Il ne m’aura fallu que quelques heures pour finalement rendre les armes, le beau Pierre Olivier, le très séduisant garçon de table à l’auberge Radisson n’est pas disponible. La chanceuse travaille à la Caisse Populaire du village.
Inutile de faire le tour du village en Cadillac rose pour trouver un village gai à Radisson, on me confirme qu’il n’y en a pas, un peu surpris? Mais voilà! Par contre, on me glisse à l’oreille qu’il y a beaucoup de jardins secrets. Ah oui?
Eh bien! Puis on me confirme que la population du village oscille à 300 habitants avec un ratio de « 200 requins pour 40 proies », comme le disait si bien Patrice Lagacé dans son article.
Moi ça me rassure. Me voilà parti butiner!
Dès que je suis arrivé, c’est le sourire des résidants permanents qui retient mon attention.
Sérieusement, c’est de leur sourire dont je veux vous parler. Je ne sais pas si l’éloignement est la raison, mais je n’ai jamais été aussi bien reçu et d’aussi bonne manière. Ils ont de la conversation, ils sont tous prêts à vous renseigner, ou vous diriger dans la bonne direction. Puis maudit qu’il a des belles fesses dans ses pantalons de soie, mais ça, je vous l’avais déjà dit. He he he...
Le matin, très tôt, en direction pour le chantier je croise la gentille et jeune demoiselle à la réception de l’auberge. Audrée, oui celle-là même qui maintenant remplace le dépressif, Maltais, à la direction de la radio locale le CIAU 103.1 FM du village (voir l’article de Lagacé). Audrée occupe aussi le poste à la réception de l'auberge question d’en avoir pour son argent. Elle me confie qu’elle est en amour avec un mécano d’Air inuit. La chanceuse elle aussi!
Moi, pas vraiment très réveiller, je suis un peu sur le radar, mais voila quel m’annonce qu’elle est privilégiée parce qu’elle reçoit son Mc Do par Air inuit. « La sauce à part et dans sa boite originale » prend-elle soin de spécifier. « Oui oui… tu la demandes à part puis quand ça arrive icit tu le mets 2:22 minute au four micro-onde puis ça goute pareille. » Double chance, au dépanneur ils ont reçu la Guinness en canne aussi! Wow!
Qui aurait pensé qu’un jour que manger du Mac Donald ou boire de la Guinness serait un événement?
Et moi c’est ça que je retiens. Ces gens-là ont la couenne dure et je les admire, c’est tout!
En direction vers le kilomètre zéro, je vous rassure en vous disant que je ne trouve pas Radisson si déprimant. Il suffit d’être capable de se libérer et de s’abandonner à un mode de vie très différent, mais aussi très particulier.
Selon moi, le plus difficile est d’être capable de vivre avec soi même, mais aussi d’être capable de faire face à une réalité, notre fragilité!
« Au font tout le monde comprend que la vie n’est qu’un privilège, à Radisson ou bien on fait partie de ceux qui ne s’en doutent pas ou bien on est un de ceux qui la rendent si incroyable! »
Merci Audrée!
Le kilomètre zéro est là où tout a commencé!
La madame…
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