendu compte que j’étais attiré par le même sexe. Une époque où on portait le jeans et la veste de marque « Lois », et que même ma mère n’avait pas le droit de mettre au lavage sans ma supervision de peur quelle y mettre trop de savon et que le jeans se délave inégalement. Début des années ’80, en pleine récession, avant qu’on découvre le SIDA, la période de ma vie où tout a commencé à se compliquer parce que moi les grosses boules de « La grande Brillère » ne me faisaient aucun effet. Puis là, les chums ont commencé à avoir des blondes.

Ça a été « Le Début », le début d’une longue aventure, non sans quelques drames, mais certainement avec beaucoup de bons moments. C’est alors qu’un long processus d’apprentissage sur le phénomène de l’homosexualité a commencé. Je n’ai pas vraiment le gout d’écrire un billet qui n’en finira plus sur le sujet, mais le point que veut amener c’est qu’à travers ce long processus j’ai commencé vraiment à me sentir mieux quand j’ai commencé à en parler, parfois maladroitement, à partager avec mes amis et ma famille. L’acceptation s’installe en fait.

À l’époque les blogues n’existaient pas donc si tu voulais en parler ça se passait « live », gênant ca?. Si tu voulais lire sur le sujet, une grande marche à la bibliothèque du village ne suffisait pas, il fallait se rendre dans les grands centres (Mtl, Qué).

Aujourd’hui, j’envie les plus jeunes, la génération Y, qui ont la chance d’explorer leur sexualité en toute sécurité de la maison en questionnant sur l’internet. Obtenir les réponses, entrer en contact avec les organismes qui peuvent leur venir en aide. Puis quand ils ont besoin d’en parler ils peuvent maintenant écrire sur « le comment » ils vivent leurs aventures et partager avec quelqu’un leurs peines et leurs joies. L’utilisation des blogues est de plus en plus fréquente. Je croix sincèrement qu’il y a quelque chose de très sain à pouvoir écrire sur se qui va ou ne va pas dans notre journée.

Hier un nouveau blogueur Samstg est tombé sur moi. Donc, aujourd’hui ma curiosité m’emmène chez lui « LE CONFESSIONAL ». Il en est à ses « Débuts », dans tous les sens du mot, nous dit-il!

Comme Drew l’a déjà fait pour moi, ce matin j’avais le gout de « Passer au Suivant », donc je vous invite à le visiter. À en juger par son premier texte, il sera surement très intéressant! Je lui souhaite bonne chance!

Bonne lecture.

La madame...