jeudi 5 novembre 2009

Mine de rien!

La semaine dernière de passage à Val-d'Or j’ai eu la mauvaise surprise de ne pas me trouver de chambre d’hôtel tellement toute la région est envahie par la « prospérité » de l’industrie minière. Au Motel Vic en questionnant la jeune dame au sujet de toute cette frénésie, elle me répond; « nous la récession on ne connait pas! » Avec un grand sourire au visage qui en disait long. De plus, la p’tite dame ne s’est pas gênée pour me signaler que le gros pick-up rouge à la porte était le sien. « Il est beau hein? » Me demande-t-elle? Ironiquement, la scène me rappelait beaucoup le même phénomène que je voyais à chaque fois que je me rendais en Alberta l’an dernier.

Je suis loin de prétendre que je m’y connais en économies et particulièrement celle de l’industrie minière, je vous rassure je déteste les gros pick-up rouge qui puent le diesel à plein nez et surtout je ne veux pas discréditer Richard Desjardins et sa belle mission contre l’industrie minière.

Mais, force d’avouer qu’il y a un gros problème!

À mon avis si le Québécois moyen n’était pas aussi occupé à consommer à outrance sans réfléchir aux conséquences peut-être qu’il se sentirait beaucoup plus interpelé par une situation aussi tragique qu’est celle de l’industrie minière au Québec. Selon moi le premier coupable dans cette histoire, c’est la passivité de notre société qui est bien plus préoccupée à faire de l’argent « sale ».

L’an dernier, alors que j’étais dans la région de Fort McMurray en Alberta pour le travail, durant plusieurs jours j’ai tenté de trouver quelqu’un pour m’accorder une entrevue en réponse à ma question ; que pensez-vous de l’héritage que le projet de sable bitumineux laisse à notre environnement?

Un bon matin j’ai posé la question à la mauvaise personne. Le gentil monsieur me glisse à l’oreille bien gentiment, le plus sérieusement du monde, que si je continuais de poser « la mauvaise question » que je risquerais de me retrouver à la porte de la ville enduite de goudron et de plumes.

Oui j’appuie les grands « sparages » de Richard Desjardins, mais ai-je vraiment le gout de me lancer à la remorque d’une société trop préoccuper par la p’tite « piasse » du moment, son gros pick-up, son bateau puis ses bébelles, qui n’en à rien foutre avec le vrai problème?

La madame qui ne connais rien dans les mines...

2 commentaires:

  1. Intéressant ce post...

    Faut croire qu'ils n'ont pas non plus assez de problèmes de santé pour savoir peser le pour et le contre de leur fausse richesse!

    Pour avoir passer par Val d'or, aussi pour le travail, la nouvelle génération est très au fait du "poids réel" de l'or, dans leur région...

    Quant aux sables bitumineux, le plus fucké là dedans c'est que ce sont les américains qui sont majoritairement propriétaires de cette ressource naturelle basée au Canada. Non seulement, on l'utilise pas chez nous (quoique sous réserve des dommages environnementaux), mais en plus on accueille encore la pollution pour le profit des autres, c'est l'monde à l'envers stie!

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  2. Salut Vieux Singe
    Une société qui dort au gaz puis qui regarde passer le train!

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Oui oui, c’est un secret!