skip to main |
skip to sidebar
Sérieusement si je m’écoutais ça serait facile de déprimer. Quand on suit un peu l’actualité, ce n’est pas long que le cœur nous lève. Plate à dire, mais moi j’aurais tellement aimé que le gouvernement du Canada remettre une somme équivalente au cout d’une élection aux victimes du Japon, plutôt que de le dépenser dans une campagne électorale comme c’est le cas actuellement. Ça me déprime en maudit. Difficile de combattre la déprime saisonnière surtout quand l’hiver semble s’accrocher à n’en plus finir.
Malgré tout, le travail reprend, je sors de la maison et soudainement les choses changent! Peu à peu, le transport recommence et la vie reprend. Aujourd’hui, je me sens comme un banc de neige qui dégèle, le poids de l’hiver et du froid qui s’effrite au fil des jours. Lentement de jour en jour le sang recommence à couler dans mes veines. Les sourires des beaux gars de «shipping» chez les quincaillers, les muscles des beaux mâles sur les chantiers de construction, puis même les boutades de grognon chez Ti-Mé, me font revivre et vibrer pour me réchauffer!
Les geais bleus et les cardinaux rouges qui se battent aux mangeoires fraichement remplies. Cette odeur de pelouses qui dégèlent est comme un parfum que j’avais oublié, l’espace d’un hiver! Tranquillement, je regagne mes sens, mes idées deviennent plus claires et le gout de me fixer de nouveau objectif réapparait. Soudainement, je me surprends à faire des plans, et à avoir hâte aux prochaines festivités!
Bon, pas que je n’ai plus rien à dire, mais y a le livreur de Molson au dépanneur du lac qui s’en vient, je ne voudrais tellement pas le manquer, c’est à cause de lui si la sève coule.
À plus ma gang de vous autres!
La madame…
Enfin le printemps, je ne sais pas si c’est l’âge, mais chaque année l’hiver devient de plus en plus long pour moi. Rien à dire contre la neige, j’adore les sports d’hiver et les beaux paysages blancs, prendre des marches dans la nature, faire de la raquette ou de la motoneige… L’hiver a toujours été symbole de plaisir et de joie.
De toute façon, ce n’est pas parce que j’en ai plein mon casque cette année que je vais commencer à me plaindre et à pelleter les bancs de neige dans ma cour ou dans la rue pour qu’elle fonde plus vite. Eille, si j’ai le choix je vais plutôt perdre mon temps sur les sites pornos sur internet à la place, pfsss, pas fou moé là!
Non, mais hier on regardait les gros morceaux de glace descendre sur le lac, âpres c’était les branches d’arbres et les troncs d’arbres….Et aujourd’hui on regarde la remise à Ti-Caille descendre… Il aurait dû sortir ses réserves de cannabis avant la crue des eaux l’épais hein? Vous devriez voir la gang d’ados qui attendent la remise en bas au barrage!
Sérieusement tous les ans c’est le même scénario, toujours les 3 mêmes voisins qui se font inonder. Je soupçonne même le beau Jocelyn en bas d’être un peu plus gai que moi. Il nous sert les hors-d'œuvre, le café au Bailey puis les p’tites sandwichs pas de croute à chaque fois que l’eau monte… La bière coule à flow ça s’est sûr! Nous autres en échange, on se passe les sacs de sable qui formeront la muraille autour de son chalet. Vous devriez voir le «bunker» à la fin de la journée, he he he…
Puis là y a Ti-Jule qui nous casse les oreilles avec ses maudites pompes, moteur «Harley Davidson», «Pan Head» «Straith Pipes» …blah blah blah! Il en parle beaucoup, mais moi je ne les ai jamais vus pomper quoi que ce soit? Voyez le genre!
Non, mais c’est quand même bien le Lac des Cèdres, entre les «festivités des inondations», les parties de sucre et le retour des saisonniers, y a toujours le retour des canards pi notre première grosse brosse sur le bord d’un feu de branches dans ma cour.
Vive le printemps, yeah!
La madame...
P.S. Madame Brochu une autre voisine vient de m’appeler en chialant comme une débile et me demande de spécifier que ce texte n’est qu’une fiction. Méchante casseuse de party!
Il est fréquent qu’il arrive au Roi, notre égo, de s’enliser dans l’étroitesse de ses croyances et de se convaincre qu’il a les seules, bonnes opinions sur des sujets quelles conques. Durand ce moment où il devient l’empereur incontesté du sujet et qu’il déguste les fruits et les offrandes de ses sujets en adoration de ses certitudes, il lui arrive d’en perdre la raison.
Parfois cet égo, plus difficile à nourrir qu’un canidé ou du mammifère typique de la ferme bovine, se croit si puissant que le centre de l’univers néglige le plus important, « la raison ne réside et règne seulement quand le royaume est en paix! »
La chute et la défaite sont souvent fatales, et très peu d’entre eux s’en sortent indemnes. Mais la confiance en soi est importante.
Maintenant face à se vide, oui celui-là même qui m’aura permis d’atteindre cette sérénité, que reste-t-il? Où sont mes nouveaux repères, ceux qui me permettront d’avancer vers de nouveaux horizons?
Vous qui ne faites pas encore partie de ce monde virtuel, mais si cruel auquel j’appartiens, où êtes-vous? Mine de rien puisque j’en suis à la case départ, j’admets être à la recherche de nouveaux défis, celui de réapprendre à m’aimer. Dites-moi où êtes-vous?
La madame…