lundi 27 juillet 2009

C’est pas ma faute!

Le billet qui suit est assez sensible, parce que je ne veux surtout pas blesser mes proches et surtout pas me faire accuser d’ingérence dans l’éducation de gens que j’aime plus que tout au monde. La dernière chose que je voudrais, serait de causer un froid ou un drame familial pour le plaisir d’écrire et d’essayer de me rendre intéressant, sans bien réfléchir sur l’objectif viser par se billet. Sur ce, je spécifie que se billet est beaucoup plus une opinion sur la responsabilité que notre société a de bien transmettre, aux générations qui nous suivent, les valeurs qui sont aux cœurs d’une société prospère qui se prend en main et qui fonde son succès sur la participation de tous les partis en se RESPONSABILISANT.

Au cours des dernières décennies nous avons eu droit à plusieurs scandales pour ne pas dire tragédies qui ont eu des impacts incroyables sur l’ensemble de notre société, même dévastateurs pour plusieurs. Scandales qui auront même poussé beaucoup de victimes à s’enlever la vie pour se libérer des souffrances qui selon eux ne méritaient pas. Souffrances de la maladie, perte d’importantes sommes d’argent, peut importe, souffrance d’être victime d’un scandale.


Ce qui me frappe le plus c’est surtout la tendance prédominante de tous ces scandales, l’absence d’imputabilités.

SCANDALE, OU ÇA?

- Le premier scandale où j’ai commencé à me sensibiliser sur l’absurdité et la grossièreté de l’irresponsabilité, c’est lors du « scandale des commandites », une affaire politique canadienne relative à l'usage de fonds publics pour financer une opération de relations publiques visant à contrecarrer les actions du Parti Québécois en faveur de la souveraineté du Québec, province qu'il gouverne. Dans la perspective de sensibiliser l'opinion publique québécoise sur les actions positives du gouvernement fédéral canadien dans la province du Québec, d'importants contrats ont été signés avec des agences publicitaires. Mais l'usage des sommes allouées, l'efficacité de la campagne et le montant des contrats n'ont pas fait l'objet d'évaluations et de contrôles stricts.


L'implication du Parti libéral du Canada, est importante dans cette affaire qui se déroula de 1997 à 2003. Les fonds publics investis ont été évalués en 2005 à $332 millions (fonds public en passant), votre argent et le mien.

Les coupables ? Une poigner de petites firmes en marketing, opportunistes et quelques hauts fonctionnaires véreux, qui naturellement ne sauront remettre les fonds perdus et disparus à tout jamais. Que des miettes de cette gigantesque supercherie ne seront récupérées ($2 millions) et quelques tapes sur les doigts (16 mois de prison dans la collectivité) ne seront servies.

- Le scandale de « l’eau contaminé de Shannon », petite municipalité tout près de Val-Quartier au Québec. En février 2009, les citoyens de Shannon réagissent vivement à une enquête selon lequel le gouvernement fédéral savait depuis 1978 que l'eau de Shannon était contaminée au trichloréthylène (TCE).
Selon des documents obtenus grâce à la Loi sur l'accès à l'information, les ministères fédéraux de l'Environnement et de la Défense avaient été prévenus que des eaux usées étaient déversées dans un étang en contact avec la nappe phréatique. Or, les citoyens de Shannon ont bu l'eau contaminée pendant 22 ans avant de découvrir elle-même la contamination en 2000. Résultat, plusieurs dizaines de personnes sont décédées de cancer particulièrement rare pour ainsi décimer une partie du village.

Les résidents sont en colère. Ils reprochent au gouvernement fédéral d'avoir caché de l'information aux citoyens. « Il y a du monde qui cache des vérités, ils le savent. Par contre, ils se battent pour continuer à dire qu'ils ne sont pas coupables. Il y a un gros problème dans notre société en ce moment », constate Jean Bernier à la tête du comité des citoyens de Shannon touchés par la contamination.

Il y a aussi le scandale de la Caisse de Dépôt!...

… et tous les autres scandales… Il suffit de faire une recherche sur Google avec le mot « scandale » pour être servi.

Les coupables?

Les coupables? Nous n’en voulons surtout pas. Du moins, c’est ce que nous cultivons et enseignons à nos enfants et dans notre société aujourd’hui. Il est tellement facile aujourd’hui de s’esquiver de nos responsabilités que ça en est une gigantesque comédie. Il suffit de se cacher sous une réglementation pleine de failles ou un code d’éthique incomplet, ou tout simplement « un trou dans la loi », comme certains aiment le dire.

À qui la faute?

Qui d’entre nous ne prête pas sa voiture à un adolescent? L’ado, au milieu d’un apprentissage laborieux. Celui d’apprendre à conduire, apprentissage souvent trop banalisé. L’ado apprend bien malgré lui (ou elle), en route pour une journée de ski, qu’elle aurait dû ralentir sur la glace, par conséquent, $4,500 de dommage sur une voiture de $10,000 (valeur résiduelle). « Oh, mais se n’est pas de sa faute, la municipalité aurais du éprendre plus d'abrasifs afin de décroitre l’accumulation de glace! » Rétorque une mère beaucoup plus soucieuse de protéger son enfant que de son éducation.

Pourquoi la protéger de la sorte? Je ne sais pas.

L’autre ado en visite à Québec se stationne sur une rue qui lui est complètement inconnue. Elle demande à une des passagères, présument amie et supposément familière avec le quartier, si le stationnement est permis sur cette rue? Elle lui répond, dans l’erreur, que oui. Résultat! Ticket de stationnement ($53.00). « Oh, mais se n’est pas de sa faute, l’amie en question n’aurait pas du l’induire en erreur compte tenu quel vivait dans se quartier et qu’elle aurait du connaitre les règles de stationnement! » Rétorque encore une fois un parent soucieux de protéger son adolescent d’une responsabilité quelle conque. Hein?

MAIS À QUI EST LA FAUTE À QUI DANS CE CAS?

Oh! C’est ici que je mets les pieds dans la s’ti de merde…!
Pourquoi? Parce que j’ai une opinion. Je me sens souvent comme celui qui n’a pas les compétences requises pour éduquer un enfant tout simplement parce que je n’en ai pas, par conséquent aucune expérience requise pour émettre une opinion quelle conque.

« Chose que je sais par exemple, comme contribuable, j’ai la compétence pour botter le cul à qui conque me « SCANDALISE », et malheureusement, au train où nous allons dans l’éducation de nos enfants, lorsqu’ils deviendront nos dirigeants, je risque de botter le cul de gens que j’aime beaucoup. »

Dans mes livres à moi, si je te donne une responsabilité, aussi important que de te permettre l’utilisation de ma voiture (peu importe quelle voiture?) c’est parce que je crois que l’individu ou l’ado est assez matures, adultes et imputables pour comprendre que le Code de la route et les conditions routières font parties des responsabilités incluses à l’entente.

Si par une malencontreuse histoire accident y a-t-il ou ticket y a-t-il, je croix sincèrement que mon rôle d’éducateur est de renforcer l’importance de nos responsabilités et notre imputabilité, envers les gens qui nous font confiance, plutôt que de protéger « l’adulte à en devenir », à l’insu d’une éducation qui s’avérera cruciale dans son futur immédiat.

Une chose est sûre, est que de pousser la responsabilité dans la cour de ton voisin, la cour du gars qui repend l’abrasif au village, ou dans la cour de ta meilleure amie, ne résout pas le problème.

Par contre plus que tout, les gens que j’aime méritent que je leur transmette les valeurs fondamentales importantes auxquelles je crois. Passer à côté de celle-ci, comme celle de savoir prendre ses responsabilités, serait un bien plus grand scandale que celui des « commandites » ou de « Shannon », parce que je crois sincèrement que je manquerais à ma responsabilité de leur enseigner une valeur importante comme celle de l’IMPUTABILITÉ.

Le mon’oncle qui essais de contribuer à un monde meilleur!

2 commentaires:

  1. Et la matante approuve ! Je ne prétends pas être une mère parfaite. Mais je suis la première à tenir le miroir dans la face de mes enfants quand ils font une connerie ! Regarde-TOI ! regarde ce que TU as fait ! Ne blâme pas Pierre-Jean-Jacques pour tes actes manqués. Qui tenait le volant et avait le pied sur l'accélérateur ? C'est TOI ! Qui n'a pas pris la peine de bien regarder les affiches pour le stationnement ? C'est TOI ! À l'âge de 14 ans, mon fils a traversé un tunnel pour piéton SUR sa bicyclette et s'est fait prendre. Résultat, 50 $ d'amende. Il a fait le mort, croyant que je n'en saurais rien. Qui, crois-tu, a reçu le billet par la poste ? Ben oui... pas lui, car il était mineur. Mais qui a payé 10 $ par semaine, pendant 5 semaines, pris à même son allocation, pour rembourser sa mère ? Hehe...

    Mes enfants, je les défends quand la cause mérite que je le fasse. Mais quand il ont tort ou sont coupables, ils doivent assumer les conséquences de leurs choix et de leurs actes. Alors ton billet ne m'offusque pas, il me réjouit :-). Il y a au moins une personne ici-bas qui pense comme moi.

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  2. @Lionne
    Comme le texte le dit, j’ai dû sortir mon crayon de diplomate et faire très attention sur le style littéraire, de peur de blesser des gens que j’aime beaucoup. Malgré les émotions je sentais le besoin de m’exprime sur le sujet, ce que j’ai fait. Je lance mon chapeau à tous les parents qui doivent exercer ce rôle tous les jours. Ce n’est pas la p’tite job, ça prend la vocation pour être un parent responsable.

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Oui oui, c’est un secret!