Ce que j’aime, c’est que avec le temps, et souvent causer par la maladie, ne pouvant se souvenir de ce qu’elle a mangé il y a dix minutes, elle arrive à me plonger dans les souvenirs d’enfance les plus lointains. Cette particularité de la maladie où la victime perd la mémoire la plus rapprochée, donc la mémoire courte. En contrepartie, les souvenirs les plus lointains semblent s’accrocher et même je vous le dis les détails les plus lointains sont plus présent que jamais.
Incroyable, quelque heure en présence de La Madame, ma mère, me raconte et me fait vivre ses histoires que je n’ai jamais entendues avec autant de détails et parfois assez croustillants. Fait vérifier sa mémoire long terme et son sens de l’humour sont intacts, je vous le dis.
Aujourd’hui je suis en train de faire le deuil d’une amie, d’une mère tout en continuant de la côtoyer. L’amie, ma mère, qui m’aura permis d’être la personne que je suis aujourd’hui. La personne qui parle fort et qui s’exprime au besoin, qui m’aura supporté et permis la fierté d’être gai quand fut le temps de le constater.
« Petit à petit notre relation change, mais mon admiration sans bornes, pour ma meilleure amie, mon respect pour elle, et le plaisir de la côtoyer ne changent pas. »
Demain, elle mangera les meilleures tomates du monde, celles de mon potager.
L’air de rien, je pense que je voulais juste vous dire combien je l’aime.
la madame, fils...







J'adore !
RépondreSupprimerVraiment touchant ce billet m'sieur!
RépondreSupprimer@Drew
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour ton p’tit mot qui m’aide à donne un sens à tout ça!
« m’sieur » ça c’était mon père moi c’est juste ti-guy... :-)
Ok Juste Ti-Guy ;-)
RépondreSupprimerBon samedi mec!