samedi 27 février 2010

L’ère de l’information... une indigestion.

Ce matin je me surprends à écrire un autre billet sur l’actualité. Deux fois dans la même semaine? Qu’est-ce qui se passe? Où est le ti-guy qui aime écrire de la fiction, parler des beaux gars, puis du beau sourire de ti-Joe au dépanneur…?

Non, non je ne suis pas en train de me transformer en « journaleux » amateur, puis normalement si je veux lire de bons textes et de bonnes analyses sur l’actualité ou la culture je me replis sur les blogues de Renart Léveillé ou celui de Pat Dion. Ils sont les meilleurs pour ce genre de textes.

En me levant ce matin j’ai appris la mauvaise nouvelle au sujet du tremblement de terre au Chili, puis moi comme je ne suis pas insensible à se genre de tragédies bien ça me fait de la peine et ça me déprime un peu. D’un canal à un autre à la télévision les images se déroulent, les commentateurs tout aussi dramatiques professionnels l’un que l’autre nous témoigne encore une fois d’un désastre très déplorable et inexplicable. En général ils font tous un excellent travail.

Comme je suis aussi un gros (dans tous les sens du mot) consommateur de médias sociaux, et que là aussi on commente sur la tragédie, bien on en a plein la gueule comme le diraient nos cousins.

« Avec tout cette technologie, les médias continus et les médias sociaux, la planète est devenue tellement petite que parfois, en me levant le matin j’ai l’impression de sentir l’odeur nauséabonde de la mauvaise recette de Gosht qorma d’une grand-mère assise dans une tente en banlieue de Mumbai en Inde. »

Bien, qu’on le veuille ou non, la grand-maman Indienne ce matin, après avoir nourrie les 3 mononcles, les 9 femmes et les 27 enfants de la maison, elle va probablement se tourner vers son ordi et prendre connaissance de mon dernier billet sur mon blogue et apprendre que moi, sa recette de Gosht qorma je trouve qu’elle pue. La recette indique, 1/2 cuillerée à café de garam masala, pas la cuillère au grand complet, pourtant c’est simple hein?

Cet hiver suite à la tragédie d’Haïti j’ai du me couper de tout ce cirque médiatique parce que trop c’est trop. L’odeur du sang et de la chair mêlés à l’odeur de la mauvaise recette de Gosht qorma devenait insupportable.

Ça devenait tellement déprimant d’ouvrir la télé. J’avais hâte aux jeux Olympiques, j’avais soif de bonnes nouvelles, soif de voir des sourires sur le podium.

Les Chiliens tout comme les Haïtiens, nous devons les supporter, on doit se mobiliser, ils ont besoin de nous autres, les plus chanceux, mais calice y a tu quelqu’un qui peut trouver un moyen pour qu’on puisse le faire sans tomber dans la déprime totale pour un autre deux mois?

… une chance que le printemps arrive, on va commencer à voir les belles fesses un peu moins emmitoufler.

La madame…

2 commentaires:

  1. Bravo!

    Je veux écrire un tel billet depuis une semaine... pas nécessairement suite au traitement des tragédies de Haïti et maintenant du Chili...

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Oui oui, c’est un secret!