samedi 23 janvier 2010

C’est la faute à Frédérique

Au moment où je m’apprête à m’adresser aux médias, je regarde pour voir qui est présent et je constate immédiatement qu’il y a quelque chose de différent aujourd’hui. Beaucoup plus de journalistes que j’anticipais, et beaucoup de visages qui ne viennent pas de la région évidemment. Victoriaville ce n’est pas grand et puis les journalistes on les compte dans une main.

Bizarre parce qu’au cours des trois derniers mois j’ai eu plus de contact avec les médias que de toute ma vie. Ça a commencé avec les entrevus avec Urbania, puis s’ensuit celui de Branchez-vous puis aujourd’hui la p’tite conférence de presse qui étrangement se transforme en gros événement.

Gérard le concierge de la salle des Chevaliers de Colons où nous somme, viens me voir puis me glisse à l’oreille qu’il y a des camions de Radio Canada et de TVA à l’extérieur. Je lui dis « Quoi? » d’un air assez surpris. « Oui oui va voir si tu ne me crées pas », insiste-t-il.

Rapidement le désordre s’installe et on me demande si je peux attendre une autre demi-heure question qu’on trouve les chaises pour tout le monde puis j’entends d’une voie obscure qui vient d’en arrière, « Y a quelqu’un qui peut me connecter ça dans le mur? » évidemment un journaliste à la dernière minute. La salle ne pouvant contenir que 50 personnes est pleine à craquer.

Je suis très nerveux, c’est la première fois que j’ai à discuter d’un sujet aussi sensible publiquement, mais surtout au nom d’un organisme aussi prestigieux que SBGBF des Bois-Franc. Au moment même où je m’apprête à lire mon texte, un journaliste m’interrompt immédiatement pour me poser la question;

« Mon’oncle ti-guy est-il vrai que vous êtes présentement dans une relation mystérieuse avec un jeune homme? », d’un journaliste que je ne peux voir, car il est derrière cette lumière braquée dans ma direction.

L’éblouissement causé par les flashes des caméras se multiplie, question de capter ma réaction à cette question aussi inattendue qu’inappropriée. Pouf, pouf pouf… de tout bord tout côté.

« Est-il vrai qu’il est plus de 20 ans votre cadet? », me lance cet autre journaliste de la région de Montréal.

« Pouvez-vous confirmer que votre nouveau partenaire est très riche et qu’il est un personnage très influent. », me lance-t-on encore une fois sans même me laisser le temps de répondre aux questions précédentes.

« Peut-on savoir son nom? »

« Quand est-il de vos plans d’adoption en Haïti? »

C’est le chaos et soudainement j’ai peur. Je réalise alors que j’ai perdu le contrôle sur la conférence de presse. Les questions sans rapport avec mon message se multiplient, je suis bouche bée.

Mon attaché de presse me prend par le bras pour m’éloigner du micro et me suggère, en me chuchotant à l’oreille, qu’on arrête la réunion immédiatement. Il me pointe la porte d’en arrière et me signale que la limo est stationné juste là. Il prend la parole, les informes que la conférence de presse est terminée, et avant même que j’aie le temps de le réaliser, on me pousse dans la voiture qui à sont tour quitte les lieux sur ses chapeaux de roues.

Encore sur le choc de cette aventure, je prends le temps de m’assoir un peu plus droit je lève les yeux et j’aperçois le beau Fred, vêtu de son plus bel habit, assis juste là sur la banquette en avant de moi avec sont grand sourire fendu jusqu’aux oreilles bouteille de champagne à la main.

(moi) « Oufff quelle aventure…, que fais tu là Fred?» encore essouffler.

(Fred) « Boff j’ai pensé que tu aurais besoin de support après une réunion aussi difficile »

Puis il se met à rire d’un rire très sarcastique.

J’aime ça parce que Fred il est comme James Bond, il apparait tout le temps au bon moment. Il est comme une distributrice à condom qui ne se vide jamais.

C’est comme s’il avait un parachute dans tous ses coffres à gants. Voyer le genre.

(moi) « On s’en va où comme ça? »

(Fred) « Ché pas moi, tu décides, l’hélico nous attend. »

Ah ah ah ah….. Encore très sarcastique…

Pouf! La bouteille de champagne est ouverte.

On s’enlace et on s’embrasse avec ardeur dans un élan de folie je perds la tête, je pers encore une fois le contrôle.

La madame...

6 commentaires:

  1. Bon!

    Ça y est!

    On blog avec une vedette! ;0)

    La MMMMadame is in the hood! lolll

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  2. @Vieux Singe
    Limo, Hélico, beaux gars…. Qu’est-ce que tu veux de plus à part te réveiller le matin puis te rendre compte que tu rêvais... esti… que c’est plate hein?

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  3. Ah, les rêves...bien coquins parfois ;)

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  4. "Il est comme une distributrice à condom qui ne se vide jamais."

    Ça a l'air niaiseux, mais je trouve vraiment que c'est une très, très belle ligne.

    Bon texte!

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  5. @Franky
    Les rêves, ça ne coute rien et ça ne fait pas de mal à personne…

    @Luc Pierre
    Bien humblement je suis très conscient que mon écriture c’est du texte de p’tit peuple bien simple avec de l’encre qui vient du cœur, rien de bien extraordinaire, mais des fois je sors de p'tites tournures de phrases qui sont pas pires… et qui fait rire. Merci, mon cher ami.

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Oui oui, c’est un secret!