jeudi 30 juillet 2009

J'admet avoir un problème.

Sur la route souvent j’ai du temps personnel, mais pas trop, juste assez pour profiter de la nature, visiter les points importants de la ville où je me trouve, donc, travail et loisir s’imbriquent un dans l’autre facilement. Restaurants, 5 à 7 dans un bar de premier choix à Vancouver au bord de la mer, souper dans un pub sur une terrasse à Banff, en flanc de montagne avec les Rocheuses comme fond d’écran, ou tout simplement dans un bar de Red Neck, dans les prairies, plein à craquer de beaux Cowboys qui transpirent l’androstenol à plein nez. Prendre un verre où me semble bien y socialiser n’est pas un problème.
Chose certaine, je rencontre des gens de toute sorte, et la diversité me rend tellement heureux. Peu importe qui tu es? Si tu es beau et fin selon mes standards j’irais prendre un verre ou douze avec toi. Je suis un vrai social Butterfly comme disent les Anglais.

Mon travail me permet de voir plein de choses que je ne pourrais pas voir si j’avais un travail sédentaire. Certains d’entre vous penseront que, de se retrouver à l’étranger sans pouvoir partager des moments aussi mémorables avec celui (celle) qu’on aime n’est pas aussi plaisant, mais pour moi c’est cool. Cool, parce que le célibat je l’apprivoise petit à petit. Tout ça pour dire que quand je suis sur la route le hamster roule beaucoup, mais il roule dans la bonne direction. Pas trop de questionnement fondamental à n’en plus finir sur les fondements du JE, ME, MOI. Pas de tracas.

Le secret! Être en paix avec soi même. Du moins, c’est ce que je pense?

Ensuite y a les moments ou l’insécurité s’installe parce que l’économie ne roule pas comme on le voudrait, je m’aperçois que quand le travail ralenti j’ai plus de temps pour réfléchir, plus de temps dans mes mains, mais pas nécessairement plus d’argent ou plus d’activités pour combler le vide. Je réfléchis puis je m’évalue, je me compare, je me questionne sur tout. Qui suis-je? Pourquoi ce métier de fou? Pourquoi ne suis-je pas en amour? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

Quand le hamster roule trop vite, j’ouvre une p’tite bouteille de vin, puis une bière et hop! Le hamster se met au ralenti avec des questions moins compliquées. Genre, lui, pourquoi il a d’aussi belles fesses?

Puis vient le temps de sortir les vides. Pourquoi y a-t-il autant de maudites caisses de bières vides?

Ça fait quand même plus d’un an que dès que je me retrouve à la maison à relaxer, le hamster se remet à chercher la direction, comme s’il se retrouvait à une intersection toutes les dix minutes. Chose qui n’arrive pas quand je suis sur la route. Pourquoi? Peut-être que la route me pourvoit un échappement à LA réalité que la maison ne me procure pas? Par contre à la maison, à force de me retrouver à réfléchir sur les fondements de mon identité, je commence à me poser d’autres questions, genre, suis-je malade? Suis-je en dépression?

Puis là je me dis; suis-je vraiment en paix avec moi-même?

Le suis-je vraiment?

Il y a des moments dans la vie ou tout commence à prendre forme quand soudainement je me mets à réfléchir sur les choses importantes qui se passent dans ma vie. Ma santé physique, puis il y a ma santé mentale aussi, ma situation financière, mes relations et j’en passe. Puis, rapidement je constate que la croiser des chemins s’en vient rapidement. J’ai 45 ans. La curve à 180 degrés va être dure à prendre si je ne ralentis pas.

Force d’admettre qu’au fil des ans, et ici je parle de plus de 25 ans, ma consommation d’alcool a augmenté considérablement au point ou sans m’en rendre compte je me suis graduellement fait beaucoup de mal.

L’étendue des dégâts? Je ne le sais pas, mais chose est sur, l’heure est au bilan.

Par contre dans un premier temps « l’heure est d’admettre qu’il y a un grave problème et que le problème est que je suis alcoolique! »

Alors qu’il m’aurait fallu au moins 1500 mots de texte pour aller au font du problème, réellement, il m’aura fallu six bières pour écrire ce texte de 725 mots.
Aussi sincère soit ce texte, il y a problème et je l’admets.

Problème d’alcoolisme qui mérite mon attention, n’est-ce pas?

La madame qui admet simplement qu’elle est alcoolique…
Photo : Site internet Vivre sans Alcool

1 commentaire:

  1. Lache pas ti-guy, moi aussi je suis alcoolique, je suis avec toi!!! L'important c'est quand je l'ai admis vraiment et de savoir que j'étais impuissant devant l'alcool...

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Oui oui, c’est un secret!