Tout ce temps sans horizon, sans percevoir la rondeur de notre habitacle qu’est la planète bleue. À peine capable de me souvenir de l’odeur d’une fraise des champs, le son d’une vague s’éclaboussant sur les berges d’une plage, la couleur de ton visage quand tu te fâches, la danse de la lumière sur l’étant provenant de l’abondance de mes larmes.Je suis perdu dans mes souvenirs sans rapport avec cette réalité que nos enfants connaissent aujourd’hui.
Me voilà libre! Libre de quoi? Peut être un peu plus captif que dans les murs qui me protégeaient de cette pollution qui n’a ni pitié de moi, pas plus que la famille et des amis de ma victime.
Libre! Ô que non! Ce n’est qu’une illusion.
Les tourments de mon quotidien ne feront qu’une bouchée de moi et me ramèneront rapidement à mon naturel désillusionné, et désabusé de notre société. Mon dégout pour cette viande à varier refait surface aussi tôt.
S’il vous plait, dites-moi, que dois-je faire pour regagner cette sensation de réconfort et de sécurité que me procurait cet individu, vêtu d’un uniforme grisâtre devant les barreaux de ma cellule? Seule sa compassion me rassurerait.
En vérité que me reste-t-il?
RIEN!
La madame...







Dépression saisonnière ?
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Quoi que très bien rédigé, ton billet me rend triste. J'espère que c'est passager car, malgré toutes les tuiles qui peuvent nous tomber sur la tête (et j'en sais quelque chose), la vie vaut la peine d'être vécue. Il faut plus s'attarder aux belles choses qu'au laides, c'est notre survie qui en dépend. Je te souhaite bon courage et j'te donne une claque virtuelle sur l'épaule! xx
RépondreSupprimerIl y a un endroit où tu es libre. Ici, sur ton blogue...
RépondreSupprimerMerci les amies, un brin de morosité et rien de plus. Je ne me risque pas assez souvent dans la poésie, mais je crois que je devrais. J’aime bien le résultat pour un premier.
RépondreSupprimer@Pat
Tu as bien raison.
Cher ami,
RépondreSupprimertout vous reste!
La désillusion est un legs de haute importance, un labeur, mais aussi un bien d'une grande valeur. Elle permet le grand privilège de toucher terre en chaque instant nécessaire, elle permet le ressourcement véritable dans la profondeur de l'esprit.
Certaines expériences lourdes en ressentiments nous porte à croire qu'il nous a été imposé un fardeau inutilement, alors qu'en réalité chacune d'entre elles auront servies à façonner nos personnes, imprégnées d'un sceau d'authenticité.
La sensation de réconfort et de sécurité, pour ma part, provient d'une antre intérieure éclairée par des flammes qui, jadis, ont été attisées par la colère; aujourd'hui, contrôlée d'une main de maître, ce feu est un allié...
Très humblement,
Karel Jacob
@Karel
RépondreSupprimerMon très cher Karel, le talentueux Karel, Le très poétique Karel, coudonc l’écrivain Karel tes textes me coupe le souffle… ouin, je crer ben que je vais aller me rhabiller avec mon poème… hein?
Lol