Affichage des articles dont le libellé est Sur la route. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sur la route. Afficher tous les articles

lundi 28 mars 2011

Le banc de neige qui dégèle!

Sérieusement si je m’écoutais ça serait facile de déprimer. Quand on suit un peu l’actualité, ce n’est pas long que le cœur nous lève. Plate à dire, mais moi j’aurais tellement aimé que le gouvernement du Canada remettre une somme équivalente au cout d’une élection aux victimes du Japon, plutôt que de le dépenser dans une campagne électorale comme c’est le cas actuellement. Ça me déprime en maudit. Difficile de combattre la déprime saisonnière surtout quand l’hiver semble s’accrocher à n’en plus finir.

Malgré tout, le travail reprend, je sors de la maison et soudainement les choses changent! Peu à peu, le transport recommence et la vie reprend. Aujourd’hui, je me sens comme un banc de neige qui dégèle, le poids de l’hiver et du froid qui s’effrite au fil des jours. Lentement de jour en jour le sang recommence à couler dans mes veines. Les sourires des beaux gars de «shipping» chez les quincaillers, les muscles des beaux mâles sur les chantiers de construction, puis même les boutades de grognon chez Ti-Mé, me font revivre et vibrer pour me réchauffer!

Les geais bleus et les cardinaux rouges qui se battent aux mangeoires fraichement remplies. Cette odeur de pelouses qui dégèlent est comme un parfum que j’avais oublié, l’espace d’un hiver! Tranquillement, je regagne mes sens, mes idées deviennent plus claires et le gout de me fixer de nouveau objectif réapparait. Soudainement, je me surprends à faire des plans, et à avoir hâte aux prochaines festivités!

Bon, pas que je n’ai plus rien à dire, mais y a le livreur de Molson au dépanneur du lac qui s’en vient, je ne voudrais tellement pas le manquer, c’est à cause de lui si la sève coule.

À plus ma gang de vous autres!

La madame…

jeudi 25 mars 2010

Moustache et son Caporal.

Le métier de camionneur n’est pas toujours facile. L’hiver prend fin, mais a toujours quelques soubresauts. Les départs se font souvent la nuit.

Donc hier, minuit trente, en direction vers le garage pour le travail, avec ma camionnette, c’est la folie. Il neige, la visibilité est presque nulle, mes essuies glaces ne fonctionnent pas, tout comme la chaufferette, les freins, le clignotant gauche et j’en passe. La surface est glissante et en arrivant au rang du coin mon « pick up » dérape sur la gauche, puis sur la droite, encore sur la gauche puis direct dans le fossé.

Comme une grosse nouille me voilà dans la merde, littéralement, au fond d’un esti fossé.

Après quelques minutes de tentative pour me sortir du merdier, complètement inutile, je lève les yeux et j’aperçois une grosse moustache aux allures de pinceaux de 6 pouces de large, qui me demande si j’ai besoin d’aide?

(moi) « Ben, je pense que oui? »

*Rire jaune*

La confusion s’installe et je ne comprends vraiment pas pourquoi il a cette crêpe verte sur la tête. ???

(Moustache) « Je croix que vous vous êtes bien enlisé monsieur hein? »

*D’une politesse douteuse*

(moi) « Ouain »

(Moustache) « Caporal Duguay, va vous aider. »

C’est à ce moment que je réalise qu’il n’est pas l’ennemie et qu’au font, je vais peut être me sauver les frais de la remorque. Nos troupes de militaires en exercice vont me sortir de la merde.

Le Caporal Duguay, du haut de ses 25 ans maximum, aux larges épaules se présente avec ses beaux yeux verts et son sourire qui dévoilent ses lèvres voluptueuses.

Imaginez-vous tout ce que ses superbes lèvres pourraient me rendre comme services?

(Caporal Duguay) « Notre char d’assaut s’en vient, monsieur, et nous vous sortirons de cette fâcheuse position. »

(moi) « ah? C’est tout??? »

La déception peut presque se lire sur mon visage.

(moi) « Pas si fâcheuse que ça la situation, hein? Ton char d’assaut devrait aller faire le plein avant, hein? Qu’il prenne son temps. »

Moi les vêtements Kakis sur des fesses comme celles du caporal, ça me dérange en esti, oufff.

(moi) « Maintenant que vous y êtes, y a rien de très fâcheux. »

(Caporal Duguay) Pas très sûr de la signification de mes propos. « Ah? Bien on va vous sortir d’ici en un rien de temps. »

(moi) « Ah oui? Pas presser moi là, hein? »

Vous auriez du voir le Caporal Duguay mes amis. Le genre de caporal avec qui ça ne me dérangerait pas qu’on nous oublie dans une tranchée, perdu quelque part dans les rangs de St-Norbert d’Arthabaska.

Quelque heures plus tard, de la vase plein les bottes, le caporal Duguay tout fier de m’avoir sortie de ma misère s’approche pour me dire que ce fut un plaisir de me rendre se service et que Les Forces Armées Canadienne sont là pour le bien de notre communauté et qu’il me remercie pour notre hospitalité (Sous entendant que la région des Bois-Franc les reçoit pour leur exercice).

(moi) « C’est tout? Combien je te dois? »

(Caporal Duguay) « Rien, ça nous a fait plaisir de vous rendre service monsieur, soyez prudent. »

Puis il s’éloigne en criant des instructions à ses hommes.

Moi se qui me fait chier là dedans, c’est que même si j’ai pris le temps de lui expliquer que je savais comment faire un pâté chinois, ça n’a pas semblé lui faire d’effets?

Steak, blé d'Inde, patate, c’est bien ça? Hein?

Faudrait peut-être que je considère sérieusement changer ma recette?


La madame...

samedi 6 février 2010

Vacances forfait tout inclue!

Quand ton patron t’appelle à 9:30pm le jeudi soir pour te parler vacances forfait tout inclue, y a toujours quelques choses de louche. Il commence la conversation en me disant qu’il est en train de faire le tour de la liste de tous ses employés au chômage pour leur signifier combien il les aime. Donc, c’est à mon tour, Alain au bout du fil, puis il insiste pour me dire combien il a hâte que le boulot reprenne pour qu’il puisse me faire travailler. C’est la période tranquille pour nous autres tous les hivers jusqu'à la fin mars. Et j’avoue que je m’en calice royalement.


(Alain) « Guy j’espère que tu ne te cherches pas une job ailleurs, parce que j’ai bien hâte de te faire décoller sur le 121. »

Le 121 est le numéro de mon truck chez lui.

(moi) « Non, non, c’est parfait comme ça Alain, fais-toi en pas. »

Faut toujours que je le rassure parce que des esti de bons chauffeurs comme moi, il n’en pleut pas. Ce qui fait qu’on est sollicité.

Dans le fond, Alain a été mon meilleur employeur depuis longtemps. C’est juste de valeur qu’il ne suce pas parce qu’il est beau puis il est fin en esti avec moi. Les lèvres parfaites pour l’emploi du patron qui tète ses employés pour une esti de job sale.

(Alain) « Guy, tes tellement un bon employé que je pense que tu mérites des vacances. »

Osti de menteur, fin, mais pas à ce point là! Malgré tout, j’ai presque senti sa langue sur mes couilles fraichement rasées.

(moi) « Des Vacances? Euh? Je suis déjà en vacance. »

(Alain) « Quoi? De kossé? »

(moi) « Euh je veux dire, que tu sais chez nous au Lac des Cèdres, t’sé le chalet avec la belle neige pi les sentiers de ski-doo, c’est comme des vacances, mais j’ai hâte de décollé Alain fait toi en pas ».

Bull shit, il est fin, mais de kossé qui pense pour me déranger durant mes vacances?

Donc il continu ça vente puis il me parle de la région de l’Harricana, le paradis de l’eau douce, la capital du cuivre, d’Alice Amos la femme du premier ministre qui a fondé le trou, je veux dire la place en 1914, bla-bla-bla… Pourtant, il devrait bien se souvenir que je suis gai et que dans le fond c’est l’arrière-petit-fils d’Alice qui m’intéresse.

(moi) « Alain arrête ta maudite bull shit puis dis-moi se que tu veux? »

Sur ce, il enchaine immédiatement et me demande si je suis intéressé pour un voyage de machinerie à livrer à Amos en Abitibi-Témiscaminque, samedi matin. Ce qui implique que je devrais passer deux jours dans un p’tit calice de motel à attendre le lundi matin pour mon voyage de retour.

(Alain) « Guy, tu peux dire non, je vais comprendre. »

Tout inclue veut dire, motel plus $75/jour en guise d’allocation pour dépenses personnelles. Wow! L’opportunité du siècle *ironie*.

De mon côté, ma première règle est de ne jamais dire non quand on m’appelle pour du boulot. Règle que je devrais peut-être réévalué, mais bon.

C’est donc dire que je suis en train d’écrire ce billet à partir du Motel Rêve D’or…

He he he, c’est ici que le fun commence…

Comme d’habitude quand je suis à l’extérieure, et que je dois y séjourner pour un bref moment, je me dois d’y découvrir quelque chose ou une personne qui me vaudra du contenu pour un billet intéressant afin de vous faire découvrir mes trouvailles.


Cette fois si le défi est de taille!

Bon je me commande de la pizza chez Mikes, j’ai bien hâte de voir se que le livreur va avoir l’air?

La madame...

vendredi 18 décembre 2009

Le beau Patrick

La saison hivernale dans le milieu du transport « Flat Bed », pour plusieurs d’entre nous, ça égale le début d’une dure saison. Travaillés dehors, au froid, les pieds dans la gadoue, les équipements qui cèdent sous le froid, vous voyez ce que je veux dire. Par conséquent, les humeurs se ternissent, le langage se corse, la courtoisie disparait et la morosité s’installe. Et il ya rien que je puisse y faire, malgré ma bonne humeur normalement imperturbable, parfois on me pousse au pied du mur et j’embarque dans la décadence bien malgré moi. Mais ça n’arrive pas souvent parce que j’avoue que je suis assez bon pour garder mon sang-froid.

En milieu de travail, tant que l’individu ne sombre pas dans l’insulte personnelle et ne manque pas de respect directement à mon endroit, pas de problèmes, j’essais de compatissez avec lui. S’il traverse la ligne non permise, après l’avoir coupé en petits morceaux de un pouce carré, je le mets dans un sac de plastique, question de ne pas trop salir le plancher, pour ensuite aller le servir comme repas principale aux lions à son patron.

« Ma règle de base dans mon système de communication est simple. Plus il est beau, plus je suis tolérant. Plus il a un beau sourire plus je suis patient. S’il a de la jasette, là je suis bien de bonne humeur! »

Aujourd’hui j’ai rencontré un type FANTASTIQUE. Patrick, heu?!? Que dis-je? Le très beau Patrick. Je suis allé chez Plancher de bois MERCIER, un client de Drummondville, puis le voilà avec son grand sourire. Il avait toutes les raisons de ne pas m’aimer aujourd'hui puisque j’étais son dernier client, un vendredi, avec la pire commande, dans un environnement inapproprié pour nos besoins, et en plus, la dernière journée avant son long congé de Noël.

Alors que tout le personnel de son département son parti à la bière, le très fin et gentil Patrick, 27 ans, coordonnateurs d’une petite équipe sur « la ligne optimisée », reste derrière pour me charger mon lot de bois dont tout le monde se fiche bien. Il est très fier de son travail et m’avoue candidement que chose là, « le grincheux », un de ses employés, peu être parfois désagréable, mais qu’il s’en fou.

Un sourire incroyable, verbomoteur, sympathique et évidemment le type qui aime son travail. Sa p’tite barbe de deux ou trois jours avec ses lunettes de sécurités stylisées ont définitivement attiré mon attention. Se qualifiant lui-même de « gameur » dans ses temps libres et ne se gêne pas de cette image, souvent rattacher péjorativement à sa génération. Ben coudons il s’assume lui au moins, hein?

Il ne m’arrive pas souvent de me faire accueillir de la sorte, par un beau gars, super fin et gentil, qui prend le temps de venir me serrer la main pour me remercier à la fin de la tâche. Définitivement le courant a passé entre lui et moi. Moi un gars comme lui, je le prendrais dans mon camion puis je lui ferais faire le tour du monde. Je regrette juste de ne pas lui avoir dit aussi franchement en personne. Peut être que je ne voulais juste pas briser la magie du moment?




Mon cadeau de Noël, je l’ais eu. Merci Patrick pour le super de beau moment, ça finit bien une semaine une année en esti ça!

Des fois je me trouve tellement « matante » quand je me laisse virer tout à l’envers avec des rencontres comme celle-là!

La madame…

jeudi 17 décembre 2009

Mais ou est mon’oncle ti-guy?

Pendant que tous le monde se prépare pour le temps des fêtes, de mon coté on dirait que c’est le contraire. C’est comme si tous nos clients se réveillent à la dernière minute pour se rendre compte qu’il leur manque du matériel sur les chantiers… comme si les gars de chantier vont travailler entre Noël et le jour de l’an… mon Œil!

Pas que ça me torture tant que ça de voir mes beaux mâles de chantier, mais quand même j’ai une vie, hein?

Moi le cave, j’ai même pu le temps de m’occuper de vous autres mes cher(e)s lecteurs/lectrices. Ce n’est que parti remise je reviens pour le weekend anyway!!!

En attendant, voici quelques photos que j’ai prises cette semaine au projet « Liberty Tower » à Toronto.










La madame...

jeudi 10 décembre 2009

Les beaux blonds de Miami

Y de ça quelques années, j’ai commencé à aller en Floride à peu près toutes les semaines. C’était fou, le client nous envoie livrer de l’acier sur un chantier directement au centre-ville de Miami Fl., pour livrer seulement le vendredi soir, question de ne pas déranger la cadence du chantier sur semaine.
Samedi et dimanche à attendre sur place qu’on m’assigne une nouvelle destination le lundi matin. Maudite job plate, hein? Je finis par trouver un endroit ou je peux laisser la remorque et puis je me trouve un fichu de beau « spot » sur le bord de l’océan. Le stationnement s’adressait surtout pour le type campeur, mais parce qu’il était trop près d’une zone où on y retrouve plusieurs bars, le « spot » était toujours disponible. Kin toi, moi ça fait mon affaire.

Un samedi matin vers les 5hr du mat, je me fais réveiller par une gang de jeunes qui sort du « after hour » juste à côté. Ils s’installent autour de la table de pique-nique que j’avais pris soin d’approcher de mon camion la veuille. J’entends leurs voix, les gars parlent de leur soirée à danser sur un « set » de David Guetta. Tranquillement pas vite j’ouvre les yeux, je m’étire puis j’enfile mes shorts et mon chandail et je descends du camion pour me joindre à la troupe de joyeux lurons maudits beaux mâles. Soudainement, j’ai les yeux bien ouverts. Oups, p’tite érection subtile, mais avec les shorts de plage ça reste pas subtil bien longtemps.

Il est évident qu’avec les yeux vitrés comme ça, les p’tits gars n’étaient pas en boisson, mais bien plus sur une substance quelconque sous forme de comprimés.

Beau blond avec son étoile tatouer au bas du dos m’aperçois puis se lève de la table, en fixant le sol.

(Moi) : « Non, non assoie toi jeune homme, dérange-toi pas. De toute façon, t’as déjà commis l’irréparable, c’est juste que tu ne le sais pas encore. »

Avec mon p’tit sourire en coin, la bave sur le bord de la bouche puis la p’tite l’érection qui est de plus en plus visible.

(Beau blond) : « De késé??? On s’excuse, on ne savait, pas que vous étiez couché là-dedans. »

Il finit par me dire qu'il se nomme Dean.

Il m’informe qu’ils vont se déplacer plus loin, mais moi je lui dis que ça serait mieux qu’il reste là, ça va faire moins loin pour aller chercher la bière que j’ai dans mon frigidaire.

De fil en aiguille les gars me racontent leur soirée, pour finalement me confier qu’ils sont gais et qu’ils surfent tous. P’tit noir aux tattoos qui se colle avec p’tit brun aux shorts bleus, les p’tits becs puis les gestes d’affections qui se multiplient, tout le monde est au beau fixe. Pour ne pas dire ben « High » sur l’extacy.

Moi avec mon érection qui n’est plus subtile pour cinq cents, qui jase avec le beau Dean.

Magnifique lever de soleil à l’horizon, les vagues qui se brisent sur la plage et tout se que je me dis c’est qu’il ne peut y avoir meilleur moyen de commencer la fin de semaine.

Les gars me tiennent compagnie toute la journée, sous un soleil torride, à jouer au ballon, puis se baigner puisqu’il fait très chaud. La bière coule à flow.

Vers les 4 h en après-midi, alors que je suis toujours bien agacé avec cette érection qui ne me lâche pas, à mon retour du camion, quelques bières en mains, Bronzé (le noir) aux shorts oranges commanditées par Nike, arrive en criant.

(Bronzé) : « Ti-guy il est ou Dean? On le chercher depuis une heure puis on ne trouve plus??? »

Dans ma tête de presque pas raciste, je débande tout de suite.

(Moi) : « J’espère que vous ne l’avez pas laissé à l’eau tout seul il est ben chaud! Il pourrait facilement se noyer? »

Puis je me dis que ça m’a couté au moins $50 piasses de bières, faudrait surtout pas que ça finisse dret comme ça!

C’est le branle-bas de combat, tout le monde se met à sa recherche. Après une heure d’intenses recherches, les explications « au lifeguard » à « la lesbienne » de service, le rapport de police remplie, les bobettes toutes gommées ramassées, on se résigne puis tout le monde s’en va chacun chez eux.

En peine, plein de remords je mets à réviser dans ma tête la journée de rêve en leur compagnie qui, c’est conclu sur cet événement aussi tragique. Brulé par le soleil, réchauffé pas la 15e bière je me dirige vers le camion pour aller m’étendre dans la couchette. J’entre, je constate qu’il y a du sable partout, je me tourne vers la couchette et j’aperçois tu pas le beau Dean étendu de tout son long, flanc banc nu sur ma couchette, la bouche ouverte et qui ronfle à fond de train.

Finalement, j’ai eu droit à la présence de beau blond pour le reste de la fin de semaine. Lui en tout cas il sait quoi faire pour régler le problème d’une maudite érection déplaisante.


La madame…

Illustration : Joe Phillips.com

samedi 14 novembre 2009

Muscle factory

Ce matin en me levant j’avais vraiment mal aux fesses. Naturellement si je suis au repos plus de quelques jours quand je recommence à travailler les muscles me font mal le lendemain. Le travail physique ne m’importune nullement au contraire j’aime travailler manuellement ça me rend plus humain, du moins c’est comme ça que je me sens. J’ai l’impression de faire partie d’une équipe de bâtisseurs qui voient le résultat concret de mon travail. Du tangible, donc je ne pelte pas de nuages inutilement.

« Aujourd’hui je serai au volant de se monstre mécanique qui un jour me permettra de vous rapporter tout ce dont vous aurez besoin pour guérir. Ne serait-ce que pour un instant, je serai grand. »

Pour plusieurs le métier de camionneur est synonyme de travail facile, du genre être au volant d’un véhicule motorisé à longueur de journée. Erreur, le métier comporte son lot de difficultés plus spécifiquement dans le transport spécialisé tel le « Flat Bed ».

L’arrimage et le toilage pour protéger le chargement font partie de ses tâches pas toujours faciles, surtout dans les conditions de température hivernale que nous connaissons. Enfin bref, un métier que j’aime beaucoup avec ses hauts et ses bas.

La semaine dernière j’ai dû me rendre à Toronto pour une livraison de matériaux de construction sur un chantier.




« J’aime tellement les chantiers de construction, car c’est là que s’y trouvent les plus beaux mâles de la planète. »

OK, j’exagère peut-être si on prend en considération qu’il y a des pompiers aussi! Mais bon, je suis quand même près de la vérité.

Des muscles en voulez-vous?

Ils sont tous au rendez-vous, les briqueteurs, les menuisiers, assembleurs de structures d’acier, opérateurs de machinerie lourde, plombiers, et les électriciens, ils sont tous là, et m’attendent parce que moi je transporte ce dont ils ont besoin pour leurs travaux. Ça explique peut-être ce pour quoi ils sont toujours si gentils avec moi. Ils défilent tous l’un après l’autre s’assurant de me faire voir qu’ils ont de belles et larges épaules, des gros bras, des pectoraux, des belles fesses rondes et pour beaucoup d’entre eux, le sourire aux belles dents blanches pour me faire bander.

« Le p’tit coté « tof » d’un gars de construction moi ça m’excite! Dieu sait qu’il en a eu des p’tites érections, en plus, je suis payé pour ça! Eh, j’suis mort de rire!!! »


La madame…

mardi 3 novembre 2009

Mon oncle ti-guy et Urbania


Au début juillet la Rédactrice en chef de la revue Urbania entre en contact avec moi, souhaitant que je collabore avec leur magazine pour le prochain numéro portant sur le Québec. Quoi de mieux qu’un camionneur gai et excentrique pour sillonner les belles régions de notre magnifique pays? Le projet m’emballe, mais malheureusement la date de tombée étant trop rapide et ma disponibilité ne permettant pas, on abandonne l’idée pour cette fois-ci.

Inutile de vous dire qu’en jasant avec la gentille Catherine, le personnage coloré que je suis attire son attention, j’imagine quel y voie peut être quelques ingrédients qui cadre bien dans le contexte de leur revue. À ça on ajoute sel et poivre, quelques beaux garçons, beaucoup de Jalapeño et on laisse mijoter à feu doux, très important, car on ne veut surtout pas que ça prenne au fond.

Quatre mois plus tard Nadia Essadiqi, talentueuse journaliste pour Urbania m’appelle pour m’indiquer quel veut écrire un papier sur moi, ou plutôt sur le personnage. C’est donc aujourd’hui que je me rends à la rencontre de Nadia accompagnée de Joannie Lafrenière, qu’on reconnaît aussi sous le pseudo de Sandra chez Les Robidoux, photographe pigiste pour le compte d’Urbania.

Il n’aura fallu que quelque minute pour qu’on abandonne le vouvoiement, qui me rappelle beaucoup trop mes cheveux grisonnants. Nadia et Joannies auront su me mettre à laisse pour me permettre de m’abandonner en pleine confiance et de livrer quelque un de mes petits secrets. Vous découvrirez les dessous de mon métier de « Gaimionneur »! J’ai bien hâte de voir le résultat.

La revue Urbania m’a toujours fasciné, parce qu’ils « …s’attardant aux gens et à leurs histoires, il s’adresse à une communauté de gens curieux qui ont soif d’un média intelligent et fougueux qui sort des sentiers battus. Anticonformiste, provocant, graphiquement audacieux, décalé, déjanté, délirant... On pourrait attribuer à Urbania tout un chapelet d’adjectifs. Cela nous éloignerait cependant de sa mission première : rendre l’ordinaire extraordinaire. »

L’article sera publié sur la revue version web en décembre, je vous tiens au courant.

Merci à Nadia et Joannie!

La madame…

vendredi 30 octobre 2009

Kilomètre zéro!

Il ne m’aura fallu que quelques heures pour finalement rendre les armes, le beau Pierre Olivier, le très séduisant garçon de table à l’auberge Radisson n’est pas disponible. La chanceuse travaille à la Caisse Populaire du village.

Inutile de faire le tour du village en Cadillac rose pour trouver un village gai à Radisson, on me confirme qu’il n’y en a pas, un peu surpris? Mais voilà! Par contre, on me glisse à l’oreille qu’il y a beaucoup de jardins secrets. Ah oui?

Eh bien! Puis on me confirme que la population du village oscille à 300 habitants avec un ratio de « 200 requins pour 40 proies », comme le disait si bien Patrice Lagacé dans son article.

Moi ça me rassure. Me voilà parti butiner!

Dès que je suis arrivé, c’est le sourire des résidants permanents qui retient mon attention.

Sérieusement, c’est de leur sourire dont je veux vous parler. Je ne sais pas si l’éloignement est la raison, mais je n’ai jamais été aussi bien reçu et d’aussi bonne manière. Ils ont de la conversation, ils sont tous prêts à vous renseigner, ou vous diriger dans la bonne direction. Puis maudit qu’il a des belles fesses dans ses pantalons de soie, mais ça, je vous l’avais déjà dit. He he he...

Le matin, très tôt, en direction pour le chantier je croise la gentille et jeune demoiselle à la réception de l’auberge. Audrée, oui celle-là même qui maintenant remplace le dépressif, Maltais, à la direction de la radio locale le CIAU 103.1 FM du village (voir l’article de Lagacé). Audrée occupe aussi le poste à la réception de l'auberge question d’en avoir pour son argent. Elle me confie qu’elle est en amour avec un mécano d’Air inuit. La chanceuse elle aussi!

Moi, pas vraiment très réveiller, je suis un peu sur le radar, mais voila quel m’annonce qu’elle est privilégiée parce qu’elle reçoit son Mc Do par Air inuit. « La sauce à part et dans sa boite originale » prend-elle soin de spécifier. « Oui oui… tu la demandes à part puis quand ça arrive icit tu le mets 2:22 minute au four micro-onde puis ça goute pareille. » Double chance, au dépanneur ils ont reçu la Guinness en canne aussi! Wow!

Qui aurait pensé qu’un jour que manger du Mac Donald ou boire de la Guinness serait un événement?

Et moi c’est ça que je retiens. Ces gens-là ont la couenne dure et je les admire, c’est tout!

En direction vers le kilomètre zéro, je vous rassure en vous disant que je ne trouve pas Radisson si déprimant. Il suffit d’être capable de se libérer et de s’abandonner à un mode de vie très différent, mais aussi très particulier.

Selon moi, le plus difficile est d’être capable de vivre avec soi même, mais aussi d’être capable de faire face à une réalité, notre fragilité!

« Au font tout le monde comprend que la vie n’est qu’un privilège, à Radisson ou bien on fait partie de ceux qui ne s’en doutent pas ou bien on est un de ceux qui la rendent si incroyable! »

Merci Audrée!

Le kilomètre zéro est là où tout a commencé!

La madame…

mercredi 28 octobre 2009

Au nord du 52ième parallèle!

J’arrive à mon motel au alentour de 7 :30pm un peu à la course la gentille, mais vraiment pas jolie dame à la réception, bien candidement tout en m’inscrivant, m’informe que si je veux une table au restaurant je devrais lui dire immédiatement parce qu’autrement le restaurant ferme plus tôt aujourd’hui. Ah? Heu?!? Hum…? Puis avant même que j’ai le temps de répondre, le garçon de table entre en vitesse, me regarde de ses yeux pétillants avec un grand sourire, et demande à la réceptionniste « puis? » Je le regarde à mon tour, érection subtile, et sans attendre une minute je réponds, « Mais bien sûr, j’y serais dès que j’ai la clef de ma chambre mon ami! ».

Je veux pas faire trop simple, mais je viens de me taper 850kms dont 602 sur la route la plus lamentable que je connaisse, au volant du camion le plus exécrable que j’ai conduit, je me sens comme un vieux morceau de viande qui n’en finit plus de ce faire attendrir au marteau avant de passer à la cuisson.

« S’il vous plait laisser moi passer à la poêlonne, je n’en peux plus!

La Baie James mon cul! »

Mais voilà que la première personne qui me parle, après chose là… à la réception, est un beau jeune garçon 25 – 28 ans aux yeux verts, cheveux châtains garnis de mèches blondes, comme on les voyait durant les années ’90. Définitivement, le pantalon de soie ajusté à ses fesses y sont pour quelque chose.

C’est en traversant le 52e parallèle direction nord que j’ai compris qu’ici les choses sont différentes. Il se trouve que je suis dans le petit village de Radisson à la Bais James. Techniquement j’y suis pour ramasser les cochonneries d’un client puis ouste je suis reparti. Mais voila que soudainement je ne voix plus les choses de la même manière.

Et si je me trompais, et que j’y découvre un trésor caché de notre société que notre ami Patrick Lagacé n’aurait pas su trouver lors de son dernier passage à Radisson? Peut-être que j’aimerais y rester pour un bout?





C’est tellement rafraichissant de parler avec un vrai résidant de Radisson (qui ne travaille pas pour Hydro Québec), « …ils te font vite réaliser combien l’état des routes n’a rien à voir avec l’état du conducteur! »

La madame…

P.s. J’ai une petite pensée pour Le Barbare Érudit qui lui sait vraiment c’est quoi l’éloignement, chapeau mon ami.

vendredi 18 septembre 2009

Pourquoi suis-je xénophobe?

Il y a plusieurs années quand j’ai commencé à aller aux États Unit, dans le cadre de mon travail, j’ai du me soumettre à une enquête exhaustive pour obtenir ma carte *FAST*, pré requis pour tout camionneur désirant traverser la frontière avec de la marchandise destiner au commerce. Depuis juin 2009, il y a la nouvelle loi sur les passeports pour aller aux US, donc j’ai du faire une application pour demander mon permit de conduire « Plus », une autre enquête est requise, c'est-à-dire que je suis maintenant relier à une autre banque d’information, coté canadien cette foi-ci.

De plus, le pipi dans le pot est nécessaire parce que je fais aussi partie d’un programme obligatoire de surveillance contre les consommations de drogue. À ça s’ajoute le toucher rectal, oh oui à 40 ans le médical est obligatoire pour les détenteurs du permis de conduire class 1 et par le fait même, en passant, ça inclus une vérification de la prostate.




Touts ces procédures qui coutent cher, mais « nécessaires à la sécurité de nos pays respectifs » nous dit-on. OK jusque-là c’est correct, je m’y soumets, mais non sans me sentir très observé sous les gros microscopes de nos agences respectives, celles là même auxquelles je n’accorde aucune crédibilité.

Donc en résumé, pour être capable de gagner ma vie de façon honnête au Canada et aux US, je dois les tenir au courant de mes folies de jeunesse, et oui ils sont maintenant au courant qu’à l’âge de 18 ans j’ai chiper et briser la mobylette du voisin, mais que les accusations ont été abandonner par compassion à mon endroit. Ca m’a quand même couter du travail communautaire chez les ostis sœurs au couvant juste à côté de chez nous. Mais bon!

« Ils sont aussi au courant que le 10 janvier 2006, au déjeuner j’ai mangé des « toasts » au beurre de pinottes » avec de la moutarde, jusque-là un p’tit secret bien gardé. »

En plus de savoir que j’ai toujours ma prostate et qu’elle est en santé, ils savent aussi d’où j’arrive avec paperasse à l’appui, où je m’en vais avec un autre chariot de papier pour le confirmer. Puis si le gentil frontalier est de mauvaise humeur, il va même venir inspecter mon frigidaire à bort du camion pour s’assurer que je n’ai aucune charcuterie, pratiques qui date du temps où nous avions des cas de vaches folles au Canada. Inutile de vous dire que le frontalier est vraiment de mauvaise humeur s’il fait ça? Genre, il s’est « crossé avec une poigner de braquettes » parce que sa femme la laisser sécher à matin.

Bon je m’égare un peu. Mon point étant que pour travailler de façon honnête même dans mon propre pays, là où je suis née de parents honnêtes on me traite comme le pire des ostis de bandits.

La « passe » des passeports!

Ce matin en lisant cet article je me suis dit qu’il y quelque chose de tellement frustrant et d'injuste pour le contribuable canadien. Pendant qu’on s’acharne à nous mettre à table pour vider notre sac afin de s’assurer qu’on est des bons citoyens, cet article révèle que depuis plusieurs années nous laissons entrer illégalement toutes une gang de « dangereux mangeux de marde » du Moyen-Orient, et en plus on nous dit qu’ils ont même accès à des firmes de consultants pour leurs faciliter la tâche. Et ici ils font référence à toute une industrie de consultation dans le domaine. Ce n’est pas rien!



Imaginez-vous ce que ça nous coute par années en frais médicaux, frais scolaires, et tous les autres services auxquels ils ont accès de cette manière.

Pincer moi quelqu’un S.V.P. J’aimerais me réveiller pour réaliser que ce n’est qu’un mauvais rêve.

« Un gros bravo au Service Canadien du Renseignement de Sécurité (SCRS) et à Immigration Canada pour leur excellent travail. Comme mes derniers guillemets font foi de sentiments les plus sincères, je dois vous avouer que je ressens les mêmes pour le fonctionnariat canadien. »

Cela dit, je ne pense pas qu’une montée de lait sur mon blogue va changer grand-chose, grosse perte de temps.

Donc en attendant que les choses changent, juste pour fourrer la patente des frontaliers ce matin, je vais me faire un bon plat de Müslix avec du Pepsi diète. Y n’y verrons absolument rien estis de gang d’épais!

La madame...

mardi 18 août 2009

Assis dans mon Pete

Assis dans mon camion, à Saint-John NB. En écoutant du bon Coldplay. Je commence en me disant??? :-) oupsss,… en disant, MERCI! A qui? Heuu? Celui qui m’a permis d’avoir une aussi belle journée, peut-être? Le…? T’sé veut dire le… celui que certain appel Diieeux, l’être suprême?

*Life in Technicolor II – Coldplay*

Oh! Attendez, j’ai pas dit facile, oh non, j’ai bien dit belle! Il y a une très grande différence, mais moi je suis capable de bien apprécier cette différence.

Sans vouloir trop entrer dans les détails, après une nuit de seulement 4 heures de sommeil, merci à mes trois « log books » puis mes grands talents de compteur d’histoires, je me suis quand même rendu à mon rendez-vous chez mon client, Irving à St-John NB. En passant, ce n’est pas mon genre de « fourré » le chien avec mes rapports journaliers, mais il y a des exceptions. Et j’ai mes raisons. Fin de la discussion.

Le genre de client que j’aime bien parce que ce n’est quand même pas tout le monde qui a la chance d’entrer sur le site d’une raffinerie de pétrole pour avoir la chance de témoigner de la complexité, l’énormité d’une telle installation, gigantesque, complexe, et aussi, tellement hors de notre imaginaire.

Pour avoir suivi mes cours et certifications nécessaires avec l’association des produits pétroliers canadiens (ICPP), conduit des camions-citernes, et être toujours aussi ébahis par de telles installations, y doit y avoir un p’tit quelque chose d’impressionnant. Loin de vénérer une industrie aussi gourmande, défaillante, aussi destructive pour notre environnement, je me suis juste laissé berner avec mes yeux d’enfants, c’est tout. Ceux qui connaissent ma feuille de route savent que j’en ai vu d’autre et que ça m’en prend pas mal pour me laisser bouche bée.

*When I ruled the world – Coldplay*

Ok assez le pétage de bretelles, donc je vous disais que mon client s’appelle raffinerie Irving à Saint-John NB. BIG, BIG, BIG STOP comme ils aiment le dire…

En fait, j’y suis pour livrer des composantes d’une « craine » du type Groupe Guay, vous connaissez surement? Donc la « craine » en question doit être déplacée entre deux points, Windsor QC. Tout près de Sherbrooke et Saint John Nb, vous l’aurez deviné. Pas moins de 45 voyages de camion de type flat bed 48’/53’ et du type flat bed « B » train comme le mien seront nécessaire pour déplacer la gigantesque grue d’un point à l’autre (en pièces détacher naturellement). On parle ici d’une maigre dépense de $100,000.00 approximativement, juste pour le transport de la sti de « charrue ».

Oh! Ne vous laissez pas méprendre par les photos, les p'tites plaques d’acier, contrepoids de la « craine », que vous voyer sur ma remorque, représentent le maximum de poids prévu par la loi qu’un « B » train peut transporter. (90,000lb) naturellement avec le poids de mon camion ici nous parlons de 137,500lb.

Je me demande bien ce que les Égyptiens, du temps des pyramides, auraient fait avec une telle charge… en si peu de temps?

La madame est pas mal contente, je vous laisse quelques photos pour voir ce que l’enfant en moi voulait partager avec vous.




En passant je fini sur ses mots et sur * see you soon - de Coldplay *… prenez le temps de l’écouter puis vous aller voir l’état d’esprit, sain et en paix… que j’ai le plaisir d’être en se moment… en vous disant, non sans émotions, combien je me sens aussi privilégier de savoir que vous me lisez…

I see you soon...

MERCI!


La madame téteuse…

jeudi 13 août 2009

J’aurions t-y du fun!

Comme certains d’entre vous l’ont constaté, je suis reparti sur la route. Peu être pas? J’ai eu beaucoup de plaisir en vacance, mais bien content de recommencer à travailler… J’ai rien fait durant mes vacances, à part prendre soin de ma vieille mère, nettoyer le potager, jouer avec mon corps, manger, boire, manger, boire… c’est tout. Je l’ai-tu dit, manger et boire? Donc, prendre du poids, pour ceux qui ne comprennent pas vite… Oh, j’ai écrit beaucoup de niaiseries aussi...


Mais lorsque tu es sur la route 26 jours sur 30 par mois, je peux tu vous dire que ma p'tite maison sur le bord du Lac des Cèdres, avec les canards, puis le potager… on faite l’affaire… sans farce.

Le retour au travail a été assez facile, au lieu de partir vers l’ouest comme d’habitude, nous sommes en train de développer de nouveaux marchés vers l’est. Donc Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse…

Bathurst NB
Je suis chanceux, parce que mon premier client de la semaine avait un beau sourire. Le p’tit gars avait mal à la tête, ça a l’air. Le beau David, était pas mal fin, puis jasant à part ça! Il me racontait qu’il y avait des « Méchants Managers » d’un projet d’éolienne de la région, qui lui avait payé la boisson toute la soirée… (La veille), puis que c’est pour ça qu’il avait mal à la tête.

« Ah ben là par exemple! Tout ça à cause d’une mauvaise traduction genre; « possibly » en anglais et « ce que tu veux » en français… avec des traductions comme ça j’aurai été saoul tout ma criss de vie moé. »

Mais ça pend-tu des gens sans consciences pour faire ça à un pauvre p’tit jeune homme comme ça?

J’avoue qu’avec un nom comme David Tremblay, je me serais attendu à un accent du Lac St-Jean, genre ça prend seulement un bluet pour faire une tarte! Même pas… le beau David l’avait l’affaire, pareille comme tous les Franco New Bruinswicois… l’accent de Tracadie-Sheila presque… Ouin… le chanceux.

Merci David pour le sourire…

Caraquet NB
En passant à Caraquet, j’ai bien compris que les Acadiens sont en mal d’identité juste comme nous autres les Québécois, sauf que la différence c’est que nous autres on a notre « pays » auquel nous pouvons nous identifier, le Québec, eux autres, aucun!

Les Acadiens sont une nation sans pays, triste n’est-ce pas?
Demain Tracyville NB. Un voyage de bois puis de retour à la maison…

la madame...

mardi 28 juillet 2009

Seuls les noms des personnages ont été changés

De retour au travail, Truro Nouvelle Écosse Y fait beau et chaud icit aujourd`hui… Ça doit être parce que j’mène une bonne vie que j’ai droit à ça!!!

Hier de passage à Edmundston en direction de la Nouvelle-Écosse, j’ai un appel d’un bon ami, Nicolas que je n’ai pas vu depuis un bon bout de temps. Nic et moi avons tenté de nous voir à plusieurs reprises au cours des derniers mois, mais puisqu’il est à Toronto et moi au Québec, il est plus difficile de faire arriver les choses surtout avec les horaires de fou que nous avons.

Ironiquement en jasant on s’aperçoit que, tous les deux en déplacement, sommes à peine à une heure de distance l’un de l‘autre. On décide donc de ce rencontré à Fredericton pour un bon souper à l’improvise. Assez inusité, une très belle coïncidence qui a fait vite de me faire oublier les p’tits problèmes mécaniques que j’ai eus un peu plus tôt le matin.

De plus, il ne faut qu’une minute pour que nous reprenions la conversation exactement là où nous l’avions laissé la dernière fois. Il faut dire que la relation est extrêmement sincère avec Nic. La communication passe comme sur une connexion haute vitesse. Il nous arrive de nous confier l’un à l’autre comme deux p’tites sœurs jumelles le font au coucher. Du moins vu de mon angle à moi.

« Non! Non! Nic n’est pas gai, il est juste ben beau, ben fin puis crissement intelligent. Ah! Et puis il est en amour avec une belle p’tite fleur africaine… le chanceux! »

Une heure de souper qui nous file entre les doigts, parsemés de discussions profondes au sujet de nos expériences respectives et des chocs culturels que nous avons éprouvés au fil des ans. Comment bien se préparer à de tels changements dans la vie tout en respectant l’autre, a fait partie de nos grandes réflexions. Ayant vécu beaucoup d’aventures similaires, Nic et moi, on se rend vite compte que nos notes se ressemblent incroyablement, « seuls les noms des personnages ont été changés. »

Comme un baume sur mes blessures, la conversation avec Nic me remplit d’énergie, de bon sens et de motivation pour que le destin nous remette encore une fois sur la trace de l’autre le plus tôt possible.

Une p'tite heure, un p’tit souper qui aura bien changé le reste de ma semaine. Il fallait jusque que je roule 700km pour faire le plein.

La prochaine fois Nic c’est moi qui paye le souper!

La madame…

mercredi 17 juin 2009

La journée parfaite!

Régina SK., quatre heures du matin et je ne peux plus dormir. Merde! Il est fréquent que je me réveille très tôt le matin lorsque je suis dans l’ouest. Les deux heures de décalage avec le fuseau horaire du Québec me font souvent cet effet. À quatre heures il serait donc six heures chez moi, ce qui correspond à mon heure habituelle. D'un côté, ça ne me dérange pas trop pourvu que je me sente reposé et dispos pour la tâche.

Allez on décolle. Direction Outlook, petit village environ 230 kms au nord de Régina.
Deux livraisons plus tard, je suis affamé, naturellement il est l’heure du lunch. J’aperçois le truck-stop à l’intersection des autoroutes 4 et 16 à The Battleford SK., la cour est bondée de poids lourd, j’ai tellement faim que je décide de prendre une chance, et regarde pour un stationnement. Oups, dès que je me pointe le nez dans le stationnement, un espace de choix se libère, comme par enchantement, parfait pour le mastodonte de « B train » comme le mien.
La panse pleine je suis prêt pour le troisième client à Loydsminster AB.

Il m’arrive fréquemment de prendre une pause vers les 2 heures en après-midi. Normalement je me gare et fais une p’tite sieste d’une demi-heure. Aujourd’hui je suis en feu, il n’en est pas question!

Toute la journée j’ai eu l’impression que mes clients m’attendaient dans la cour pour s’assurer que le service serait rapide et efficace. La courtoisie était de mise, on a même tenté de me répondre en français à quelques reprises. À peine 10 minutes chez le client et me voila reparti.
Sur la route j’écoute, et on peut presque entendre les 600 chevaux du moteur cummins 385-600 HP, question de se motiver entre eux. Le Harley Davidson des poids lourds, mon Perterbilt 389 – 2007 ne laisse aucune chance à quiconque veut s’y mesurer en grimpant les quelques montagnes, si rares soient-elles, qu’on retrouve dans cette région.

Quatre livraisons plus tard, trois chevreuils, deux bisons et 1150 kilomètres au compteur, je me retrouve à Edmonton AB. Avec un surplus d’énergie assez inquiétant. « Speed » dans mon Diet Pepsi? J’me sens presqu’en téflon.

« J’arrive au Flying J, j’aperçois une cabine téléphonique, j’y cours et j’entre comme un coup de vent. Aussi tôt, entrer, j’en ressors vêtu de mon uniforme en latex moulant bleu et rouge garni d’un grand « S » sur la poitrine. »

SIR, SIR, SIR, CAN I HELP YOU?

D’un réveil brutal, je sors de la lune puis m’aperçois que j’étais juste dans une longue file d’attente au Flying J, articles en main, en train de fabuler et de rêver sur se qu’aurait été LA journée parfaite du chauffeur qui a une vie bien ordinaire.

À une petite exagération près, je peux sincèrement affirmer que j’ai vraiment eu LA journée parfaite, et que si on m’offrait de la changer sur le champ avec plein de scénarios alléchants, je répondrais probablement non.

Ostie! Que j’ai eu une belle journée!

Oups… je dois y aller le p’tit « cute » du comptoir, a fini son « shift » puis on s’en va pour une p’tite bière l’autre bord de la rue...

OH! YES! YOU CAN HELP ME…!

la madame...


samedi 28 février 2009

Les motos russes

Le chialage inutile, parfois ça vient me chercher et me mettre de mauvaise humeur. Le gars au comptoir du Flying J de Winnipeg MB, qui cherche son foutu reçu puis ce met à crier après la caissière parce qu’il n’est même pas assez intelligent pour regarder lui-même, le reçu est juste en avant de lui. Le genre de sans-génie à qui je mettrais mon pied dans le cul, vous voyez le genre. La p’tite fille est dans le jus par-dessus la tête puis elle l’avait mis sur le comptoir au lieu de le mettre sur le support à reçu, pour qu’il puisse le prendre en passant. Résultat, les 7 ou 8 personnes dans le « line up » deviennent soudainement agressives parce que « ti-counne » crie comme un taré.


Pendant ce temps, je me dirige vers les douches, je passe par le « Lounge » des chauffeurs, la télévision est tellement forte que ça en est agressant. Deux individus dorment sur leurs chaises qui de toute évidence ne l’écoutent même pas. À entendre la TV on aurait cru y trouver une gang de ti-vieux avec des appareils auditifs en position « off ». Même pas!

En sortant des douches, je m’arrête encore une fois au « lounge » puis je m’assois pour regarder ce qui joue. Le gars juste à côté, un basané aux babines et fesses charnues, se met à me parler, et en français à par ça! Pas un français du Québec, mais en vin, qu’à cela ne tienne, il semble intéressant.

Merde! C’est à ce moment que je me dis qu’il est temps que j’arrête de boire, mais je fais vite de réaliser que je suis assis dans un truck-stop de Winnipeg et bien ajun.

Chose assez fréquente, dans les « trucks-stop » on dirait une gang de débiles mentales en manque de contact humain, puis ils ont tout le besoin d’avoir un brin de conversation avec un ou l’autre. Ça ne me dérange pas du tout puisque je comprends très bien ce manque en soi. Il m’arrive à l’occasion d’être l’un d’eux. Et je n’ai pas honte à le dire. Au volant du « monstre mécanique » pour 3 ou 4 jours sans aucun contact humain peux nous jouer des tours puis nous faire apprécier une conversation tout aussi débile soit-elle juste pour remplir se besoin inédit.

Il ce présente, Dr. Yao Kouadio Albert, il est « Docteur »? OK, docteur dans un truck-stop? Je me pose la question. Puis il insiste sur le fait qu’il est médecin généraliste issu d’un cabinet international, genre omnipraticien comme on trouverait au Québec, mais dans son pays, en Côte d’Ivoire. Oh? Ok?

Puis j’ai droit à toute une présentation de tout ce qu’il fait dans l’exercice de ses fonctions. Il est chercheur, il soigne, il guérit, il traite et même, il répare? me dit-il d'un air très rassurant. Un langage soigné et éduqué que l’on ne retrouve pas normalement dans un truck-stop. Il retient surtout mon attention lorsqu'il m'informe de son implication au niveau des dis-fonctions d’ordres sexuels.

« Vous savez monsieur je soigne l’érection molle, impuissance sexuelle, faiblesse sexuelle, éjaculation précoce, augmentation ou diminution du pénis, redresse tous les sexes tordus ainsi que toute autre condition possible… » me dit-il.

Wow! Cet homme est un Dieu, je me dis! Pour une fois que je rencontre quelqu’un avec qui je me plais dans un centre de voyage comme les Flying J . J’en profite puis j’embarque dans la conversation. Bla, bla bla, pour au moins une heure.

Plus loin dans la conversation je commence à me questionner et m'inquiéter quand il me dit qu’il traite la cataracte en moins de 5 minutes?, qu’il procède à la préparation spirituelle d’un terrain en construction?, qu’il fait des opérations de kystes par « télé phone »?, et qu’il fait démarrer les motos russes? sans plus d’explications?

Imaginez-vous lors d’une importante chirurgie, le “Docteur ” vient vous annoncer en salle de réveil : «Nous avons retiré votre pénis par erreur, vous avez perdu 25% de votre sang et vous récupérerez peut-être vos moyens d'ici sept ans, mais n'eût été cette regrettable situation, vous seriez en excellente santé. Ah! Et la bonne nouvelle c’est que nous avons quand même réussi à redémarrer votre moto russe.»

Certes le désagrément de ne pas être avec les gens qu’on aime lorsque nous sommes sur la route, peut nous sembler bien plate et long, mais nous avons quand même droit à nos moments de grande culture nous aussi!
Oh! Si vous me cherchez, je suis partie faire le tour de la Côte d’Ivoire avec ma moto russe…




la madame...
Photo : Internet ? Si elles sont à vous, je vous remercie pour me les avoir prêtés.

vendredi 23 janvier 2009

Week end at Ryan's in Jasper BC

Beautiful week end at Ryan's in Jasper BC

lundi 8 décembre 2008

Un p’tit Cowboy



Dans ma quête pour me trouver un p`tit animal de compagnie, je me suis dit que peut-être, l’Alberta cache quelques beaux spécimens. La recherche va bon train. C’est pas facile parce que j’aime bien les gars de métiers genre « rough » aux mains rudes et virils. Tout le monde sait que je les prends plus jeunes, mais pas trop. Il faut qu’il soit légal, mais trop jeune y sont trop plates, en conversations et au lit… vous savez, c'est pas facile de trouver le modèle parfait… Ça pourrait me faire un beau cadeau de Noël? Il y en a pour tous les gouts.

En allant voir au « Home Solution » (genre home dépôt) à Calgary juste en face du FlyingJ, pour voir les accessoires de noël, je suis tombé sur un beau modèle 1978, monter sur un « frame » de 155lbs, style bottes de cowboy, chemise western bleue pale avec des p’tites franges le long des manches puis des p’tits brillants sur les épaules, naturellement les jeans Levis serrés sur des belles fesses rondes sont inclus. On vient de m’informer que les lunettes « aviateurs à la Burt Reynolds » sont en supplément pour les nostalgiques. Serait enclin de se laisser pousser la moustache si requis. En plus, tu y donnes une guitare puis ça chante c’te p'tite bibitte là! Pas mal de conversation, genre que tu trouverais à la taverne le relais 116 à Princeville. Lui y aurait pu me vendre une « van 48’ » au complet d’arbres-de-Noël.

« En plus, tu y donnes une guitare puis ça chante c’te p'tite bibitte là! »

Chez Toben Technical services à « Red Deer », je suis tombé sur le modèle 1952-54, pas sûr? Qui vient avec veston et cigare. Son chien est déjà presque mort. On se doute que son argent vient du bétail, ou de l’huile, mais c’est un secret? Son médecin a refusé de me rencontrer, pour des raisons nébuleuses? Donc y vient sans rapport médical. Oh! En passant, en jasant avec, il me confit en chuchotant que Viagra ça marche… Ça rajoute au doute! Il vient avec jet privé, mais tout le monde pense que le gouvernement va y saisir sous peu pour taxes impayées… Un peu trop le style « JR » dans Dallas, puis quand j’y demande s’il a voté pour Steven Harper? Il me répond en me demandant si je pense que les conservateurs vont avoir des budgets pour les commandites. Humm… OK assez perdu de temps avec lui.

En ramassant un chargement chez un fabricant de tuyaux destinés aux chantiers de pétrole je suis tombé sur un modèle 1975, 6’2’’, 185lbs, sans gras avec des fesses dures lui aussi. Lui je vous le dis tout de suite lui, c’est un « seconde main », une « ex », pas d’enfants, mais on me dit qu’elle en a bien pris soin. Si on en juge par ses bobettes à la fin de la journée, fait vérifié, c’est sûr qu’il ne perd pas d’huile. Comme un neuf. Lui s’est plus le modèle pour les « oil Rigs ». Peu travailler sur chantiers pétrolier jusqu'à trois semaines en ligne avant de se plaindre. Peut vous conter des histoires de chantiers pendant des heures, bon pour les « partys de noël »… Si je le prends tout de suite, tel que vu, je vais avoir un rabais 10%. Ca me laisserait quand même un bon trois semaines avant les fêtes pour le mettre propre. Bien sure, vous comprendrez qu’un bon « deal » comme ça, on oublie la garantie prolongée.

« Ca me laisse quand même un bon trois semaines avant les fêtes pour le mettre propre »

L’autre, le p’tit bonbon de 25 ans, que j’ai croisés au « lounge » du FlyingJ, blond aux yeux bleus, … ben… Y est plus disponible, parce que je l’ai déjà adopté comme p’tit animal de compagnie …

C’est Noël pour tout le monde hein?

la madame...


Photo : Internet ? Si elles sont à vous, je vous remercie pour me les avoir prêtés.